EN
DT
plus accentuées en dessus qu'en dessous, plussaillantes etcomme noueuses vers la ligne carénale, à peine atténuées à la naissance de l'ombilic; d’un blanc corné, tantôt clair, tantôt foncé, le plus souvent très irréguliè rement flammulé en dessus, avec des bandes étroites, continues ou discontinues, irrégulièrement espacées et en nombre très variable en dessous. — Spire subconoïde, peu élevée, composée de cinq à cinq et demi tours à profil légèrement convexe, assez régulièrement étagés les urs au-dessus des autres, séparés par une ligne suturale profonde, bien marquée jusqu'à l'extrémité. — Croissance spirale lente et très régulière depuis la naissance jusqu’à l'extrémité, — Dernier tour très nettement anguleux-caréné à sa naissance; angulosité visible jusqu’à l'extrémité du tour, mais de plus en plus atténuée, bien saillante sur la première moitié du tour, par suite de l'épaisseur des siries en ce point; profii beaucoup plus convexe en dessous qu'en dessus. — Insertion du bord supérieur du dernier tour immédiatement au-dessous de la ligne cirénale, à peine tombante et sur une très faible longueur à son extrémité. — Sommet lisse, obtus, brillant, d’un fauve corné assez foncé, parfois noirâtre, sur un tour et demi de la spire environ. — Ombilic très étroit, profond, très légèrement évasé au dernier tour, laissant voir sur une très faible largeur, la moitié de la circonférence interne de l'avant-dernier tour. — Ouverture très oblique, un peu échancrée par l’avant-dernier tour, transversalement un peu oblongue-arrondic. — Péristome subdiscontinu, droit, aigu, légèrement épaissi intérieurement dans le bas ; bord supérieur et bord droit, arrondis, un peu courts; bord inférieur, plus largement arrondi, parfois vn peu méplan; bord columellaire court, arrondi ct très légèrement réfléchi sur lombilic qu'il recouvre à peine; bords marginaux réunis par un très faible callum.
DiMENsioONs, — Diamètre maximum : 6 12 à 7 1/2 millim. Hauteur totale : 9 12 à 4 1/4 —
OB:ERvATIoNS. — L’Helix Paladilhei à été très exactement et très scru-
puleusement décrite et figurée par M. Bourguignat, il y a déjà quelques
années ; depuis cette époque, on l'a retrouvée dans un assez grand nombre de stations. Dans notre Prodrome(1), nous avions cru devoir la rapprocher de l'Helix Ramburi (2). Mais un nouvel examen des différentes espèces
{4} Locard, 1882. Prodrome de malac. franç., p. 107. (2) Helicæ Ramhuri, J. Mabille, 4867. Arch, malac., |. 28.
de ces petites Xérophiliennes nous a conduit, sur les bons conseils mème de M. Bourguignat, à modifier ce premier mode de classement, et à faire rentrer l’Helix Paladilhei dans le groupe de l'Helix unifascinta.
Les caractères de cette espèce sont bien constants,quel que soit l'habitat où on l’observe. Nous possédons cependant un échantillon recueilli à Palavas, dans l'Hérault, qui diffère du type par certains caractères assez précis. Dans cet individu, l'ombilic est notablement plus large, l'avant dernier tour y est vu sur les trois quarts de sa circonférence interne, et sur une largeur double au moins, par rapport au type; enfin, l'insertion du bord supérieur de l’euverture au lieu dite infracarénale est immédiatement supracarénale. ‘C'est peut-être là une espèce nouvelle. Mais comme nous n’en possédons qu'un individu unique, nous ne nous croyons pas suffisamment autorisé pour en faire une espèce. Nous nous bornerons, pour le moment, à l'indiquer à titre de variété.
Une des particularités les plus singulières chez l'Helix Paladilhei réside dans le mode de constitution de ses stries ornementales, dans la région de la carène, Cette carène est toujours de coloration plus pâle que le reste de la coquille; c’est là un fait que nous observons, même chez les individus à test blanc ou blanchâtre; les stries, en passant sur la carène, se renflent sur une plus ou moins grande longueur sous forme de nodosité un peu allongée, de telle sorte que chez certains individus bien adultes, la carène est absolument saillante et costulée. Parfois il existe audessus de la carène une bande unique brune, continue en dessus de la coquille, qui fait encore mieux ressortir la blancheur de la ligne carénale.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Si nous rapprochons l’Helix Paladilhei del’Helix Jeanbernati,nous voyons qu’eileen diffère par son galbe un peu plus globuleux, notablenent plus renflé en dessous; par le profil de ses tours plus convexes, séparés par une ligne suturale plus profonde, sur toute la longueur des tours ; par la croissance plus’ régulière de ses tours; par sa carène ornementée d’une façon toute particulière; par son ouverture plus arrondie, moins transversalement oblongue; par l'insertion du dernier tour moins tombante à son extrémité ; etc.
