‹ Contributions à l'histoire religieuse de la révolution françaiseChapitre 86 sur 116 · Cité par Delarc, II · texte numérisé non relu

Cité par Delarc, II

propres à la confection de ce bref qu'ils présenteraient sous peu à Pie VI* ».

Maury avait- il exagéré pour les besoins de la cause ou le pape changea-t-il d'avis, toujours est-il que le bref en question ne parut jamais. Il n'est pas douteux cependant que si le pape n'a pas condamné le serment d'une façon positive, il ait désapprouvé ceux qui l'avaient souscrit. Dans une réponse à une consultation sur l'obligation de rétracter le serment de liberté et d'égalité ^ Rome déclara que « ceux qui l'avaient prêté devaient aviser à leur conscience, parce que dans le doute on ne doit pas jurer, mais que le Saint-Siège n'ayant point prononcé lui-même, aucune loi ne les obligeait à se rétracter' ».

Les soumissionnaires ainsi blâmés ne s'entêtèrent pas dans la résistance. Dès avril 1793, Emery déclara qu'il était prêt à reconnaître son erreur : « J'ai fait dire à Sa Sainteté que la distinction du pape qui parle ex cathedra et du pape qui parle comme personne particulière n'était par rapport à moi d'aucun usage et que je ne soutiendrais

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