AUTOPLASTIE DES CICATRICES VICIEUSES
cation de l'autoplastic aux brides cicatricielles nous a rappelé quelques faits de notre pratique pleinement confirmais des avantages de celle méthode.
Les procédés que nous avons adoptés, depuis plusieurs années, ne sont pas entièrement semblables à celui de notre confrère et nous signalerons particulièrement trois points sur lesquels nous ne saurions partager son opinion.
Ainsi, nous hésitons à admettre l'espèce de greffe du lambeau anaplaslique dans l'épaisseur du tissu cicatriciel telle que semblait l'indiquer Jobert.
Nous croyons inutile et fâcheuse la section du pédicule du lambeau.
Nous doutons enfin de la facilité de la réunion immédiate des lambeaux au tissu de la cicatrice.
Jobert avançait : « qu'au premier abord, on serait tenté de » croire qu'un lambeau transplanté au milieu du (issu cicatriciel » ne devrait pas y prendre racine. , Tel est, en effet, notre avis
La première condition de succès, pour le redressement des parl.es dont la forme et la mobilité sont compromises par la rétraction du t.ssu inodulaire, est la division complète de ce tissu jusqu'aux couches normales subjacentes. qui deviennent la base et le point d'appui du lambeau.
Si toute l'épaisseur du tissu inodulaire n'est pas intéressée, les difformités persistent invinciblement, et l'on reconnaît la nécessite, non-seulement de diviser la bride, mais encore de la séparer dans beaucoup de cas, par la dissection, des tissus sains plus prolondement situés.
C'est une corde inextensible que l'on sectionne, et il faut la couper en totalité, si l'on veut en faire disparaître les effets. Nous remarquerons, en outre, que la réunion du lambeau au seul issu modulaire, si elle était obtenue, présenterait de bien faibles éléments de vascularilé, cl que l'on aurait certainement
redouter la gangrène du lambeau après la section du pédicule.
i>ous concluons de ces considérations que le lambeau anaplas- '"l"" doit être mis largement en rapport avec des tissus sains, e que c est le seul moyen de remédier aux difformités, de donner «ne hase suffisante au lambeau, dont l'allongement cl l'expansion deviennent possibles, et d'en assurer la vitalité.
Jobert était partisan de la section du pédicule du lambeau, et 11 en a exposé les avantages dans ce passage :
« Aucun changement appréciable ne s, manifeste avant la sec-
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» Lion du pédicule; mais, lorsqu'elle a été pratiquée, la bride » s'étale, la diilbrmilé disparaît, les tiraillements cessent, et la » partie inclinée se redresse et reprend son attitude. »
Il y a, dans cette citation textuelle, quelque obscurité qui mérite d'être éclaircie, car il paraît impossible que la section du pédicule ait l'influence signalée par Jobert.
En intercalant un lambeau de téguments sains entre les deux bords d'une cicatrice du cou, transversalement divisée, l'allongement du lambeau s'opère dans le sens vertical et ne saurait être empêché parle pédicule qui se trouve placé latéralement et en dehors de la sphère d'action de la cicatrice. Nous ne voyons donc pas d'avantage à inciser le pédicule du lambeau, et nous le conservons intact dans toutes nos opérations anaplasliques relevant des méthodes française et indienne.
Avec la précaution de faire partir de la perte de substance a combler le bord correspondant du lambeau, auquel on imprime une légère torsion de 25 degrés environ, pour l'amènera sa nouvelle situation, le pédicule est uni régulièrement à la plaie, et s'y confond tellement, qu'il n'est bientôt plus reconnaissais, et qu'il n'y a pas de motif de le diviser.
Celle manière d'agir abrège et simplifie l'opération, et en rend le succès plus assuré, puisqu'on n'a plus à redouter la gangrené du lambeau par suite de la section du pédicule, quelle que soil d'ailleurs la rareté de cet accident.
Enfin, et c'est là notre troisième point de dissidence, Joberl
"''«Que "la greffe animale se réunit aussi bien au tissu cicatriciel » divisé qu'aux autres tissus, et que c'est un fait remarquable que » ce travail ne donne lieu à aucun excès d'inflammation, et quil » se maintient dans de justes limites. »
Notre expérience est en désaccord absolu avec cette opinion, et nous avons toujours observé la fonte ulcérative de la plus g anTprotion du tissu inodulaire, au contact du lambeau, dans toutes nos anaplasties de ce genre. De là, pour nous, le précepte Té £ de Multiplier les points de suture et de n'en apphquer
ue le no-bre indispensable pour mai^P^^ temps, le lambeau étalé dans la plaie et en éviter le retrait et "élément spontanés. Une très-légère compression cen ; faite au moyen de linge ployés en plusieurs double, el hunpu dans l'eau froide, est aussi d'un utile secours.
L'ulcération des bords de la c.catrice nous parait tellement