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LA FRANG-MACONNERIE EN L'AN VII ET EN L'AN IX

Les documents que nous publions ci-dessous confirment cette opinion.

Avant de rouvrir leur temple, les francs-maçons de Reims chargent Fun des leurs, le citoyen Gienauth, négociant, d'obtenir une autorisation en forme du ministre de la police générale. Fouché consulte sur leur demande le commissaire du Directoire près le département. Voici sa lettre, conservée aux Archives de la Marne :

Paris, le 3 fructidor an VII.

Le ministre de la Police générale de la République au commissaire près le département de la Marne à Châlons.

Le citoyen Gienauth, négociant à Reims, m'invite, citoyen, à lui faire savoir si la Société des francs-maçons, existant dans cette commune depuis plus de cinquante ans^ et dont les assemblées n'ont cessé que par suite des événements de la Révolution, peut se réunir de nouveau.

Avant de répondre à cette demande, il est essentiel que je connaisse les principes politiques des individus qui composent cette société et les causes qui ont amené la dissolution. Il importe également que je sache si, par quelque acte de dévouement à la cause de la liberté, cette Société adonné des gages à la Révolution, et si la moralité de ses membres peut offrir au gouvernement une garantie suffisante. Vous prendrez des renseignements à ce sujet et m'en ferez passer le résultat, avec votre avis et celui de l'administration centrale.

Salut et fraternité.

Fouché.

Il faut croire que Tavis du commissaire central et du département de la Marne fut favorable, car Tautorisation sollicitée fut accordée.

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