Hagirar, — L'Helix Paladilhei est une forme essentiellement méridionale, plus particulièrement cantonnée dans le sud-est de la France. Le type a été signalé par M. Bourguignat, sous les pierres à Garrigues de l'oncaude, près de Montpellier, dans l'Hérault. Nous le connaissons
également dans les stations suivantes : Fonteau, Saint-Pargoire, Saint- Martin de Londres, Frouzet, le Causse-de-la-Selle, Brissac, Gange:, Saint-Maurice, etc., dans l'Hérault; le revers méridional de la chaine de l'Estaque. les alluvions du torrent de Rognac, les environs de Callissane et de Saint-Chamas, dans l:s Bouches-du-Rhône; les environs de Draguignan, de Fréjus et le Luc, dans le Var; les environs de Monaco et de Nice, dans les Alpes-Maritimes ; etc. Enfin, elle paraît acclimatée dans le bois de Boulogne, près de Paris.
HELIX RUGOSIUSCULA, Michaud
Heliæ rugosiuscula, Michaud, 1831. Compl. Hist. moll., p. 14,pl. XV, fig. 11-14.
Theba rugosiuscula, Beck, 1837. Index molluscorum, p. 12.
Helix wnifasciata (var. rugosiuscula), Moquin-Tandon, 1855. Hist. moll., 1, p.235. — trochoides (var, rugosiuscula), L. Pfeiffer, 1848. Nom. Helic., I, p.180.
Descriprion. — Coquille de petite taille, d'un galba général subaéprimé, subconoïde en dessus, légèrement renflé en dessous. — Te:t assez solide, un peu épais, subcrétacé, orné de stries longitudinales ondulées, assez fortes, assez régulières, presque aussi fortes en dessous qu'en dessus, atténuées vers la naissance de l'ombilic ; d’un blanc grisâtre ou roussâtre, rarement monochrome, le plus souvent avec une bande supracarénale de coloration brune plus ou moins foncée, continue ou discontinue, parfois obsolète ou comme flammulée, parfois aussi très large ct recouvrant presque entièrement le dessus de la coquille; en dessous une ou plusieurs bandes le plus souvent très étroites, en nombre variable, continues ou discontinues ouplus rarement réunies en une seule, et occupant tout le dessous de la coquille depuis l’ombilic jusqu'à la ligne carénale qui ressort en blanc. — Spire subconoïde peu élevée, composée de cinq à cinq et demi tours, à profil légèrement convexe, séparés par une ligne suturale médiocre. — Croissance spirale lente ettrès régulière depuis la — naissance jusqu'à l'extrémité du dernier tour. — Dernier tour subanu- … Jeux à sa naissance sur une longueur égale à environ la moitié de la périphérie externe de ce tour, arrondi à son extrémité, à profil un peu plus convexe en dessous qu'en dessus. — Insertion du bord supérieur du dernier tour, située immédiatement au-dessous de la ligne carénale, presque droite ou à peine tombante à son extrémité. — Sommet lisse, obtus, brillant, d'un fauve corné, foncé ou noirâtre, sur près de deux tours de la spire environ. — Ombilic très étroit, profond, à peine évasé
au dernier tour, laissant difficilement voir l’avant-dernier tour de la spire sur une longueur égale à environ la moitié de la circonférence interne et sur une très faible largeur. — Ouverture très oblique assez échancrée par l'avant-dernier tour. transversalement subrectangulaire-arrondie. 2 Péristome discontinu, droit, aigu, bordé intérieurement sur toute la périphérie par un bourrelet blanchâtre assez épais, plus fort en bas qu'en haut; bord supérieur d’abord presque rectiligne, puis ensuite arrondi; bord extérieur arrondi ; bord inférieur très largement arrondi, parfois presque méplan; bord columellaire bien arrondi, très légèrement réfléchi sur l'ombilic qu'il recouvre à peine.
Dimensions, — Diamètre maximum : 5 1/2 — 7 1/2. Hauteur totale : 4 1/4 — 4 3/4.
