‹ Contributions à l'histoire religieuse de la révolution françaiseChapitre 4 sur 116 · IJ PREFACE · texte numérisé non relu

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blementpris part, avec un enthousiasme religieux, aux fêles patriotiques, aux cérémonies des cultes divers, culte de la Raison, culte de l'Etre suprême, culte décadaire, que les révolutionnaires avaient espéré substituer au catholicisme, et il s'était indigné quand Napoléon,. après avoir mis à TEglise la muselière dorée du Concordat, en avait fait une des gardiennes de Tordre nouveau, un des instruments de sa police et de son administration.

La religion, les sentiments religieux ont joué un très grand rôle dans la Révolution française. Les historiens n'ont d'ordinaire tenu compte que de la lutte engagée entre le clergé catholique réfractaire et la Révolution, pour la déplorer et y voir une des principales causes, sinon la principale, des discordes civiles qui ont amené la Terreur, puis la chute de la République. Edgar Quinet a même reproché aux hommes de la Révolution leur indifférence et leur inintelligence à Tégard des problèmes religieux et paru regretter qu'ils n'eussent pas tenté de substituer le protestantisme au catholicisme comme religion du nouveau régime. On n'a jamais étudié ces problèmes dans leur ensemble; on ne les a examinés que d'une manière partielle ou partiale.

Ce sera le mérite de M. Malhiez d'avoir entrepris une étude méthodique de l'histoire religieuse de là Révolution et d'avoir en même temps, si je puis dire, envisagé la Révolution comme phénomène religieux.

Michelet sentait bien ce caractère religieux de la Révolution quand il écrivait en 1868: « La Révolution n'adopta aucune église. Pourquoi ? C'est

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