EAU
CO actifs et des groupes méthoxyles OCH3. Elle fournit du furfurol à la distillation chlorhydrique : c’est donc une oxycellulose.
yest composée de substances ayant une grande resemblance d'aspect avec la véritable cellulose, mais elle se résoud facilement en hydrates de carbone simples sous l’action hydrolytique des enzymes, des acides ou des alcalis dilués. Cette cellulose peut se confondre avec les « hémicelluloses ».
2° METHODE DE PREPARATIONS
Elles sont extrêmement nombreuses. Schulze et Henneberg (83) ont proposé de faire digérer pendant plusieurs jours la substance à analyser avec un mélange KCIOS et HNOS-Hoffmeister (84) emploie l’acide chlorhydrique et CIO®K. H, Muller (85) l’eau de brôme à saturation. Cross et Bevan (85) ont beaucoup travaillé sur la question des celluloses. Ils ont proposé deux méthodes : l’une par chloration, que nous verrons en détail, l’autre en employant l’acide azotique dilué. Konig (87) fait digérer la substance ligneuse dans la glycérine et Jacide sulfurique (d — 1,23) et Schwalbe (88) la soumet à l’action des oxydes de l'azote.
Zeïizel (89) se sert de lacide nitrique dilué et du permanganale ide potassium. Büdhler (90) du phénol, Schmidt (91) du peroxyde de chlore.
Ces méthodes ont été critiquées et la conclusion est qu’elles ne donnent aucun résultat concordant.
Certaines laissent intactes les hémicelluloses, d’autres les suppriment plus complètement. A heure actuelle, la méthode de chloration de Cross et Bevan modifiée par Renker (92) est adoptée comme « stamdard » par le « Forest Products Laboratory » des Etats-Unis. Aussi l’avons-nous employée pour l’analyse du pin maritime, afin d’avoir des résultats comparables.
— Sl — 1° Mode opératoire.
2 grammes de copeaux (nous avons employé du bois râpé mécaniquement) sont placés dans un creuset de Gooch et extrait au Soxhlet 3 à 4 heures par un mélange en parties égales d’alcool et de benzol. Le fond du creuset de Gooch est recouvert d'étoffe de coton cousue soigneusement par les trous à l’aide d’un cordonnet également en coton (1). On lave à l’eau chaude à l’aide d’une pompe à vide, La pâte mécanique est transvasée dans un bécher de 250 cc. à l’aide d’une petite spatule et après avoir été répartie sur le fond, on la soumet à un lent courant de chlore lavé pendant vingt minutes. Le tube d'arrivée doit être à 1 cm. au-dessus du bois.
Après chloration, on ajoute quelques centimètres cubes d’une solution de SO? et on jette le tout dans le creuset de Gooch. On lave à l’eau, puis on place le creuset dans un petit bécher et l’on recouvre juste les fibres avec une solution de sulfite de sodium à 2 %. On place le tout au bain-marie à 100° en ayant soin d'éviter la concentration de la solution de sulfite. Après 15 minutes de séjour au bainmarie, on extrait la solution de sulfite et on renouvelle l’opération pendant 15 autres minutes.
Ce traitement est insuffisant pour séparer toute la Jignine et le traitement au chlore, ainsi que le processus qui le suit doit être répété jusqu’à ce que les fibres soient d’un blanc uniforme.
Nous avons obtenu de bons résultats en utilisant des périodes de chloration su: cessives de 20, 15, 10, 5 minutes. Lorsque toute la matière incrustante a (té extraite, les fibres reçoivent un blanchiment final avec une solution de permanganate à 0,1 % — 10 cc. suffisent — et sont décolorées par une solution de SO?2. On les lave soigneusement à l’eau chaude, à l'acide acétique, à l'alcool, puis finale-
(1) Le creuset en alundon est évidemment plus pratique,