OgseRvaTioNs. — Peu d'auteurs se sont bien rendu compte de ce que pouvait être l'Helix rugosiuscula type de Michaud; et sous prétexte qu'ils étaient en présence d’une petite forme ornée de costulations ou de rugosités, ils l'ont immédiatement baptisée du nom de rugosiucula. Nous devons à notre ami et collègue M. Coutagne, la communication de plu sieurs échantillons qui ont été recueillis dans la station type, ou tout au Hoins dans son voisinage ; or,en étudiant cette forme, il est facile de voir qu'elle correspond très exactement à la description de Michaud et à la figuration de Terver qui accompagne cette description. Michaud, en disant que sa coquille était en forme de troque, n’a pas fait usage de l'expression propre, car en définitive dans nos échantillons comme, du reste, dans la figuration, une telle spire n’a rien de trochoïde ; et lorsqu'il la compare à l'Helix conspurcata de Draparnaud (1), il se rapproche bien plus de la vérité.
On remarquera que dans sa description, Michaud, en parlant de l'ombilic dit que la coquille est perforée, et que le dernier tour est à peine caréné. Nous sommes donc surpris de voir que l’on ait assimilé à cette même espèce d’autres formes dont le dernier tour estabsolument arrondi, et dont l’ombilic est beaucoup plus ouvert, plus ouvert même que chez. l’HHelix unifasciata.
L'étude d'un assez grand nombre d'individus appartenant à l’Helix rugosiuscula nous a permis d'établir plusieurs variétés bien définies chez celte espèce.
(1) Helit conspurcata, Draparnaud, 1805, Æist, moll., p.105, pl. VIF, fig. 23-25.
va. minor, Nob. — Coquille de pelite taille, d’un galbe un peu plus globuleux, avec une spire un peu plus élevée, le dessous de la coquille cons 1 ra nt la même convexité.
Var. nigricans, Michaud. — Coquille de même taille que le type ou pa Mois même plus petite, de coloration brune très foncé, mais avec Ja bande carénale se détachant en blanc.
Fe Var. unicolor, Nob. — Coquille de taille assez forte, et de coloration g ÿ tre ou fauve clair sans traces de bandes ni de flammes en dessus ou n dessous.
D — Rapprochée de l'Helix Puladilhei, Y'H.
ugosiuscula s'en distinguer: : à son galbe moins globuleux dans sou ens emble, et moins convexe en dessous ; à ses strics ornementales moins forte:, non noueuses vers la ligne carénile ; à ses tours moins arrondis et sép: és par une ligne suturale moins profonde ; à son dernier tour beau- ‘OUP moins anguleux, et arrondi à son extrémité; à son ombilie proportic nnellement encore plus étroit et 1 ussint voir une moins grande largeur de l'avant-dernicr tour à sa naissance ; etc.
. Comparée à l'Helix Jeanbernati, elle en diffèrera: par son galbe gélére lien moins déprimé; par ses stries plus fortes, plus accusées, pre moins régulières ; par ses tours à profil plus convexe, surtout le mnier ; par son accroissement spiral plus régulier à son extrémité; par ) on dernier tour plus convexe en dessous à son extrémité; par la forme l D cuire de son ouverture ; etc.
Hanirar.— L'Helix rugosiuscula, jusqu'à présent du moins, parait vivre préférence dans la Provence. Le type provient des environs d'Aix, ns les Bouches-du-Rhône ; nous ie connaissons dans les localités suintes : Le montagne de Saint-Victor au-dessus d'Aix, dans les Bouchesùne, d’où il nous a été communiqué par M. Coutagne ; les environs Jraguignan et de Rians, dans le Var ; les environs d’ ren. dans ; Saint-Amboix, dans le Gard.
: Ne
HELIX SPIRILLA, Westerlund
Hbliæ candidula (var. spirilla), Westerlund, 1875. Mss. — 1876. l'auna Europ. mollusc. . Proûr., p. 107.
— spirilla, Westerlund, 1876. In L. Pfeiffer, Nom. Ielie. viv., VII, p. 571. — 1881. In S. Clessin, Nom, Iel, viv., p. 133 (1).
