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DIMENSIONS DE L'OS ILIAQUE

Pouces. Liyncs.

1° Du sommet de l'ischion au point le plus éloigné de la crête iliaque 6 5

2° Hauteur de la fosse iliaque interne mesurée du bord moyen du détroit supérieur au milieu de la crête iliaque 3 6

3° De l'épine iliaque antérieure et supérieure à l'articulation sacro-iliaque 3 7

4° De la sympbyse pubienne à l'épine ischiatique 3 6

5° Etendue de la crête iliaque, mesurée en ligne droite de l'épine iliaque antérieure et supérieure à l'épiue iliaque postérieure 5 »

6° Idem et en suivant son contour 8 9

7° Hauteur du trou ovalaire 1 »

8° Diamètre transversal du trou ovalaire 1 li

9° Hauteur de la paroi pubienne, mesurée de l'ischion à la portion du bord pubien antérieure, comprise entre l'épine pubienne et l'éminence ilio-pectinée 2 9

10° Du sommet de l'échancrure isebiatique à l'intervalle compris entre l'épine iliaque antérieure et inférieure et l'éminence ilio-pectinée 1 8

11" De l'épine ischiatique à l'épine iliaque inférieure, postérieure 2 4

12° De la sympbyse pubienne au sommet de l'épine iliaque antérieure et supérieure 4 9

13° De la symphyse pubienne à l'articulation sacro-iliaque, bord antérieur 4 „

14° De la sympbyse pubienne à l'épine iliaque supérieure et postérieure 5 4

15° Du sommet de la symphyse pubienne à la crête iliaque, prise au milieu de sa longueur G 1

La l'Ius grande profondeur de la cavité est d'environ sept lignes et demie. Celte profondeur n'esl que de quatre lignes vers le point qui manque d'un rebord osseux ihslmct et qui correspond au côté externe de la cavité cotyloïde.

L'ancienne cavité culvloïde est rélrécie, atrophiée cl triangulaire. En dedans, elle se continue avec Lo plan du trou ovalaire ; en dehors, elle se creuse et se prolonge en une espèce d'enfoncement, au-dessous de son contour, ^poinl où existe sa plus grande profondeur, sept lignes. Le diamètre transversal est d'un pouce trois lignes, le diamètre vertical d'un pouce.

La portion osseuse, qui forme une espèce de pont entre l'ancienne cavité et la nouvelle, est spongieuse, adipocircusc, molle, et se laisse facilement pénétrer parles instruments. La tète du fémur est fortement aplatie à son sommet, et ses rebords, au lieu de se perdre régulièrement sur le col de l'os, s'en écartent en s'aminc'issant, principalement en bas et en arrière, de manière à donner à la tête •fémorale quelque ressemblance avec un large champignon. Le cartilage diarthrodial manquait probablement en tout ou en partie, car la tête est érodée à sa surrace, et des couches osseuses, aplaties ou mamelonnées, la rendent inégale en avant et en arrière.

Le col du fémur, en se réunissant à l'os, forme un angle moins ouvert que dans l'état normal ; à sa surface on remarque deux saillies osseuses, paraissant comme superposées en avant et en arrière {stalactites).

On compte deux pouces du point le plus éloigné de la tête fémorale au sommet du grand trochanter; la hauteur et la largeur de la tète, qui est fortement aplatie, sont chacune d'un pouce dix lignes; l'épaisseur est en arrière de huit lignes; en avant, treize lignes ; en bas, sept lignes ; en haut, dix lignes.

Remarques. ~ Quel était le temps écoulé depuis que la luxation s'était opérée? Le préciser sera probablement toujours impossible, mais on arrivera, par une étude suivie, à des données plus approximatives, et nous pouvons déjà avancer que cette luxation datait d'un grand nombre d'années. La diminution de la cavité cotyloïde, la formation d'une nouvelle cavité aussi parfaite que celle qui s'était établie, la déformation de l'os iliaque, et celle encore plus frappante de l'extrémité supérieure du fémur, ne peuvent laisser aucun doute à ce sujet. Si les os de tout le membre eussent été conservés et qu'on les eût compares a ceux du membre sain, on aurait encore mieux jugé des altérations survenues et c'eût été une nouvelle occasion de confirmer la règle déjà exprimée par Hippocrate, que l'atrophie des membres s'opère principalement selon la circonférence, et est proportionnelle a la distance, c'est-à-dire qu'à la suite de la luxation du fémur, par exemple, l'atrophie porte d'abord sur l'extrémité supérieure de l'os, puis plus à sa partie moyenne qu'à son extrémité intérieure, et moins encore sur le pied que sur la jambe. Règle dont nous avons toujours constaté l'exactitude, et qui devra prendre place parmi celles qui contribueront à résoudre cette question . Depuis combien de temps ^accident existe- t-il?

Quoique les os seuls aient été conservés, nous pouvons cepen-

dant affirmer que la luxation ne reconnaissait pas pour cause une trop grande laxité de l'appareil ligamenteux; dans ce cas, en effet, nous ne trouverions pas une nouvelle cavité aussi complète et comme moulée sur la tête du fémur; celle-ci, au lieu d'être érodée et parsemée de concrétions osseuses, n'eût pas perdu son cartilage diarthrodial, et par suite son ligament rond, qui n'existaient évidemment pas. C'était donc une luxation accidentelle ou une luxation spontanée, et j'avoue que les signes différentiels de ces deux dernières affections sont loin d'être encore certains.

Lobstein a dit, il est vrai, que dans les luxations accidentelles, la tête de l'os conserve son cartilage, mais j'ai eu l'occasion de m'assurer déjà plusieurs fois positivement du contraire; et, dernièrement encore, sur un homme mort dans le service de Velpeau, des suites d'une amputation de jambe, nous avons pu disséquer une luxation de l'épaule, déterminée par une chute vingt ans auparavant, et nous avons trouvé les os dénudés et frottant directement l'un contre l'autre sans intermédiaire de cartilage. Nous ne pouvions former aucun doute sur la cause assignée à cette luxation, car le malade était entré à plusieurs reprises dans les détails les mieux circonstanciés sur son accident, et nos observations avaient été d'autant plus exactes que nous prévoyions sa mort. Il faut donc renoncer à ce signe, auquel Lobstein aura peut-être été conduit par la théorie, car il est indubitable que dans les luxations spontanées avec carie de la tête fémorale, le cartilage articulaire disparaît. Malheureusement pour notre diagnostic, des luxations spontanées ont lieu sans carie ni lésions profondes .de l'articulation, et la luxation opérée quelquefois assez rapidement, les accidents cessent, et le malade est estropié le reste de sa vie. Puisque, d'une part, il est établi que le cartilage peut disparaître dans des luxations accidentelles, et que. d'autre part, il n'est pas démontré qu'il ait cessé d'exister dans toutes les luxations spontanées, nous devons donc nous' défier de ce caractère et ne lui accorder qu'une valeur secondaire. Toutefois il serait bon de revenir un peu sur l'histoire de ces luxations spontanées, car il est vraiment difficile de les admettre indépendantes de lésions articulaires considérables. Il faut de si grandes forces pour luxer la cuisse sur un cadavre, et on rompt si .souvent les muscles environnants et le ligament rond sans entamer la capsule et produire le déplacement, qu'il semble inconcevable qu une luxation se fasse spontanément, sans violence et sans ai- Tédillot05 m ligaments" 0n 1U une fouIe d'exemples de

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