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belt (1), etc., sabrent, suivant leur habitude, toutes les espèces pour n’en admettre qu’une seule. Pfeiffer, dans les suites de Martini etChemnitz, confond toutes ces différentes formes et donne des figurations tellement fantaisistes qu'il est bien difficile d'y reconnaître n'importe quelle coquille. Quant aux Suisses, leur malacologie, hélas! est encore à faire. Depuis le beau travail de Jean de Charpentier (2), qui cite les Helix cælata et H. montana de Studer avec ses deux variétés, H. circinata et minor, il n’a été publié que quelques monographies locales(3), très sobres en études critiques et où nous n'avons trouvé aucune indication susceptible d'être prise en utile considération.
Pour terminer cette révision historique, nous devons citer les écrits de M. S. Clessin, qui ont jeté un peu de lumière sur la question. En 1874, cet auteur publia un très intéressant mémoire (4), dans lequel il établit cinq espèces distinctes : 1° l’Helix rufescens de Pennant, à qui il donna pour synonyme l'Helix striolata de C. Pfeiffer; 2° l'Helix clandestina de Hartmann; 3° l'Helix Danubialis, espèce nouvelle représentant l'Helix clandestina de Born, différent de celui de Hartmann; 4° l’Helix montana de Studer, décrit et figuré sous ce nom par C. Pfeiffer, et sous celui de H. circinata (pars) par Rossmässler; 5° enfin, avec un point de doute, l'Helixz cælata de Studer. Ces différentes formes sont figurées dans une planche par dessins aux traits un peu sommaires.
Malheureusement, deux années plus tard, M. S. Clessin revient sur cette première manière de voir (5) et n’admet plus que deux seules espèces, le Fruticicola cælata de Studer et le F. rufescens de Pennant. Cette dernière espèce comprend cinq variétés : var. clandestina, Hartmann ; Danubialis, Clessin; montana, Studer; subcarinata, Clessin; et Putonii, Clessin. Dans cette nouvelle classification, l’Helix striolata de
(1) Wilh. Kobelt, 1871. Catalog der im europüischen Faunengebiet lebenden Binnenconchylien, 1 vol. in-12. Cassel, p. 10.— 4881. Catalog der im europäischen Faunengebiet lebenden Binnen-Conchylien, 1 vol. in-8, Kassel, p. 21, — Fauna der Nassauischen Mollushken, 1 vol. in-8, p. 113, pl. I, fig. 81.
(2) Jean de Charpentier, 1835. Catalogue des Mollusques terrestres et fluviatiles de la Suisse, 1 br. in-#, Neuchâtel, p. 11, pl. 1, fig. 13 à 14.
(3) Dans un récent catalogue publié en 1884 par M. le D’ Théophile Studer, petit-fils de Samuel Studer, sous letitre : Die Mollusken der nächsten Umgebung von Bern (lirage à part des Mittheilungen der naturforschenden Gesellschaft in Bern), l'auteur se borne à citer les Helix cælata, et H. rufescens, var. clandeslina.
(4) S. Clessin, 1874. Die Gruppe Fraticicola, Held, des Genus Helix L., in Jahrbucher deutsch. malakozoolog. Gesellsch., 1, p.178, pl. VII (tirage à part, 1 br. in-8, 48 p., I pl.)
(5) S. Clessin, 1876. Deutsche Excursions-Mollusken-Fauna, 4 vol. In-12, Nürnberg, p. 415. — 1884, 2° édit., p. 156. — 1887. Die Mollusken-Fauna, Oesterreich-Ungarns und der Schweiz, À vol. in-12. Nürnberg, p. 129,
C. Pfeiffer est synonyme de l’Helix rufescens type ; les var. Danubialis et subcarinata ne font pas partie de notre faune ; il ne nous reste donc que les var. montana et Putonü dont nous parlerons plus loin.
Les différentes formes qui constituent ce groupe n'ont pas toujours été maintenues dans le genre Helix. C’est ainsi, par exemple, que Beck, en 1837, fait rentrer dans son genre Bradybæna les Helix rufescens, cælata et circinata (1). A la même époque, Held (2) classe dans ses Fruticicola les Helix cælata et circinata, dénomination générique qu’admettra plus tard M. S. Clessin (3), pour toutes les espèces de ce groupe. Hartmann, en 1844, parle des Trichia circinata clandestina (4). Leach admet dans son genre T'heba (5) l'Helix rufescens. Enfin M. le D' Jousseaume fait rentrer cette dernière espèce dans le genre Hygromia (6). La plupart de ces coupes étant un peu arbitraires et ne paraissant pas encore suffisamment admises, nous n'avons pas cru devoir en faire usage, et nous avons maintenu toutes nos espèces dans le vieux genre Helix (7). Mais comme il est aujourd’hui bien difficile de savoir exactement quelles sont les formes que Beck, Held ou Leach avaient voulu désigner, nous avons été souvent fort embarrassé lorsqu'il s'est agit d'établir des synonymies complètes; nous nous sommes donc borné à indiquer uniquement les désignations pour lesquelles nous avions quelque certitude.
En présence d’une si grande divergence dans la manière de voir des naturalistes, il importait de rechercher l'expression aussi exacte que possible de la vérité, et de voir notamment si dans ce mode de groupement spécifique, aujourd'hui adopté par la plupart des auteurs, 1l n’y avait pas quelque étrange abus d’une simplification intempestive. Telle est l'idée qui a présidé à nos recherches. La tâche était sans doute ingrate et difticile, Reprendre tous les textes anciens, chacun dans leur langue, pour
(1) Bradybaena, Beck, 1837. Index Molluscorum præsentis ævi, Musæi principis augustissimi Christiani Frederici, in-4k. Hafnia : — Bradybæna cælata, p. 20; Br. rufescens, p. 21; Br, circinala, p. 20.
(2) Fruticicola, Held, 1837 : Aufzahlung der in Bayern lebenden Moilusken, in Isis von Oken, in-8 : — Fruticicola circinata, p. 914; l, cælata, p. 914.
(3) S. Clessin, 4876. Deutsche Excursions-Mollusken-Fauna, p. 104. — 1884. 2e édit., p. 138 : — Fruticicola cælata, p. 154; F. rufescens, p. 153.
(4) Trichia, Hartmann, 1844. Syst. Gaster. Schweiz : — Trichia circinnata, clandestina, p.125.
(5) Theba, Leach, Mss., in Risso, 1826. JZist. nat. Eur. méridionale, IV, p. 73. — Beck 1837, Index Moll., p. 10. — Theba rufescens, Leach, 4852. Moll. syn., p. 70.
(6) Hygronomia, Risso, 1826. Hist. nal. eur. mérid., AV, p. 66. — Jousscaume, 1877. In Bull, soc. zool. France, p. 22 : — Hygromya rufescens, 1878, p. 452.
(7) Helix, Linné, 1758, Systema naturæ, édit. X, p. 768 el 767.
ET à
les confronter et les comparer; rapprocher les différentes figurations données çà et là dans les iconographies ; rechercher avec le plus grand soin les formes originales qui avaient pu servir de prototype aux auteurs, telle était évidemment la seule marche à suivre.