Descriprion. — Coquille de petite taille, d’un galbe général subglo buleux-déprim, légèrement conoïde en dessus, bien renflé en dessous. — Test assez solide, un peu mince, subcrétacé, subopaque, orné de stries longitudinales ondulées, assez fines, régulières, un peu plus accusées en dessus qu’en dessous, atténuées à la naissance de l’ombilic ; d'un blanc grisâtre ou fauve clair, avec une bande brune plus ou moins foncée, continue, située au-dessus de la ligne carénale, et le plus souvent visible sur les autres tours ; en des:ous plusieurs bandes brunes très (troites, en nombre variable, continues ou discontinues, la plupart du temps comme obsolètes. — Spire subconoïde peu élevée, composée de cinq à cinq et demi tours à yrofil légèrement convexe, séparés par une ligne suturale médiocre. — Croissance spirale lente et régulière, devenant un peu plus rapide à l'extrémité du dernier tour. — Dernier tour légèrement subanguleux à sa naissance ct sur une longueur égale à un peu plus du tiers de la circonférence externe de ce tour, arrondi à son extrémité, à profil un peu plus convexe en dessous qu’en dessus, — Insertion du bord supérieur du dernier tour nettement infracarénale «t asstz fortement tombante à son extrémilé, sur une longueur égale à environ ledix:ème de la circonférence interne du dernier tour. — Ombilic étroit, profond, légèrement évasé au dernier tuur, laissant facilement voir les trois quarts ce la circonférence iuterne de l’avant-dernier tour sur une largeur à la naissance de l’avant-dernier tour sensiblement égale au diamètre de l'ombilic en ce même point. — Somr ct obtus, lisse, bril lant, d’un fauve clair, sur un tour etquart de la spire environ. — Ouverture très oblique, assez échancrée par l'avant-dernier tour, presque aussi haute que large, irrégulièrement arrondie. — Péristome discontinu, droit, aigu, bordé intérieurement sur toute sa périphérie d’un fort bourrelet blanchätre, souvent irrégulièrement épais, mais ordinairement plus fort
(1) Nom Helix spirillus, Gould, 1831. Exp. p.38, pl. HN, fig. 45, coquille de Lima qui n'appartient pas au genre Helix proprement dit.
en bas qu’en haut; bord supérieur presque rectiligne; bord externe ügalement presque rectiligne, mais à direction inclinée se raccordant par … une courbe à rayon assez court avec le bord supérieur et le bord infé- L rieur; bord inférieur presque droit et assez allongé se raccordant avec le bord columellaire par un coude brusque et court; bord columellaire très court, à peine réfléchi sur l'ombilic.
. Dimensions. — Diamètre maximum: 5 à 6 millim. l: | Hauteur totale : 3 1/4ù 31/2 —
| Ossenvarions. — C'est d'après des échantillons que nous devons à - l'extrême complaisance de M. Agardh Westerlund que nous avons donné …. Ja description qui précède. Dans le principe, le savant suédois faisait de . cette forme une variété de l'Helix unifasciata; mais il avait soin d'ajouter … forma, forte species, H. rugosiusculain in memoriam revocans ; et en effet, . l'Helix spirilla a bien plus d'analogie avec l'Helix rugosiuscula qu'avec - n'importe quelle autre forme appartenant à ce groupe ; elle n’en diffère, . du reste, que par l'ombilic, le mode d'insertion de l'extrémité du der- wier tour et la forme de l'ouverture.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Comparé à l'Helix rugosiuscula, l'Helir … spirilla s'en distinguera : à son ombilic un peu plus grand, notablement . plus ouvert au dernier tour, de façon à laisser voir une plus grande partie de l’avant-dernier tour ; à l’accroissement spiral moins régulier, | puisque l'extrémité du dernier tour va en s’élargissant ; à son dernier {our un peu moins anguleux à sa naissance et sur une moindre longueur; - à la direction notablement plus tombante et sur une plus grar.de longueur de l'extrémité du dernier tour ; enfin, à la forme toute particulière de
son ouverture, qui est moins allongée transversalement, avec le bord supérieur plus droit sur une plus grande largeur ; etc. D . 7 nl
… Hamrrar. — L'Helix spirilla paraît peu répandue ; M. Westerlund l'in -
lique dans la France méridionale et en Sicile. Nos échantillons proviennent de Grasse, dans les Alpes-Maritimes ; nous l'avons également reçue de Cannes, sur la route d'Antibes.
HELIX BELLOQUADRICA, J. Mabille
à Helix Belloquadrica, J. Mabilie, 4881. In Bul/. soc. phil. Paris, p. 123.
