Chiffres empruntés à l'ouvrage cité de M. Perrod
2. M. Bruneau, Le& débuts de ta Révolution dans le Cher et l'Indre, p. 369. G. Arnaud, La Révolution dans l'Ariège, p. 219.
riage des prêtres en France particulièrement depuis 1789^. 11 y a lieu d'y revenir. Quelques monographies, trop rares et trop succinctes, ont été consacrées aux « curés rouges' », c'est le nom que les contemporains donnaient aux constitutionnels défroqués, qui devinrent les prêtres de la Raison, de l'Être suprême ou de la ïhéophilanthropie et dont beaucoup furent les premiers à prêcher les doctrines socialistes. Le sujet offre un grand intérêt, si l'on songe que ce sont des prêtres qui, la plupart du temps, ont dirigé le mouvement révolutionnaire ou qui l'ont propagé dans les masses ^
Grâce à M. Gazier, qui a analysé le registre de la Société civile de Notre-Dame de Paris, le fonctionnement des sociétés civiles, qui firent vivre le culte constitutionnel sous le régime de la séparation, est un peu mieux connu que le fonctionnement des sociétés similaires formées par l'es catholiques romains, mais combien leur étude laisse encore à désirer !
C'est à peine si les historiens ont fait attention à l'explosion de mysticisme dont s'accompagna la formation de l'église constitutionnelle. Personne que je sache n'a analysé Y éirdiuge Jourîial prophétique de Pontard*, évèque constitutionnel de la Dordogne et protecteur avec dom Gerle de la pro-