Il y a déjà quelques années, le regretté professeur, M. Mousson, de Zurich, nous avait procuré de bons types de la Suisse et de l'Allemagne ; M. le professeur Th. Studer, de Berne, sur la demande qui lui en fut faite par M. de Loriol, de Genève, a bien voulu mettre à notre disposition les
. échantillons originaux provenant de la collection de Samuel Studer, son grand-père. M.S. Clessin, d'Ochsenfurth, nous a gracieusement envoyé les échantillons qui lui ont servi pour écrire son mémoire sur lamême question.
M. Ponsonby, de Londres, nous a adressé quelques bons types de l’Angleterre, pour compléter ceux que nous tenions déjà de Gwyn Jeffreys. M. le D' Servain, d'Angers, nous a communiqué le fruit de ses récoltes en Suisse et dans le Jura. Enfin notre savant ami, M. Bourguignat, avec
. son inépuisable complaisance, a bien voulu nous confier la totalité des échantillons appartenant à ce groupe et qu'il possédait dans sa richissime collection ; nous y avons retrouvé plusieurs types originaux de provenance des plus authentiques.
L'ensemble de ces échantillons, joints à ceux que nouspossédions déjà dans notre collection personnelle ou dans celles de quelques-uns de nos amis de la région, a formé une somme considérable, puisqu'elle repré sente plus de huit cent cinquante sujets, mais que nous considérons
. comme absolument indispensable lorsque l’on veut étudier avec fruit un groupe aussi polymorphe. Qu'il nous soit permis d'adresser à tous ces bienveillants et généreux collaborateurs nos remerciements les plus sin cères pour l’utile et précieux concours qu’ils ont bien voulu nous offrir.
— Un mot encore avant de terminer. Nous allons, comme on va le vor, détacher de l’Helix rufescens plusieurs formes qui en avaient été indûment rapprochées. Déjà, comme nous l'avons dit, M.S. Clessin avait proposé une sorte de réhabilitation pour plusieurs de ces coquilles; mais il s'est borné à les envisager, pour la plupart, comme de simples variétés. Que notre savant collègue d'Ochsenfurth nous pardonne de ne pas être complètement d'accord avec lui sur ce sujet. Pour nous, les Helix rufescens, H. striolata, IH. montana, HU. cælata, H. clandestina, elc., constituent non pas seulement des variétés d’une forme donnée, mais bien de bonnes et belles espèces absolument distinctes entre elles.
Si l’on veut être logique, si l’on veut apporter à l’étude de la malacologie un peu de cette homogénéité spécifique qui si souvent lui fait défaut, il faut forcément admettre qu'il existe entre chacune de ces espèces, telles que nous allons les rétablir, au moins autant de différence qu’entre les Helix hispida, H. plebeia, I. liberta, H. concinna, H. sericea. etc., que personne pourlant n’a encore osé raltacher à un seul et même type. Entre ces dernières formes, comme entre les premières, 1l existe des caractères différentiels dans le galbe, l’enroulement de la spire, la forme et la grandeur de l’ombilic, le profil du dernier tour, l’allure de l'ouverture, tout aussi nettement accusée. Pourquoi dès lors vouloir accorder aux unes ce que l’on croit devoir refuser aux autres ?
Lyon, août 1888.
HELIX STRIOLATA, Carl Pfeiffer.
| Helix rufescens (pars, non Pennant), Montagu, 4803. Test. Brit., I, p. 444. — Dupuy, 1847. Hist. nat, moll., p. 194, pl. VIL, Üg. 44, a, b, c. — Forbes et Hanley, 1853. Brit. moll., AV, pl. CXVUH, fig. 7 et 10. — Sowerby, 1859. ZZZ. ind., pl. XXII, fig. 6. striolata, C. Pfeiller, 1828. Natwrg. Deutsch. Land- und Süsswass.-Moll., I, p. 28, pl. VI, fig. 8. — A. Locard, 1882. Prodr. malac, franç. (pars), p. 80. circinata, var. b, Rossmässler, 1835. Zconogr., 1, p. 63, pl. I, fig. 12, a. — 1838. Loc. cit., VII, p. 1; pl. XXXI, fig. 493.
rufescens, var. major, L. Pfeiffer, 4848. Mon. Helic. viv., 1, p. 142. rufescens, 1881. L. Pfeifler, Æ1it., S. Clessin, p. 124. — 1838, Bouchard-Chantereaux. Catal. moll. terr. et fluv. Pas-de-Calais, p. 46. — rufescens, var. montana, Kobelt, 1882. Catal. Binnen-Conch., p. 241. D Aruticicola rufescens, S. Clessin, 1876. Deutsch. Excurs.-Moll.-Fauna, p. 117, fig. 64, — 188%. 2° édit., p. 115, fig. 85.
Hygromia rufescens, Jousseaume, 1878. Jn Bull. Soc. £oo!. France, p. 152, pl. I, fig. 25, 26.
Historique. — Sous le nom d’Helix rufescens, les auteurs anglais,
comme nous le discuterons en étudiant cette espèce, ont confondu deux
. formes bien distinctes, l’une plus ou moins conique, appelée Helix rufes-
. cens,pour la première fois, par Pennant, en 1777; l’autre, beaucoup plus …— comprimée, désignée en 1828, par Carl Pfeiffer, sous le nom d’Helix
striolata.
En créant son espèce, Carl Pfeiffer ne fit aucune allusion aux formes
. d'Angleterre; il eut uniquement en vue untype provenant des jardins en 5 q ype p ]
… plaine, aux environs d’'Heidelberg, dans le grand-duché de Bade, et
ainsi caractérisé : « Testa ai den essa, umbilicata, corneo -fusca, … striata ; ovato-semilunari ; labro simplici, » Pour toute synonymie, et en- — core avec un point de doute, il indique l’Helix corrugata et IH. glandes- … tina (sic), Hartmann (1). Dans sa description, l’auteur revient sur cette
forme aplatie « niedergedr ückt », et dont la spire est composée de cinq
… tours et demi, peu élevés, à croissance lente. La figure qui accompagne
(1) Hartmaan, 1821. Jn Neue Alpina, p. 236,
le texte répond très bien à la description. L’Helix slriolata est donc, comme on le voit, une forme essentiellement déprimée.
Nous avons reçu, il y a quelques années, du D'Mousson, et nous avons observé, soit dans la collection de M. Bourguignat, soit dans celle de Jean de Charpentier au musée de Lausanne, en Suisse, des échantillons provenant tous d'Heidelberg, et qui répondent absolument à la diagnose et à la figuration de Carl Pfeiffer. Remarquons en passant que, cinq pages plus loin, le même auteur décrit, sous le nom d’Helix montana Studer,une autre forme qui vit également aux environs d’Heidelberg, mais qui est absolument différente. Il faut donc en conclure que Carl Pfeiffer a parfaitement su distinguer et spécifier deux formes de même provenance, appartenant à ce même groupe.
