‹ Contributions à l'histoire religieuse de la révolution françaiseChapitre 45 sur 116 · Discours de Vadier à la séance du 9 thermidor · texte numérisé non relu

Discours de Vadier à la séance du 9 thermidor

L'AFFAIRE CATHERINE THEOT Ï09

semaines de détention, elle fut transférée dans un hôpital, d'où on la laissa sortir en 1782, quand on la jugea à peu près guérie.

La Révolution réveilla son mal endormi. Voyant dans les événements la preuve de la vérité de ses prophéties, Catherine reprit ses réunions chez une de ses amies, la veuve (iodefroy, avec laquelle elle habitait, d'abord dans la rue des Rosiers au Marais, puis près du Panthéon, dans la rue Contrescarpe.

Ces réunions, assez nombreuses, provoquèrent, après le 10 Août, la vigilance de Chaumette, le procureur de la Commune et le futur apôtre du culte de la Raison. Le 13 janvier 1793, à quatre heure de relevée, trois inspecteurs de police, agissant en vertu d'un ordre de la Commune, opéraient ,une perquisition chez Catherine Théot et emportaient une liasse de papiers et de mémoires, qui furent soumis à l'examen de Chaumette.

« Je t'envoie, — écrivait à ce dernier le policier Arbeltier, — je t'envoie sept pièces curieuses de la citoyenne Théo (^sic). prétendue prophétesse. Si tu as la patience d'en lire quelques lignes, tu jugeras à quel point le fanatisme fait déraisonner. Ce n'est rien de lire les rêves de la mystique et folle Théo, il faut voir cette fille de Dieu le père, il faut lui parler, et alors la pitié est tout ce qu'elle inspire. Elle serait certainement dangereuse, si elle n'était douce et calme dans sa folie. Va la voir et, si tu rends à la raison cette fille éternelle de Dieu, âgée de soixante-dix ans, je croirai aux miracles ^ »

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