Arch. nat. T
3. Voir la Grande Encyclopédie et l'introduction aux Mémoires sur le 10 août. Nous y ferons de fréquents emprunts.
4. Il dit lui-môme que c'est la persécution des prêtres et des moines, sous lesquels il faisait ses études, qui l'a forcé à choisir
trouve à Nevers, où il suit les leçons d'anatomie d'un chirurgien militaire. Il avait vingt ans*.
L'année suivante, il est à Moulins, oii il étudie avec fureur, dira-t-il lui-même^, la botanique et les sciences naturelles. Cette fureur, toute momentanée, ne Tempêchait pas de s'occuper de littérature, car il fréquentait déjà probablement le Logopanthée de Moulins, sorte d'académie savante, pour laquelle il écrivit en deux volumes restés manuscrits un Traité de la poésie en général^. Pourquoi, disant adieu à la botanique et à la poésie, prit-il, un an après (en 1785), un passeport pour Portau-Prince et fit-il le voyage de Marseille pour s'embarquer? Il nous dira plus tard qu'à sa fureur de connaître la nature s'était jointe celle d'étudier les « monuments de l'antiquité », et qu'il voulait aller, non pas à Port-au-Prince, comme l'indique son passeport, mais en Egypte. Pourquoi revint-il à Nevers, oii il resta jusqu'à la Révolution, sauf quelques voyages à Moulins, à Paris et sur les côtes de TOcéan? Il s'est contenté de nous apprendre qu'il ne put s'embarquer.
Dans les quatre années qui précèdent 1789, on le voit promener son activité brouillonne sur les sujets les plus variés, aussi incapable de fixer sa curiosité que désireux de la tenir en éveil. « Toujours occupé de plantes et de livres », il .est, en
l'état de mousse et à s'éloigner longtemps des foyers paternels. (Adresse à ses concitoyens, Moniteur du 25 mai 1793.)