Rossmässler, à deux reprises différentes, s’est occupé de l’Helix striolata de G. Pfeiffer. En 1835, il le décrit sous le nom d’Helix circinnata Studer, et figure à cette occasion deux formes distinctes, l’une assez grande et déprimée, l’autre plus petite et plus globuleuse. La plus grande (fig. 6) est pour lui l’'Helix montana de Studer, à laquelle il rapporte l’Helix striolata de C. Pfeiffer. Un peu plus tard, en 1838, il affirme que l'Helix plebeia de Draparnaud (1) n’est autre chose que l’Helix circinala, et sous ce même nom d'Helix circinata, var. b, il donne deux nouvelles figurations, peu différentes mais plus soignées que les premières. Dans cette dernière représentation, la var. b, qui par conséquent répond à l’Helix striolata de C. Pfeiffer, paraît encore relativement plus déprimée dans son ensemble, et avec un ombilic un peu plus grand que dans les premiers dessins de 1835. Nous sommes véritablement surpris de voir ainsi en défaut Rossmässler, dont le coup d'œil est pourtant d'ordinaire si exact.
Ludovic Pfeiffer (2), en 1848, réunit, comme nous l'avons vu, toutes les formes connues et plus ou moins affines de ce groupe, à l’Helix rufescens, de Pennant. Toutefois, il admet pour ce type deux variétés : l’une, 8, minor, qui serait l’Helix cælata de Studer, l’autre, y, major, depressior, saturatius rufu, latius umbilicata (diam. maj. 14; min., 12 1/2; alt., 7mill. Spec. Heidelberg). C’est à cette dernière variété qu'il rattache les
(4) Helix plebeium, Draparnaud, 4805. Hist. Moll., p. 105, pl. VIS, fig. 5, — Dans sa descriplion, Draparnaud dit : « Le dernier tour est un peu caréné el marqué d’une bande blanchâtre. » Cette indication, très exacte du reste, a induit en erreur beaucoup de naturalistes qui en ont conclu que l'Heli& circinata, comme son nom l'indique, devait avoir une bande blanchätre et devait se confondre avec l'XJelix plebeium.
(2) L. Pfeiffer, 1848. Monogr. helic. viventiuwm, 1, p. 441.
. Helix montana de Studer et H. striolata de C. Pfeiffer, malgré toute leur . incontestable dissemblance. Cette déplorable erreur a étéégalementsuivie . par Kreglenger (1)et par le D° Kobelt (2), qui fait de l'Helix striolata une + var. montana de l'Helix rufescens. Enfin, dans l'édition du Nomenclator - de 1881, publié par les soins de M.S. Clessin, l’Helix striolata n’est plus - qu'un simple synonyme de l'Helix rufescens.
“A en juger d’après la figuration, puisque le texte ne comporte aucune — description, nous aurions à rattacher à notre synonymie l'Helixæ montana - où A. circinata de Studer et Ferussac, indiqué par Jean de Charpentier, … dans son Catalogue des Mollusques de la Suisse. La figure 15 serait le . véritable Helixz montana de Studer, tandis que la figure 16 répond assez bien à l'Helix striolata de CG. Pfeiffer. Cependant dans la collection de Jean de Charpentier, conservée au musée de Lausanne en Suisse, nous n'avons vu de véritable Helix cælata que les échantillons provenant d'Hei- …delberg et inscrits sous le nom d’Helix rufescens. Le véritable Helix strio- … lata ne nous paraît pas habiter la Suisse où il est remplacé par d’autres … formes voisines mais certainement différentes.
M. S. Clessin, dans les deux éditions de ses Deutsche Excursions- … Molusken-Fauna, a donné, pour l’Helix cælata de Studer, des figurations … qui nous semblent avoir beaucoup plus d’analogie avec l'Helix striolata … de Carl Pfeiffer qu'avec n'importe quelle autre espèce de ce groupe. Comme nous le démontrerons plus loin, le véritable Helix cœælata n’a pas un grand ombilic, et s’il est très déprimé en dessus, il a une ligne caré- …nale très supérieure et beaucoup moins prononcée. Enfin la taille même (le la coquille figurée est presque celle de l'Helix striolata, et non celle . de l'Helix cælata.
— EnFrance, Bouchard-Chantereaux est le premier auteur qui aitdonné une «bonne description de l’animal et de la coquille de l’Helix striolata, inscrit 1 dans son catalogue sous le nom d'Helix rufescens.L’Helir striolata, comme “nous avons pu nous en assurer, est une forme assez commune dans le … Boulonnais. Malheureusement la synonymie qu'il donne est inexacte. C’est dort, par exemple, qu'il citel’Helix Altenana de Kickx (3), espèce bien dif- “férente, que les auteurs sont d'accord pour rapporter à l'Helix strigella (4).
(1) Carl Kreglinger, 1870. Systematisches Verzeichniss der in Deutschland lebenden Binnen-Mollusken, p. 80.
— (2) Kobelt, 1881. Catal. Binnen-Conch., p. 241.
(8) Helix Altenana, Kickx, 1830. Synopsis mollusc, Brabantiæ, p. 23, pl. 1, fig. 4 et 5. (4) Heliæ strigella, Draparnaud, 4801. T'abl. moll,, p. ,81. — 1805. Hist. Moll,, p. 84, - pl. VII, fig. 1-2.
L'abbé Dupuy (1), sous le nom d'Helir rufescens, a réuni, comme Ludovic Pfeiffer, un grand nombre d'espèces dans sa synonymie, puisqu'elle ne renferme pas moins de treize dénominations spécifiques différentes. Pourtant il a eu certainement connaissance du véritable Helix striolata, puisque dans son atlas, il en donne une très bonne et très exacte figuration.
Enfin c’est à cette même espèce que nous rapporterons l'Hygromia rufescens de M. le Dr Jousseaume, très bien décrit dans sa faune malacologique des environs de Paris, et trouvé, quoique assez rarement, aux environs de la capitale.
DescriprTion (2). — Coquille de taille moyenne, d'un galbe général très déprimé, un peu plus développée en dessous qu’en dessus, légèrement convexe en dessus, assez bombée en dessous. — Test un peu mince, solide, semi-transparent, d’un corné pâle, un peu clair, passant parfois au roux peu foncé, parfois inégalement et irrégulièrement coloré, comme vaguement flammulé, devenant d’un blanc corné opaque, après la mort de l’animal, d’un aspect un peu terne, ordinairement un peu luisant en dessous ; stries longitudinales très fines, très serrées, assez régulières, un peu fluxueuses, presque aussi fortes en dessous qu’en dessus, s’atténuant seulement à la naissance de l'ombilic; dans le jeune âge quelques poils courts, très caducs. — Spire peu haute, faiblement acuminée vers le sommet, composée de six tours à croissance lente et régulière, devenant notablement plus rapide sur tout le dernier tour qui s’élargit un peu irrégulièrement tout à fait à son extrémité; profil des tours assez convexe; dernier tour peu haut, arrondi en dessus, assez renflé en dessous, orné d’une ligne carénale bien visible depuis sa naissance jusqu’à l'extrémité, ordinairement plus pâle que le fond de la coquille, et toujours très supérieure. — Insertion du bord supérieur de l'ouverture droite ou à peine tombante tout à fait à son extrémité, presque toujours suivant la ligne carénale ou un peu inférieure à elle sur une très petite longueur. — Sommet peu saillant, lisse, brillant, de même teinte que le reste de la coquille. —
(1) Dupuy, 1848. Histoire naturelle des Mollusques qui vivent en France, p. 196, pl. VIII fig. 41, a, b, c.
