‹ Contributions a la chirurgieChapitre 125 sur 198 · SU1V · texte numérisé non relu

SU1V

Le procédé suivant a été indiqué dans la nouvelle édition de Médecine opératoire de Sabatier(l), avec les additions de Sanson e Bégin, comme appartenant à Dupuytren : « Une incision, longue l de trois pouces, était faite en avant le long du tibia; une autre » incision semblable était pratiquée en arrière, et une section „ circulaire, réunissant les extrémités de ces deux divisions, ache- „ vait de former deux lambeaux qu'un aide relevait, et qui, après » que les os étaient sciés, devaient être ramenés et réunis sur le

j> moignon. » . , , .

Ce n'est point là un procédé particulier. J'ai dit plus haut en quoi ce procédé différait de celui de Ravaton, et combien la différence était minime. " , . , „ *

Un mode opératoire, qui se rattache aussi à celui de Ravaton, est, comme on l'a vu, celui du baron Larrey qui, après avoir pratiqué l'amputation selon la méthode circulaire, fait une incision en avant et une en arrière, de manière à avoir deux lambeaux

1 cite F3.UX

On sait que M. Larrey a proposé de faire l'amputation entre les condyles, ou mieux dans l'épaisseur des condyles du tibia, au niveau de la tubérosité tibiale, que l'on ne doit point dépasser, afin de respecter l'attache du ligament rotulien. D'après Carngues, chirurgien-major des armées de l'Empire, qui fit, en 1806, une dissertation sur ce mode d'amputation, il ne faudrait pas craindre de dépasser le niveau de la tubérosité tibiale, opinion réfutée avec avantage par Larrey, qui insiste pour qu'on se tienne au niveau de la limité indiquée. . .

Larrey enlève, en outre, la tête du péroné, et ne laisse ainsi, dans le moignon, que la partie supérieure du Ubia. Comme procédé de nécessité, lorsque les lésions s'élèvent trop haut pour qu'on puisse pratiquer l'opération dans le lieu ordinaire, le procédé de Larrey est excellent, en ce qu'il fait éviter l'amputation de la cuisse. C'est pendant la campagne d'Egypte que Larrey le mit en pratique pour la première fois (2).

Tous les chirurgiens ont observé que très-souvent, à la suite de l'amputation de la jambe, la peau se gangrenait sur le tibia. Pour éviter cet inconvénient, Blandin propose, quand la peau a été divisée circulairement, de la relever et de la disséquer sans la

(1) Sabatler, De la médecine opératoire, nouvelle édition publiée par Bcgin et Sanson, t. IV, p. 623.

(2) Larrey, Clin, chirurg., 1. 111, p. 657.

séparer de l'aponévrose» de manière que les vaisseaux qui vont de Tune à l'autre soient conservés (leçons orales).

Lenoir (1) a publié une modification de la méthode circulaire dans l'amputation de la jambe au-dessus des malléoles. Voici en quoi elle consiste : l'incision circulaire des téguments ayant été faite jusqu'au plan aponévrotique exclusivement, et environ à un pouce et demi au-dessous du lien où les os seront sciés, le chirurgien pratique une incision longue d'un pouce et demi, qu'il abaisse perpendiculairement sur la première, le long de la face interne du tibia. Saisissant alors, l'un après l'autre, les deux angles de la peau qui résultent de la réunion de ces incisions, il forme avec eux deux petits lambeaux antérieurs qu'il renverse sur leur base; il obtient ainsi une sorte de manchette fendue en avant, et, quand les petits lambeaux sont renversés, la plaie est à peu près ovalaire. Les muscles sont divisés en deux temps • les superficiels, selon la ligne oblique de la manchette renverséeles profonds, tout à fait transversalement. Il faut attendre pour juger ce procédé, qu'il ait été suffisamment expérimenté, si'toutelois les praticiens jugent à propos de l'employer (2).

(1) Archives générales de médecine de juillet 1840 p 259

n„!lDeHPUi,S rannf 1841 0n a Vanté 4 Plusieurs re*™'es les 'a^es de l'am. putabon de la jambe au-dessus des malléoles, et l'on en a multiplié les procédas Nous n avons jama1S pratiqué cette opération, dont les inconvénients ZI nom breux Les pomts d'appni sont l'ischion et un peu les condyles du tibia il cicT

1 uSit^TT11, t0Uj°UrS t6ndUe' k marChC "énible> * - comprel "s l ut Lté de cette longue jambe qui pend sans soutien dans l'appareil. Il es bon

tificiels do Zo n • Incontestablc supériorité sur les membres ar-

eiels, dont le pomt d'appui est à l'ischion. (Note de l'auteur, 1868.) .

SËDILLOT.

n. — il

Page 1