Lu serments pendant la Révolution, p
taient joyeux à la querelle qui se faisait de jour en jour plus âpre et plus personnelle. Les insinuations môme n'y furent pas épargnées.
Qu'on en juge : « Je crois, écrivait Maury à Emery lui-même, le 13 mars 1793, s'il m'est permis de dire tout ce que je pense sur la défection des nouveaux asse?*mentés, je crois qu'en se rassurant sur la pureté de ses iittentions, on cherche des prétextes de relâchement, sans s'avouer à soi-même les véritables motifs de sa faiblesse. On se flatte, peut-être avec raison, de faire du bien en France; on est secrètement attaché à sa fortune, à ses amis, à l'espoir de conserver son état, au séjour de Paris et de son pays. On est las de combattre, on désespère d'un plus heureux avenir. On est accablé de chagrin et de découragement. On n'examine pas si on ne se sacrifie pas soi-même par tous ces sophismes qui semblent tendre à la plus grande gloire de Dieu, etc.. * »
Pour clore le débat, Maury invoqua l'autorité du Saint-Siège. Dans une lettre adressée aux évêques français réfugiés à Fribourg (Suisse), il affirma que Pie VI avait été très douloureusement ému en apprenant la conduite des soumissionnaires : « Les seconds jureurs sont regardés à Rome comme des pécheurs publics ^ » Le pape, disait-il encore, en mars 1793, préparait un bref pour condamner le serment de liberté et d'égalité. La condamnation allait paraître. Il était chargé, lui, Maury, avec l'évêque de Vence, d'amasser « les matériaux