(2) Dans le cours de notre travail on pourra remarquer que nos descriptions ne sont pas absolument conformes, àla lettre mème, à celles qui ont été déjà données par les auteurs créateurs des espèces. Cela tient à ce que voulant rendre nos descriptions comparatives, nous avons dû,tout en ayant de bons types, et quelquefois mème les types des auteurs sous les yeux, établir une sorte d'équilibre entre les termes et les expressions employés, pour que leur valeur soit, avant tout, à la fois relative et comparative.
Suture assez profonde, bien accusée. — Ombilic assez grand, bien visible jusqu’au sommet, légèrement évasé à sa naissance, laissant voir facilement l’avant-dernier tour sur toute sa longueur et sur une largeur sensiblement égale, à l’origine, à un peu mains du quart du diamètre total ; les autres tours plus difficilement visibles. — Ouverture assez oblique, un peu ovalaire, sensiblement plus large que haute, à peine arrondie dans le haut ; presque exactement circulaire vers le bord extérieur, légèrement déprimée dans le bas, portant à l'intérieur et sur toute sa périphérie un mince bourrelet blanchâtre, à peine plus fort en bas qu’en haut, non visible extérieurement. — Péristome discontinu, mince, droit, à bords assez éloignés, mais convergents; bord supérieur presque droit et très court; bord columellaire court et légèrement réfléchi sur l'ombilic. — Épiphragme très mince, membraneux, opaque, d’un blanc clair, mat.
Dimensions. — Hauteur totale, 6 1/2 à 7 millimètres ; diamètre maximum {1 à 14 millimètres.
OgservaTiONs. — S'il fallait s’en tenir à l'interprétation stricte des dénominations spécifiques, nous serions obligé de reconnaitre que le nom de striolata conviendrait infiniment mieux à l’Helix cælata qu’à l’espèce que nous venons de décrire. En effet, chez l’Helix de Studer ces stries sont fortement burinées, irrégulières, bien accusées, tandis qu’au contraire sur le type de Carl Pfeiffer nous ne trouvons que des stries très fines, très régulières, visibles seulement à la loupe. Chez l’Helix cælata, les stries, suivant les milieux, s’accentuent encore davantage, ou diminuent de saillie ; chez l'Helix striolata de France, d'Angleterre ou d'Allemagne, elles semblent avoir toujours la même importance, la même régularité d’allure, la même profondeur. C’est là un des caractères marquants de celte espèce.
La ligne carénale est également bien accusée, quelles que soient les variations que l’on puisse observer dans le galbe, comme notamment une légère surélévation de la spire. Chez les individus faiblement colorés, elle se distingue à peine du reste du test; chez les formes dont la teinte passe au roux, elle est alors accusée par un étroit cordon blanchâtre qui la fait encore mieux ressortir.
On observe également, comme chez la plupart des espèces de ce groupe, quelques variations dans la forme de l'ouverture dont le profil est nécessairement intimement lié à l'allure du dernier tour; lorsque la coquille a une tendance à avoir sa spire un peu élevée, le dernier tour
est ordinairement moins comprimé, et partant, l'ouverture est moins ova-
laire; mais dans le type, tel que nous le voyons décrit, soit par Carl
Pfeiffer, soit par Bouchard-Chantereaux, l'ouverture est régulièrement ovalaire.
D'après ce que nous venons de voir, nous instituerons donc pour l'Helix striolata les var. elata, depressa, albida, fulva et flammea qui toutes se définissent suffisamment.
Hagirar. — L'Ilelix striolata vit généralement en plaine et à de faibles altitudes, dans le nord et l’est de la France; Bouchard-Chantereaux l’indique : dans les champs, sur le gazon, sur les buissons, sous les pierres; dans les jardins, sous les fraisiers ; dans les chantiers, sous les pièces de bois gisant sur le sol. Nous l’avons observé en dehors de la France : à Heidelberg, dans le duché de Bade; à Tubingen, dans le Wurtemberg ; aux environs de Dillenburg et d’Elberbach sur le Neckar; aux environs de Bristol, de Folkeston, et dans le Somersetshire, en Angleterre (1). En France nous l’avons reçu : de Valenciennes (2) et de Lille, dans le Nord (3); de Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais; des environs de Paris; des environs de Belfort (4); de Bar-sur-Seine, dans l’Aube; de la Perte du Rhône à Bellegarde, et du Colombier, dans l’Ain; de Salins, dans le Jura; etc. (5).
(4) L'Heliæ striolata doit très probablement se trouver en Belgique. C'est sans doute cette espèce qui a été désignée sous le nom d'Helix rufescens, par Malzine (Essai Belg., p. 73) e par Colbeau, 1859 {Matériaux pour la faune malacologique de la Belgique, p.8, n° 39).
(2) Probablement désignée par Hecart (Catalogue des coquilles terrestres et fluviatiles des environs de Valenciennes, p. 117), sous le nom de Heliæ plebeium, Drap.
(3) C’est l'Helix rufescens, Pennant, cité par le com. Morlet dans son Catalogue des Mollusques terrestres et fluviatiles des environs de Neuf-Brisach, Colmar et Belfort, p. 8.
(4) IL est également signalé par M. de Norguet (Catalogue des Mollusques terrestres et fluviatiles du département du Nord, 1873, p. 14) sous le nom d'Helix rufescens avec l'indication suivante : « Rare, sur les buissons et les plantes, indiqué Nord (Dupont), fortifications de Calais, jardins de Dunkerque (Normand) ».
(5) Nous devons classer à la suite de l’Xeliæ striolata une grande et belle coquille d’Angleterre que nous ne connaissons pas encore dans la faune francaise et qui figure dans la collection de M. Bourguignat sous le nom d’Xelix Manchesteriensis, Brgt.; nous en donnerons ici une description sommaire :
Coquille de taille assez forte, d’un galbe subdéprimé, à spire peu haute, un peu plus déveoppée en dessus qu'en dessous; test d’un corné clair, flammulè vaguement de teintes plus
roussâtres, orné de stries fines, rapprochées, assez régulières; six tours légèrement convexes, :
à croissance régulière, devenant plus rapide sur la dernière moitié du dernier tour, séparés par une suture peu profonde; dernier tour faiblement caréné sur la moitié de sa longueur, à partir de sa naissance, avec la carène médiane; ombilie assez grand, laissant voir plus ou moins facilement la totalité des tours; ouverture bien arrondie; péristome à peine réfléchi sur l’ombilic. — Haut. 8; diam. 44 millim.
Cette forme est intermédiaire entre l’Heliæ striolata et le véritable H, rufescens, sa taille.
ET Te SE SSP I SP VOS SO PR © ST PR
HELIX RUFESCENS, Pennant ({).
Helix rufescens, Pennant, 1777. British Zoology, IV, p. 416, pl. LXXXV, fig. 427. — Donovan, 4803. Nat. Hist. Brit. shells, N, pl. CLVIL, fig. 1. — Brown, 1837. Just. Conch., pl. XL, fig. 47 et 53; 14844. 2e édit., p. 66, pl. XVII, fig. 47 et 53. — Dupuy, 1848. Hist. Moll., p. 194 (pars), pl. VIII, Ag. 41, d, e. — Jeffreys, 1862. British Conch., 1, p- 196, pl. XII, fig. 1.
