Mémoires de La Revellière, t. 1, p
cret qui mettait hors la loi les chefs de tout rassemblement illégal. Mais il donne dans ses Mémoires^ (p. 273) une autre raison de son indifférence à l'œuvre de la commission des Onze: « J'étais peu disposé, dit-il, à m'associer à la construction d'un édifice qui me paraissait bâti sur le sable, quand il n'avail'pas la religion pourfondement^ Néanmoins, pour ne pas témoigner de mépris -envers ceux qui m'avaient honoré de leurs suffrages, je me rendis à mon poste, où je fournis peu du mien avec des collègues pleins de talents et de capacités. Pour cette œuvre essentielle, je n'eus que l'idée d'un jury constitutionnel. Après avoir proposé cette institution, je n'y donnai pas de suite... »'
S'il travailla peu à la commission de la Constitution, en revanche il était fort occupé au Comité de législation, dont il fut souvent rapporteur. C'est ainsi qu'il proposait, le 24 floréal, au nom de ce Comité, un projet de décret sur le régime des prisons% qu'il apportait à la tribune, le 13 prairial, un long acte d'accusation contre Dartigoeyte et Sergent, qu'il faisait décréter d'arrestation \
S'étourdissant de son mieux de ses épouvantes, Durand de Maillane gagnait de jour en jour la con-
1. Sur la question de l'authenticité de ces Mémoires, voir plus loin, p. 84.
t. U avait défendu des idées analogues dans son opinion sur les fêtes décadaires, mais il est permis de douter que ce fût la véritable raison de son abstention.