‹ Contributions a la chirurgieChapitre 167 sur 198 · AU 101'LAS 1 IK KACIAI.K · texte numérisé non relu

AU 101'LAS 1 IK KACIAI.K

ttc I;i lato. Nous laisserons la parole à notre colloque, qui pré- Si h la la malade à la Société de médecine de Strasbourg et raconta l'opération, que nous avions entreprise, dans les ternies suivants (l).

Obskuvatios. — Perle de l'œil droit et d'une portion afes OS de ta pommette et du maxillaire supérieur. Renversement dans la cavité de l'orbite et par enroulement sur elle-même de lu paupière in férieurc. Large communication de l'orbite avec les fosses nasales et l'arriéré- bouche. Restauration aulôpluslique. Guérison. — La fille Atténuait, âgée de douze ans, a été alteinle, il j a sft ans, d'une carie Scrofuleuse de l'a pommette el du maxillaire supérieur du côté droit. L'affection avait commencé par les os; le côté droit de la lace, pendant plusieurs années, itvail été le siège d'une tuméfaction considérable; plus lard, des abcès se firent jour daus l'orbite et à la partie supérieure de la l'ace; l'œil s'est ulcéré et vidé; des fistules se sont établies, donnant passage à du pus et à des esquilles. È'os'd'c la pommette el une partie du maxillaire supérieur se sont nécrosés; on a dû enlever, par une opération chirurgicale, plusieurs fragments d'os. Celle fille, traitée |t diverses reprises a l'hôpital, a été soumise à l'emploi des moyens habituellenien I ordonnes contre une affection de ce genre. Les progrès de la carie se sont arrêtés, les ulcères sont cicatrisés; mais la partie supérieure de la l'ace était détruite du Eùté droit; la difformité était affreuse, je craignais bien qu'elle ne lut irrémédiable, lorsque je présentais celte pauvre malade à noire collègue, M. sédillol.

Voici quel était l'étal de la lésion : la moitié droite de la l'ace du haul de l'or- |itc jusqu'à l'arcade dentaire supérieure offrait une large ouverture, au fond de laquelle on voyait la cloison des fosses nasales et l'arrièrc-bouclie; l'œil et la pommelle manquaient. Le bord supérieur de celle ouverture était formé par le rebord supérieur de l'orbite, contre le sommet duquel la paupière supérieure s'élait repliée obliquement; le bord inférieur élait constitué par la peau de la joue renversée dans la cavité, à la suite de la paupière inférieure; le bord interne élait limite par la peau repliée en dedans, le long de l'apophyse montante du maxillaire supérieur; au bord externe se li'ouvaient une partie de la paupière supérieure el la peau prolongée contre la brandie montante de la mai hoire intérieure.

I.a voùle palatine était, largement perforée du côlé droit; celle ouverture, qui fcuvail admettre trois doigts, provenait de la destruction de l'os maxillaire supérieur dans sa portion orffltttirc et nasale. L'œil, atrophie el réduit à un moignon d'un petit volume, était suspendu à la partie supérieure de 1U cavité formée palette vaste perle de substance. La paupière inférieure avait disparu, tirée et retenue en arrière par des adhérences cicatricielles. On n'eu voyait aucune trace extérieure, mais en portant le doigt dans l'excavation orbilaire, on la retrouvait inclinée en dedans, en arrière el en bas. Sur le milieu de cette paupière existait une cicatrice linéaire et verticale qui la séparait en deux moitiés. L'opération a été pratiquée le 31 mars 1860.

Une incision, descendant de l'orbite, a été étendue le long de l'apophyse mon-

(1) Société de médecine tic Strasbourg, 12 avril 1860, et Gazette médicale, mai 1860.

SÉDILLOT. 1It 38

ce

5flâ ANAl'LASTIL.

lante du inatiUairq supérieur jusqu'au niveau de L'aile du uez. Cette incision verticale portail sur une ancienne cicatrice dont une partie a été excisée pour ne pas •Klmcttrc de tissu inodulairc dans la nouvelle plaie, dans La crainte de uuin réunion immédiate et de produire une callosité difforme. Au bord externe de l'iacision on tailla un large lambeau triangulaire, tonné par la paupière inférieure rl par une partie de lu peau de la joue. Ce lambeau, dieséqut el séparé desaduérenées qui le retenaient au rond .le la cavité orbilaire, a été amené en dehors, 1 1 0„ :l pu y retrouver les éléments de la paupière inférieure avant encore ion carlilage et son bord libre garni de cils.

I a dissection du bord interne de la plaie a été plus facile; elle lut portée jusqu'au tendon droit du muscle orbiculairc de la paupière inférieure. H dcvml xl racile de relever, d'étendre la paupière intérieure et ,1e lui rendre sa direcl.on et

sa forme. ... ■,■

Restait à assujettir ce voile membraneux, qui n'était soutenu par aucun cl ment sous-jaccnl', le rebord intérieur et le plancher de l'orbite avant etc détruits. Deux avivements furent pratiqués en dedans du bord libre des deux paupier, avec la précaution de ne blesser ni les bulbes des cils, ni le cartilage; I- deux paupières affrontées par ces surfaces sanglantes, les cils renverses régulièrement ,„ dehors et le contact maintenu par quatre points de suture a anses. D autres sutures du même genre réunirent la plaie verticale.

^ Celte opération avait pour résultat de fermer complètement 1 énorme ouverture que présentait le côté droit de la face, de reconstituer la joue et les deux paupières qui restaient accolées avec la forme régulière d'un un. naturellement

'Ts* ûls des sutures lurent retirés le quatrième jour, la reunion immédiate avait eu lieu; l'enfant était guéri. Aujourd'hui, 17 mai, la cicatrice est soude, la peUle lillc a été ramenée à l'hospice des orphelins, où elle est élevée

Cette opération eut pour avantage de déliv rer cette jeune bile d une aure , diffo mité qui faisait d'elle un objet de dégoût et qui l'ohligeart a couvrir U» ou, d'un bandeau l'énorme trou présenté par le cote droit de la face La la j e ou erture par laquelle les corps étrangers pouvaient pénétrer jusqu au oud U bouche est aujourd'hui fermée. La face a repris un aspe restaurée les paupières sont réunies et garnies de leurs cils. Ou peut s up, ue cet toi une X a seulement perdu l'œil d'un cote el qu'elle ferme les pau-

arties molles, sans plan osseux sous-jacent on a ^/^J^^ placer un œil artiEciel sur le moignon suspendu dans 1 orb.le. Ce u ull air Lblc est une nouvelle preuve de la puissance de la clururg.e restauratucc laquelle notre collègue a fait faire tant de progrès.

II. - De l'application de l'autoplastie au traitement des cica-

trices vicieuses (!)•

Le mémoire du professeur Jobert (deLamballe) (2) sur l'appli

(1) GOZ. tnéd. de Strasbourg, 1856. Communication à L'Académie de sciences, séance du 10 mai 1856.

(2) Académie des sciences, séance du 10 mars lb.,0.

Page 1