Theba rufescens, Leach, 14852. Moll. syn., p. 70.
Historique. — L'historique de l'Helix rufescens est assez singulier; sous ce nom on a confondu, comme nous allons le voir, deux formes absolument différentes ; l’une, le véritable Helix rufescens type, l’autre, lHelix striolata de Pleiffer, dont nous venons de nous occuper. Pour arriver à bien rétablir cet historique, nous serons obligé de passer en revue les principaux ouvrages relatifs à la malacologie anglaise.
L'Helixz rufescens est ainsi défini par Pennant : « Cochlea dulute rufes cens, aut subalbida, sinu ad umbilicum exiguo, circinato. — Sn. with four spires, and minutely umbilicated; the exterior spire subcarinated. Of a pale brownish red mottled with white. Inhabits woods. » Cette courte description, que nous traduisons par : « coquille composée de quatre tours de spire, étroitement ombiliquée; spire extérieure subcarénée; d’un rouge brun pâle, mélangé de blanc », est certainement peu explicite; cependant nous en retiendrons ce caractère important : « minutely umbilicated », à savoir que l’Helix rufescens est étroitement ombiliqué, tandis que chez l’Helix striolata, avec lequel on l’a si souvent confondu, cet ombilic est ainsi défini : « Nabel offen, die übrigen Umgänge des Gerwindes seigend », c'est-à-dire : ombilic ouvert, laissant voir les autres tours de la spire. Notons encore que Pennant classe son Helix rufescens dans le groupe des ventricose et non dans celui des depressed qui précède. Ces
est plus grande que celle de l’Heliæ striolata, sa spire plus haute, ses tours un peu plus convexes, le dernier tour moins caréné, avec la carène plus médiane, son ombilic un peu plus étroit; en revanche, elle est bien moins conique que l’Xelix rufescens, son dernier tour est plus nettement caréné, son ombilic plus grand, etc.
Hamrrar. — Manchester et Bristol, en Angleterre.
(l) Non Helix rufescens, Grateloup, 1839. In Actes soc. Linn. Bordeaux, t. XI, p. 408, pl. 1, fig. 3. — Ce nom de rufescens donné postérieurement à Pennant par le D' Crateloup à une espèce de Madagascar doit disparaitre de la nomenclature. — Quant à l'Xelix rufescens de Gmelin, 4789, Systema naturæ, édit. XIII, p. 3640, il représente uue coquille fluviatile et non un Helix.
deux données des plus nettes et des plus précises vont nous permettre de rétablir avec la plus grande exactitude le type de Pennant.
La figuration qui accompagne la description donnée par Pennant représente en effet une coquille étroitement ombiliquée, d’un galbe assez globuleux dans son ensemble, à spire un peu haute, légèrement carénée au dernier tour, conformément à la description, et par conséquent bien différente de la figuration donnée par Carl Pfeiffer, pour son Helix striolata.
Or, Pennant admet dans sa synonymie une forme déjà visée par Lister({), et la diagnose qu'il donne, diagnose que nous avons reproduite, est précisément celle de Lister. Mais Lister ajoute : « Est autem mediocris cochlea; in latitudine vero dimidiam unciam raro superat. — Ei color pallide admodum rufescens, aut subalbidens. — Figura compressa ; at paulo minus quam reliquis duodus infra describendis. — Ad umbilicum, ubi aperturæ limbus sinisterior reliquæ testæ adnectitur, est sinus quidam rotundus, imo circinatus exiguus.» Quant à la figuration qui accompagne cette description, assez complète pour l'époque où elle a été écrite, elle est absolument indéchiffrable et ne peut nous être d'aucune utilité pour éclairer la question. Mais comment faire concorder cette description d’une « figura compressa » avec le dessin donné par Pennant d'une coquille qui n’a absolument rien de comprimé ? Il faut forcément en conclure que Lister et Pennant ont envisagé, chacun de leur côté, deux formes différentes : Lister, l’Helix striolata ; Pennant, son véritable Helix rufescens, c'est-à-dire deux types bien distincts et qui tous deux vivent en Angleterre. Lister doit donc être effacé de la synonymie de Pennant. Et c’est précisément pour n’avoir pas su faire cette étude comparative des deux textes de Lister et de Pennant que nous avons trouvé, chez les malacologistes anglais, d'aussi singulières différences dans leurs descriptions du prétendu Helix rufescens. |
Da Costa (2), pour suivre un ordre chronologique dans cette étude historique, donne une longue description de l’Helix rufescens, dans laquelle il nous apprend que chez cette coquille « l'ombilic central est grand et très profond » et que « la clavicule (the Turban) est fort aplatie, car les quatre orbes sont simplement posés l’un sur l’autre, séparés par des stries ». La figure représentant une coquille vue en dessus et fort mal ombrée n’est d'aucun secours. En vérité, 1l est difficile de rapprocher cette
(1) Lister, 1678. Hist. anim. Angliæ, pl. IH, titulus XII, p. 125, (2, La Costa, 1778. Hist. nat, Test. Britanniæ, en anglais et en francais, p. 80, pl. IV, fig. 6.
description de celle de l'Helix rufescens de Pennant, tandis que l'on voit qu’elle convient parfaitement à l'Helix striolata, c'est-à-dire à la forme de Lister citée par da Costa dans sa synonymie.
Da Costa croit, en outre, devoir rapprocher l’Helix rufescens d'une forme déjà figurée par Gualtieri (1), avec cette mention : « Cochlea terrestris depressa, et umbilicata, ore ovali, umbilico majore, in quo anfractus spirarum in extima superficie acuminatarum observantur, mucrone tantillum elevato. » Est-ce bien l'Helix rufescens ? Nous en doutons fort; et ce n'est pas non plus l'Helix striolata, malgré les mots depressa et umbilicata. Il y a peu de chance pour que le premier médecin des Médicis, le savant professeur de Pavie, ait eu connaissance de cette pelite forme anglaise. Dans tous les cas, la coquille représentée a un ombilic tel qu'il conviendrait mieux à l'Helixz cœlomphala, que nous décrirons plus loin, qu'à n'importe quelle autre forme de ce mème groupe.
Montagu (2). dans son traité, devient encore plus explicite. Nous laisserons de côté la mauvaise figuration qu'il donne pour retenir de sa longue description les expressions « Shape in general considerably compressed » et «'ombilicus large and deep », qui s'appliquent évidemment à l'Helix striolata, et non pas à l’Helix rufescens type, malgré les correctifs qui indiquent les variations que le galbe de la coquille peut présenter.
Dans le bel atlas de Donovan (3), l’Helix rufescens est représenté par quatre dessins dont le galbe est assez élevé et l'ombilic assez étroit pour que nous puissions conclure à l'identité avec le type de Pennant, quoique dans sa synonymie, il renvoie à da Costa, à Lister et à Gualtieri, et qu'il ne cite pas Pennant, le créateur de l'espèce.
