I. Idem, p
marquise de Montperroux, femme séparée de biens de Louis-François de Damas, comte de Thianges et d'Anlezy. Cette dame ayant émigré et son émigration ayant été constatée à Paris, lieu de sa résidence, le 24 août 1792, ses biens ont été vendus nationalement. C*est un M. Mathieu qui devint acquéreur du château ; le propriétaire actuel est M. Sornay.
A onze heures et demie, trente-deux convives auxquels s'étaient joints MM. du Chambon et Diry père et fils se trouvaient réunis à Grury, à Thôtel Dutroncy, de modeste apparence, mais où nous attendait un excellent déjeuner qui fut très apprécié d'ailleurs. Immédiatement après, nous nous rendions à Paulin, où la silhouette de vieux château féodal se détachait très pittoresquement, à travers bois, sur un ciel, ce jour-là sans nuages. De Tétang de Montperroux, situé au bas et dont les eaux calmes reflétaient le coteau, ce petit coin était charmant.
De Tantique manoir construit en granité du pays, il ne reste que des tours démantelées, un rempart et une chapelle en ruines, un chemin de ronde et des débris de murailles, avec des ouvertures étroites aux embrasures peintes en diverses couleurs pour simuler la taille. On pénétrait dans ce château fort par la tour carrée qui est à TEst. La descente de la herse y est encore très visible. De la tour du Nord on aperçoit le petit village de Grury, dans son vallon peu mouvementé, puis Montperroux et, au loin, le mont Beuvray.
L'histoire de Paulin serait à faire, ainsi que celle de Montperroux, et ce travail, qui ne manquerait pas d'intérêt, serait facilité par les nombreux terriers de ces deux seigneuries, conservés aux archives départementales de Saône-et-Loire, mais ce n'est ni de notre compétence, ni dans nos attributions. Il y a eu peu de chose publié, croyons-nous, sur ces deux châteaux. On sait cependant
qu'en 1285 celui de Faolin appartenait à Régnant de Luzy, chevalier ^ En 1343, « Hugonin de Blenos, » mineur sous la tutelle de Guillaume de Thianges, « sires de Usselles, » le tenait en fief de Jean de Châteauvillain, seigneur de Luzy.
Le 18 novembre 1642, Hector de Montenard reprit ce fief.
Le 17 novembre 1672, il passa à Noël-Éléonor de Damas, palatin de Dyo, marquis de Montperroux qui a réuni les deux terres.
Sous la conduite de M. du Chambon, nous allons visiter son exploitation de Fluorine au Grôt-Blanc. Les premiers travaux de recherches de ce gisement remontent à environ quarante-cinq ans; ils consistaient en un puits d'une vingtaine de mètres de profondeur, et une galerie de recou^* page pour sortir plus facilement le minerai qu'on envoyait, nous dit-on, à Gueugnon où il était lavé, puis conduit au canal. Ce mode de transport très coûteux augmentait sensiblement le prix de revient; d'autre part, ce spath-fluor criblé de veinules de quartz était très inférieur comme qualité à ceux d'autres provenances, notamment à celui de la Petite- Verrière.
Enfin, le filon était peu important, son épaisseur variant entre soixante centimètres et un mètre. Ces conditions défavorables firent abandonner l'exploitation au bout de peu de temps. Elle fut reprise l'année dernière, par M. du Chambon qui, à défaut d'un minéral utilisable pour l'industrie, pensait trouver des blocs se prêtant au polissage, et dont la belle teinte violette alternant avec les veinules de quartz jaspoîde aurait été assurément d'un très heureux effet décoratif.
Les affleurements de fluorine du Crôt-Blanc, visibles sur la pente Nord de la montagne, sont parallèles à ceux de pyromorphite que M. Marlot nous montre au retour, à