‹ Contributions à l'histoire religieuse de la révolution françaiseChapitre 47 sur 116 · Sénart, Mémoires, p · texte numérisé non relu

Sénart, Mémoires, p

il6 HISTOIRE RELIGIEUSE DE LA REVOLUTION

vêtus en habits de campagnard, tant hommes que femmes ; qu'on lui apporte aussi des enfants nouveau-nés et qu'il vient aussi beaucoup de femmes et jeunes gens de Tun et l'autre sexe et de différents âges* ». Dom Gerle confirma cette déposition. Les militaires étaient attirés par la promesse de l'immortalité corporelle qui leur permettrait de braver les balles, les malades venaient parce qu'ils étaient malades, les campagnards parce qu'ils étaient crédules, et les jeunes gens parce qu'ils étaient amoureux. Il y avait aussi des névrosées, comme cette Rose Raffet, qui ne pouvait se rassasier des baisers de la mère de Dieu^ et qui écrivait à don Gerle ces étranges billets, dont Vadier donnera lecture, au milieu des rires, à la tribune de la Convention :

1" « Gerle, cher fils Gerle, chéri de Dieu»

digne amour du Seigneur. Le Ciel, en vous formant, fit la douceur même. C'est dans le firmament, où vous jouirez du bien suprême digne d'envie du plus brillant monarque, c'est sur votre tête, sur ce front paisible que doit être posé le diadème digne de votre candeur. Vivez à jamais, cher frère, dans les cœurs de vos deux petites sœurs. Le ciel vous fit immortel. Ah ! que ses dé-crets sont justes et que votre récompense sera glo-

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