Maton et Rackett (4) ont réuni, sous le vocable d'Helix rufescens, plusieurs formes, ainsi qu'on peut en conclure par leur diagnose : « Spira nunc depressa, nunc convexior », qui s'applique aussi bien au type de Pennant qu’à celui de C. Pfeiffer. Ils ajoutent : « Umbilicus cylindricus perforatus usque ad apicem. » Or, le véritable Helix rufescens, pas plus
(1) Gualtiert, 1742. Index test. Conch., pl. II, fig. N. — C'est par erreur que da Costa indique la figure. M. Donovan qui fait la mème citation a rectifié celle erreur.
(2) Montagu, 1803. Testacen Britannica, AI, p. 420. — 1808. Supplément, p. 144. pl. XX1HH, fig. 2,
(3) Donovan, 1803. The Natural History of British shells, V, pl. CLVIT, Mg. 4.
(4) Maton and Rackett, 4807. A descriptive Catalogue of the British testacea, in Transaction of Linnean Society, 111, p. 196. — 1845. Chenu, in Bibliothèque conchyliologique, æ sér , 1, p. 214.
que l’Helix striolata, n’ont en réalité un ombilic cylindrique. Il y a donc évidemment une regrettable confusion chez ces savants auteurs.
John Fleming (1) paraît n’avoir connu que l’Helix striolata, puisque dans sa description, après avoir parlé de sa spire peu élevée « spire little elevated », il assigne à sa coquille un large ombilic « pillar cavity large ».
Dans l’atlas de Brown (2), nous trouvons enfin, pour la première fois, une bonne figuration appuyée d’une description précise. C’est, selon nous, un des dessins les plus exacts qui ait été donné du type de Pennant. Cette forme subdéprimée (subdepressed) est, comme on le voit, bien loin du type déprimé dont nous retrouvons chez d’autres auteurs des figurations aussi bien faites, mais incontestablement différentes. Comment confondre une telle forme dont nous trouvons du reste des échantillons absolument conformes, avec l’Helix striolata de Carl Pfeiffer ?
Forbes et Hanley (3) ne nous semblent point avoir connu le véritable Helix rufescens. Is donnent sous ce nom deux figurations différentes : La figure 4 représente une var. minor assez analogue à l’Helix montana tandis que les figures 7 et 10 (fig. 7 seulement dans le texte) donnent une bonne reproduction de l’Helix striolata. Dans le texte, ces auteurs qualifient leur Helix rufescens de « shell depressed » avec « ombilicus large and profond », ce qui concorde parfaitement avec la description du véritable Helix striolata ; aussi n’avons-nous pas hésité à donner cette indication dans la synonymie de notre Helix striolata (4).
Les deux figurations données par John Edward Gray, dans son édition du manuel de Turton (5), répondent également à une coquille déprimée « Shell flattish; umbilicus large and deep ». Comme Forbes et Hanley, il adopte dans sa synonymie le singulier amalgame spécifique proposé quelques années auparavant par Ludovic Pfeiffer (6), qui, sous le nom d'Helix rufescens, réunit les formes les plus disparates. Ce sont encore les mêmes errements que nous retrouvons dans l’atlas de Sowerby (7); il
4) John Fleming, 1828. A history of British animais, p. 261, n° 65.
] Thomas Brown, 4827. Ilustration of the recent conchology, pl. XL, fig. 47 et 53. —1864.
dit., p. 46, pl. XVII, fig. 47 et 53.
Forbes and Hanley, 1853. À history of British Mollusca, IN, p. 66, pl. CX VIII, fig. 4,7. (4) Vide ante, p. 48.
(5) William Turton, 1857. Manual of the land and fresh-water shells of the British Isiands, New edit., by J. Edward Gray, p. 132, fig. 38, pl. III, fig. 38. (6) Ludovic Pfeiffer, 1848. Monographia heliceorum viventium, I, p. 141. (7) Sowerby, 1859. Z!lustrated index of British shells, pl. XXII, fig. 6.
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représente une coquille déprimée et à grand ombilic, qui est évidemment l’Helix striolata.
Jeffreys (1) vient encore confirmer notre manière de voir au sujet de la double interprétation spécifique commise par les auteurs anglais, relativement à l’Helix rufescens de Pennant. D'après Jeffreys, l'Helix rufescens est ainsi qualifié : « Shell subconic, compressed above and angulariy rounded below», et possède un « umbilicus narrow, but distinct, exposing all the interior of the spire », c’est-à-dire : coquille subconique, comprimée à la partie supérieure et arrondie-anguleuse à la partie inférieure, avec un ombilic étroit mais distinct, laissant voir toute la partie intérieure de la spire. C’est là une très exacte définition qui nous entraine bien loin des formes déprimées et à grand ombilic, que l’on a si souvent confondues avec le type de Pennant. La figure qui accompagne le texte est excellente et concorde parfaitement avec la description. Ajoutons, en outre, queJeffreys, tout en reconnaissant que les Helix circinata, H. montana et H. cælata doivent appartenir à une même espèce, les distingue parfaitement de son Helix rufescens.
Lovell Reeve (2), le dernier auteur que nous examinerons, définit l'Helix rufescens : « moderatly deeply umbilicated, subglobosely depressed », ce qui concorde parfaitement avec le description de Jeffreys. Malheureusement, la description est accompagnée d’une synonymie fort complexe et absolument erronée. Quant à la figuration, sans être aussi parfaite que celle donnée par Jeffreys, elle représente assez bien le type de l'Helix rufescens, tel qu’il doit être compris.
Dans la collection de notre bienveillant ami, M. Bourguignat, nous avons retrouvé un échantillon de l’Helix rufescens, qui lui avait été envoyé, comme type, par Reeve lui-même. Cet échantillon est bien, en effet, subglobuleux-déprimé, ou plus simplement subconique, comprimé à la parie supérieure et arrondi-anguleux à la partie inférieure ; son ombilic est peu ouvert, quoique très profond et laisse voir plus ou moins facilement l’intérieur de la spire. C’est donc en réalité le type de Reeve, celui de Jeffreys, de Brown et de Pennant.
Ainsi donc, il existe chez les auteurs anglais deux formes bien distinctes, appelées toutes les deux Helix rufescens : l’une, d’après les propres définitions des auteurs, est déprimée et possède un ombilic large; c'est
(1) John Gwyn Jeffreys, 1862. British Conchology, 1, p.194, pl. XII, fig. 1. (2) Lovell Reeve, 1863. The land and freshwater Mollusks, p. 75.
celte même forme que Carl Pfeiffer a retrouvée en Allemagne et qu'il a décrite sous le nom d'Helix striolata. L'autre, subglobuleuse, avec un ombilic beaucoup plus étroit, décrite et figurée par Brown, Jeffreys et Reeve, sous le même nom d’Helix rufescens, correspond seule au type de Pennant.
Chacune de ces deux formes est absolument indépendante, et possède ses variations propres qui jamais ne se confondent. C’est pour cette raison que nous avons été conduit à rétablir, ainsi que nous venons de le faire, ces deux espèces trop souvent confondues.
Quant aux auteurs allemands, suivant l'exemple de L. Pfeiffer, ils ne paraissent pas avoir connu le véritable Helix rufescens. C’est ainsi que M. S. Clessin (1), et après lui M. Agardh Westerlund en Suède (2), font de l’Helix striolata soit un synonyme, soit au plus une variété de l’Helix rufescens.
