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RÉSECTION DU GENOU

blanche du genou gauche, arrivée à un degré assez avancé pour nécessiter l'amputation de la cuisse ou la résection de l'articulation; cependant sur les instances du malade, nous essayons des onctions huileuses, avec couche superposée de coton et immobilité absolue. Le membre est soutenu à l'aide de coussins.

Aucune amélioration .

Le (5 mai, cautérisations ponctuées.

Le 7, léger soulagement. Le malade peut dormir.

Vers le 25 mai, les douleurs reparaissent plus intenses, sans qu'on puisse trouver le motif de cette aggravation. Mouvement fébrile, pouls à 100, peau chaude et halitueuse. Exacerbation le soir.

Le malade est triste, abattu. La fièvre se répète tous les soirs. Le genou devient de plus en plus douloureux. La jambe s'œdématie et la cuisse s'infiltre davantage.

Vers le 12 juin, la fièvre diminue; les douleurs dans le genou sont encore fréquentes.

Vers la fin du mois, la fièvre reparaît. Tous les soirs, le pouls est à 1 00 et 112. Les douleurs sont intenses, et surviennent par accès fréquents. Cuisse et jambe fortement infiltrées. Peu d'appétit. Constipation. Eau de Sedlitz.

Le 5 juillet, traitement général mercuriel (pilules d'onguent napolitain à prendre chaque soir). Aucune amélioration.

Parmi les médecins qui suivent habituellement le service, les uns penchent vers l'amputation de la cuisse, les autres seraient d'avis de pratiquer la résection du genou.

La résection conserverait le membre et aurait, sous ce rapport, une incontestable supériorité; aussi, dans des conditions de danger égal ou même supérieur, mériterait-elle d'être préférée, mais il faudrait qu'elle présentât des chances suffisantes de guérison. C'est particulièrement dans le jeune âge que la résection du genou réussit. La rénovation des tissus et le travail de la consolidation par ankylose se font avec plus de facilité. Les réactions sont moins fortes, les accidents généraux plus rares, les contractions musculaires moins énergiques, et le chirurgien parvient beaucoup plus aisément à immobiliser et à maintenir le fémur et le tibia en rapports immédiats. Le malade actuel est très-musclé et trèsirritable, peu habitué à maîtriser ses mouvements, peu capable de conserver longtemps la même position. Comment l'immobilité du membre serait-elle possible? On pourrait sans doute enlever la rotule et paralyser ainsi le muscle triceps crural; annihiler l'action des autres muscles par des sections ténotomiques ou des divisions directes au moment de la résection, puisque ces muscles resteront sans utilité en raison de l'ankylose qui s'établira, mais le malade éenappera-ui aux chances périlleuses d'une suppuration très-prolongée pendant la reconst.tuhon d'un tissu osseux intermédiaire? On ne saurait se dissimuler que ces chances sont plus graves encore que celles d'une fracture du fémur, avec large plaie communiquant aux os fracturés.

D'autres éléments du jugement ressortent de l'état du genou. La maladie remonte a quatre ans, et ses progrès ont été considérables dans ces derniers temps. Peut-on assurer qu'il ne sera pas nécessaire d'enlever une longue portion aes os de la eusse et de la jambe, et si l'on arrive à diviser la diaphyse rémoralc aonl le d.ametre est très-étroit comparativement à celui des condyles, pourra-

SÉD1LLOT.

il. — 15

22(J HÉSliCTlONS.

t0n conserver quelque espoir de guérison? Sans doute le membre inférieur resterait d'une grande utilité, malgré un raccourcissement considérable ; mais la plaie serait très-vaste et très-étendue, la mobilité presque impossible a prévenu- et le

cal nouirait-il se solidifier.

L'amputation de la cuisse échappe à la plupart de ces lâcheuses éventualité». I e chirurgien est sûr d'enlever tous les tissus affectés ; la guenson est plus rup.de, le traitement plus simple, les difficultés de la cure moindres, les et le danger comparativement faibles. Ces motifs sont décisifs et intérêt malade, le seul que nous ayons à consulter, nous paraît rendre l'amputa^

^LelTiuillet, le malade, porté à la salle des conférences, est chloroformisé par M. Elscr. M. le médecin-major G. Sarazin fait la compression de 1 artère fémoraie Uii aide soutient le membre malade.

Un lambeau vaste antérieur formé par une incision de dehors en dedans circuit plus de la moitié de la circonférence du membre et atteint le sommet

deU^conde incision transversale complète la plaie à la face postérieure de la

flambeau antérieur est disséqué sur une faible étendue puis nouscoupons les chairs profondes obliquement ^ ^ amputations circulaires, jusqu'au point ou 1 on se propo

(méthode mixte). centimètres au-dessus de l'interligné

Le lambeau relevé, l'os est scie a 12 centimètres

^^ture est placée sur l'artère fémorale ; trois autres vaisseaux plus p,

8tnC— d'onguent digestif est placé sur Vextrémitédel'os et laisse au centre du moignon, dont il dépasse les bords ; le ambeaux ^ au-de deux côtés du lambeau sont fixés par quelques p ointe de ^^LJmM enduit de digestif recouvre tout le moignon, dont la base est légère

par une bande roulée. Uc obgerYati0n.

L'anatomie pathologique du genou était le grand

En voici la description :

Les téguments sont fortement infiltrés et engorges. La capsule articulaire et les ligaments sont gonfles, tres-durs et

sr»ss^»-WA — "

de façon que l*os se trouve a nu. antérieur de

Le condyle interne présente la même altération dc ,a „n0.

surface. Ses deux tiers postérieurs sont — p* ~^nt Q

viale, d'une couleur rouge intense. En détachant ce g ^

^abondantes qu'elles se touchent les ^ f Moitié postf

couche continue, on trouve du condyle, 1

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