En France, l’abbé Dupuy (3) a donné sous ce nom deux figurations qui représentent assez exactement les deux types anglais ; les figurations a, b, c, appartenant au même individu, nous montrent l’Helix striolata avec son galbe surbaissé et son large ombilic; tandis que les figures d'ete
représentent une variété depressa du véritable Helix rufescens, avec son
galbe subconique et son ombilic plus étroit. Quant à Moquin-Tandon (4), il n'a certainement pas su distinguer ces deux espèces, puisqu'il réunit l’Helix striolata de C. Pfeifler à l'Helir montana de Studer, qui pourtant ne lui ressemble guère, Les figures qu'il donne sont absolument fantaisistes.
Dans notre Prodrome (5), nous n’avons pas signalé la présence de l’Helix rufescens en France, par la bien simple raison que nous ne l'avions pas encore rencontré. Nous nous sommes borné, sur les indications de M. Bourguignat, à constater qu'il était bien différent de Felix striolata de C. Pfeitter.
M. H. Drouët, dans son Enumération des Mollusques terrestres et. fluviatiles de la France continentale (6), avoue que « dans l’impossibilité
(1) J. Cleisin, 1874. In Jahrbucher malak. Gesellsch., p. 1784,
(2) Carl Agardh Westerlund, 1876. Fauna europæa Molluscorum extramarinorum Prodromus, p. 47 (Helix rufescens, var. depresso-globosa).
(3) Dupuy, 1848. Histoire naturelle des Mollusques, p. 194, pl. NII, fig. 11.
(4) Moquin-Tandon, 1855. Histoirenalurelle des Mollusques, 1, p. 206, pl. XVI, fig. 18 à 19.
(5, A. Locard, 1882. Prodrome de malacologie française, p. 79, en note.
(6) H. Drouët, 1855. Enum. Moll, terr, et fluv. vivants de la France continentale, p. 19 et 45.
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où il a été de se créer une opinion bien arrêtée au sujet des véritables rapports qui lient les Helix rufescens, glabella et montana, il a préféré leur laisser, à chacune séparément, le rang provisoire d'espèce distincte. » Cependant, malgré cette prudente réserve, M. Drouët confond, comme les Anglais, l’Helix rufescens avec l’Helix striolata. En citant Boulogne, Douai et Bar—ur-Seine, comme habitat de l'Helix rufescens, il commet au moins une erreur pour ce dernier habitat, car nous avons vu les Helir provenant de cette localité, et nous pouvons affirmer que ce sont bien des Helix striolata, tandis qu'à Boulogne on trouve également les deux types rufescens et surtout striolata.
Après cet exposé un peu long sans doute, mais qui nous a cependant paru nécessaire pour bien fixer les idées, il nous reste à donner la description de l'Helix rufescens, d'après des types anglais, se rapportant aux indications que nous avons relevées dans notre synonymie,
Descriprion. — Coquille de taille moyenne, d’un galbe général subconique légèrement déprimé, un peu plus développée en dessus qu'en dessous, conique-convexe en dessus, assez bombée en dessous, — Test un peu mince, solide, semi- transparent, d’un fauve rougeâtre, un peu clair, passant du corné fauve au roux foncé, parfois même un peu violacé, rarement monochrome, le plus souvent irrégulièrement bicoloré par des flammes longitudinales vaguement définies s’étalant sur un fond plus clair; devenant opaque après la mort de l'animal; d’un faciès un peu terne, ordinairement un peu plus brillant en dessous qu'en dessus; stries lon gitudinales fines, très serrées, un peu irrégulières, légèrement flexueuses, souvent plus profondément burinées au voisinage de la suture, atténuées au dessous seulement à la naissance de l’ombilic; dans le jeune âge quelques poils très caducs (?). — Spire assez haute, mais faiblement acuminée au sommet, composée de six tours à croissance d'abord lente et régulière, devenant ensuite notabiement plus rapide dès le milieu de Vavant-dernier tour pour s’élargir un peu, tout à fait au voisinage de l'ouverture; profil des tours bien convexe; dernier tour haut, arrondi en dessus, renflé en dessous, portant environ aux deux cinquièmes de sa hauteur à partir de la suture une ligne carénale peu accusée, mais cependa:.t visible-sur presque la totalité du tour, et ordinairement de coloration un peu pâle. — Insertion du bord supérieur de l'ouverture légèrement tombante à son extrémité et devenant ainsi le plus souvent un peu infracarénale. — Sommet un peu saillant, lisse, brillant, de même teinte que
le reste de la coquille. — Suture assez profonde, bien accusée. — Ombilic un peu petit, visible jusqu’au sommet, à peine évasé à sa naissance, laissant voir facilement l’avant-dernier tour sur toute sa longueur et sur une faible largeur, et plus difficilement une partie du tour précédent. — Ouverture assez oblique, légèrement ovalaire, à peine un peu plus large que haute, arrondie dans le haut et sur le bord extérieur, un peu déprimée dans le bas, portant à l’intérieur et sur toute sa périphérie un bourrelet d’un blanc souvent un peu violacé, à peine plus fort en bas qu'en haut, mais visible extérieurement. — Péristome discontinu, mince, droit, à bords éloignés, mais convergents ; bord supérieur court, légèrement arrondi ; bord externe presque circulaire; bord inférieur arrondi, s’infléchissant un peu en dehors chez les sujets très adultes ; bord columellaire un peu court, réfléchi légèrement sur l’ombilic. — Épiphragme très mince, membraneux, opaque, d’un blanc clair, mat.
Dimensions. — Hauteur totale, 6 1/2 à 7 1/2 millimètres; diamètre maximum, 11 à 13 millimètres.
OBSERVATIONS. — Les dimensions que nous venons de donner sont prises sur des sujets français; en Angleterre, la patrie normale de cette espèce, il n’est point rare de rencontrer des coquilles qui atteignent quatorze millimètres de diamètre, tout en conservant le même galbe.
Les principales variations que nous observons chez l’Helix rufescens portent sur le galbe, ou mieux sur le profil de la spire, sur le plus ou moins d'acuité de la carène etsur la coloration. Les autres parties de la coquille, sa partie inférieure, son ouverture, son ombilic, ses stries, etc., varient fort peu.
Suivant les individus, bien plus que suivant les colonies, la spire a des tendances à être plus ou moins surbaïissée; mais dans ce cas, quelles que soient les modifications que la spire éprouve, comme le dessous de la coquille ne se modifie pas, son ensemble conserve toujours ce galbe subconique plus ou moins déprimé qui caractérise l’Helix rufescens et le différencie d’avec l’Helix striolata, dont le dessous est notablement moins développé.
La carêne est toujours bien visible, quelle que soit la taille des échantillons ; nous n'avons pas vu d’individus qui en soieat complètement privés; elle commence même avant la naissance de l’avant-dernier tour, car lorsque l'insertion de l'ouverture est infra-carénale, on voit encore la carène se poursuivre sur l’avant-dernier tour; parfois elle devient presque complètement obsolète sur le dernier quart du dernier tour. La plupart du
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temps cette ligne carénale est encore soulignée par un changement de coloration du test dans cette région; elle devient presque toujours plus pâle, et souvent reste à peu près blanchâtre.
Comme l'avait fait observer Montagu, l'Helix rufescens présente de notables variations dans sa coloration; les individus monochromes sont rares; presque toujours 1ls sont vaguement flammulés ; il en est dont le fond est d’un rouge brun, même un peu violacé, et qui passent jusqu'au blanc gris sale au jaune roux clair et même au blanc; rarement ils ont le test brillant ; parfois même, et surtout en dessus, il devient terreux.
D'après ce que nous venons de voir, 1l y a donc lieu d'instituer pour l'Helix rufescens les variétés suivantes, qui toutes se définissent d'ellesmêmes ; major,minor, depressa, conica, r'ufula, subviolacea, fusca, luteola, grisea et albida.
RAPPORTS ET DIFFÈRENCES. — Comparé à l'Helix striolata, l'Helix rufescens se distinguera : à sa taille généralement un peu plus petite, surtout en France; à son galbe notablement moins déprimé dans son ensemble; à sa spire toujours plus haute; à son dernier tour toujours plus renflé en dessous; à son ombilic beaucoup plus petit; à sa carène moins haute; à ses stries un peu plus fortes et bien moins régulières ; à sa coloration généralement plus foncée ; etc.
Frappé à juste ütre de la différence qui existe entre l’Helix rufescens type et l’Helix striolata, M. Bourguignat avait rapproché la première de ces formes de l’Helix incarnata. (4) On la distinguera donc de cette dernière espèce; à son galbe un peu moins globuleux, avec la spire ordinairement moins haute; à son dernier tour moins arrondi, portant une carène plus accusée; à son ombilic plus grand; à son ouverture plus arrondie, moins tombante; à son péristome plus mince, plus droit; à son bourrelet interne plus blanc; etc. Il est certain que s’il fallait trouver une forme
…— intermédiaire entre l'Helir incarnata et l'Helix striolata, il n’en existerait
pas de meilleure que l’Helix rufescens, à tous les points de vue.
Hagirar. — L'Helix rufescens, d'après les données que nous possédons, paraît vivre dans les mêmes milieux que l’Helix striolata. En Angleterre nous avons constaté son existence à Deal et à Canterbury, dans le comté de Kent; Burton, dans le comté Stafford d'où provenait le type envoyé par Reeve à M. Bourguignat; Bristol et dans le comté de Sommerset ; etc, En
(1) Zn À. Locard, 1892, Prodr, malac. frans., p. 79, en note,
France nous l'avons retrouvé à Boulogne, dans le Pas-de-Calais et à Valenciennes, dans le Nord. Sans doute il a pour origine sur notre continent quelque colonisation d’origine anglaise; 1l paraît s'être définitivement acclimaté dans nos pays (1).
HELIX ABLUDENS, Locard.
Helix Altenana, Klees, In Locard, 1882. Prodr. malac. franç., p. 79 (pars).
HisTORIQUE. — La forme que nous désignons sous le nom d’Helix abludens nous était connue depuis longtemps ; mal fixé sur la véritable valeur des Helix Altenana de Klees et de Kickx, nous avions cru devoir la rapporter à celte dernière espèce, dans notre Prodrome. C’est là une erreur que nous tenons à rectifier. Pour cela, il importe de rechercher ce qu’il en est de l’Helix Altenana.
Gotifried Gärtner est lepremier auteur qui, en 1813, ait parlé de l'Heliæ Altenana (2), coquille dédiée au professeur Johann Wilhelm von Alten,
d’Augsbourg, auteur d’un ouvrage de malacologie publié l’année précé-
dente. Gäriner, après avoir donné en allemand une description de son
espèce, ajoute qu'elle a pour synonyme l’Helix sylvestris de von Alten (3). Or, d’après la description et l’élégante figuration de cet auteur, il est facile de voir que son Helix sylvestris n’est autre chose qu’une des formes à peut ombilic voisines de l'Helix strigella de Draparnaud (4). Gärtner ne connaissait pas sans doute cette dernière espèce, mais il avait raison de changer le nom proposé par von Alten, puisque ce même nom de sylvestris avait été proposé dès 1789, par Samuel Studer (5) pour le Bulimus montanus (6) ou quelque autre forme très voisine alors classée dans le genre Helix.
(4) C'est évidemment par erreur que M. A. Morclet a signalé l'JZelixæ sufescens en Algérie (in Journ. Conch.,1V, Paris, 1853, p. 289 et 802); c'est une forme absolument septentrionale. (2) G. Gärtner, 1813. Versuch einer systematischen Beschreibung der im Wellerau bishe
entdeckten Konchylien, 1 vol. pet. in-4. Hanau, p. 27.
(3) J.-W, von Alten, 1812. Systematische Abhandlung über die Erd- und Fluss-Conchylien, welche um Augsburg und in der umliegenden Gegend gefunden werden, 1 vol., in-8. Augsburg, avec 14 pl.,p. 69, pl. VIH, fig. 13. :
(4) Heliæ strigella, Draparnaud, 1801. T'abl. Moll., p. 88. — 1805. ZZist. Moll., p. &4, pi, VII: fg/399: |
(5) Studcr, 1790. Voyage en Suisse, in William Coxe, III, p. 431.
(6) Bulimus montanus, Draparnaud, 1801, Tabl. Moll., p. 65. — 1805. Hist. Moll., p. 74, pl. IV, fig. 22.
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FANNE FRANÇAISE 31
- Cinq années plus tard, Joannès G. Klees, dans une thèse inaugurale . soutenue devant l’université de Tubingue, confirme cette manière de voir, .… déclarant que l'Helix Altenana de Gärtner a pour synonyme les Helix syl- vestris de von Alten et H. strigella de Draparnaud (1). Pour quelle raison Klees n'a-t-il pas donné la priorité au nom de Draparnaud ? C’est ce que . nous ne saurions dire. Mais nous remarquerons qu'en 1821, Carl Pfei- … fer (2) a rétabli les droits de priorité de l'Helix strigella de Draparnaud, en faisant rentrer dans sa synonymie les dénominations données par von Alten et par Gäriner, sans faire allusion à Klees, Or comme ni von Alten, ni Gärtner, ni Klees ne nous donnent des détails suffisants, notamment sur l'allure de l’ombilic de leurs coquilles, il ne nous est pas possi ble de dire exactement à laquelle des différentes espèces du groupe de lHelix strigella elles appartiennent (3); nous constaterons cepeadant que puisqu’ il est bien démontré par M. Bourguignat que le type de l'Helix -strigella possède un grand ombilic, comme on peut le voir dans les figura- — lions de Draparnaud (4) et de Carl Pfeiffer (5), l'Helix sylvestris de von …— Alien doit se rapprocher plutôt de l'Helix separica (6).
Dans une autre thèse soutenue en 1830, par, Joannès Kickx, devant l'Univesrité de Louvain, nous voyons le nom de Helix Altenana, mais avec une tout autre sigmfication (7). Kickx reconnait à Gärtner la paternité de ce nom; mais il lui donne une synonymie nouvelle: « Helix strigella, Pfeiffer, non Draparnaud, nec Sturm ; Helix sylvestris, von Alten ex Pfeif-
- fer. » La description qu'il en donne s’écarte notablement des descrip- - tions précédentes; en outre, l'Helix Altenana est représenté vu de profil