Descriprion. — Coquille de pctite taille, d'un galbe général subglo buleux légèrement déprimé, un peu conique en dessus, très renflé en dessous. — Test solide, épais, crétacé, subopaque, orné de stries longitudinales ondulées assez fines, régulières, un peu moins fortes en dessous qu'en dessus, s'évanouissant à la naissance de l'ombilic; d’un blanc grisâtre, un peu brillant, avec une bande supracarénale, brune, un pen étroite, le plus souvent continue en dessus, et une ou plusieurs bandes infracarénales, coutinues ou d scontinues en dessous, parfois comme obsolè‘es. — Spire conoïde, peu élevée, composée de quatre et demi à cinq tours, à profil bien convexe, séparés par une ligne suturale bien marquée. — Croissance spirale lente et régulière jusqu’à l'extrémité du dernier tour. — Dernier tour très obtusément subanguleux à sa naissance, sur une longueur à peine égale au cinquième de la circonférence externe de ce tour, arrondi à son extrémit*, quoique un peu méplan en dessus, plus c nvexe en dessous qu’en dessus. — Insertion du bord supérieur de l'ouverture presque exactement caréna'e, à peine tombante à son extrémité, et sur une très faible longueur. — Sommet obtus, lisse, brillant, d'un jaune foncé passant au noirâtre, sur près de deux tours de spire environ, — Ombilic étroit, profond, un peau évasé au dernier tour. laissant voir à l’intérieur l’avant-dern'er tour sur une longueur égale à eine à la moitié de l’avant-dernier tour, et sur une largeur à la naïssance de ce même tour sensiblement égale à la moiué du diamètre de l’ombilic. — Ouverture oblique, un peu échancrée par l’avant-dernier tour, à bords assez rapprochés, arrondie, un peu plus large que haute. — Péristome discontinu, d.oit, aigu, bordé intérieurement par un bourrelet blanchâtre assez épais, plus saillant en bas qu’en haut ; bord supérieur un peu court, bien arroudi ; bords extérieur ct inférieur également arrondis ; bord columellaire prés ‘ntant sensiblement la même courbure que le bord supérieur, très légèrement réfléchi sur l’ombilic.
DIMENSIONS. — Diamètre maximum : 5 à 6 millim. Hauteur totale : 31/2à4 —
OBsERVATIONS. — Comme on à pu le voir par la description que nous
venons de donner, l’Helix Belloquadrica s'éloigne déjà sensiblement par con galbe des formes que nous avons étudiées jusqu'ici. L'ombi'i: commence à s'accroitre en diamètre ; la coquille est plus globuleuse, la spire s'élève davantage et le dernier tour n’est plus qu'obtusément caréné. Voilà donc un ensemble de caractères bien nets, bien précis, et dont il importait à juste titre de tenir compte.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — À mesure que nous avancons dans l'étude des différentes formes de ce groupe, les principaux caractères sont de plus en plus distincts et accentués. Il nous semble à peine nécessaire de dire en quoi diffère l’Helix Belloquadrica de ses congénères. Rapprochée de l'Helix rugosiuscuia, on la dislinguera toujours : à son galbe plus globuleux ; à sun ombilic plus large, laissant voir une plus grande largeur de l’avant-dernier tour ; au protil du dernier tour qui n’est plus à sa naissance qu'obtusément subanguleux et sur une faible longueur; au profil de ses tours notablement plus convexes ; à son ouverture moins oblique, plus arrondie; etc. :
Hagirar. — L'Helix Belloguadrica à été recucillie aux environs de Beaucaire et de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône ; elle vit dans les endroits exposés au soleil sur les jierres, sur les graminées et autres plantes basses.
HELIX MOUQUERONI, Bourguignat
Helix Mouqueroni, Bourguignat, 4880, In Servain, Étud, moll, Esp. et Port. p. 91 (sans deser.). — 1882. In Locard, Prodr. malac. franc.,p. 112 et 337. — rugosiuscula, Dupuy, 1852. Hist, moll., pl. XIIL, fig. 2.
Descriprion. — Coquille de petite taille, d’un galbe général globuleux légèrement déprimé, subconique en dessus, très renflé en dessous. — Pest solide, épais, cr'tacé, à peine subopaque, orné de «tres longitudi uales ondulées, as.ez forces, irrégulières, plus accentuées en dessus qu'en dessous, s'évanouissant vers l’ombilic ; d'un blanc sale, passant du blanc jaunâtre au grisâtre, souvent monochrome, parfois avec une seule binde supracarénale assez étroite, continue, visible sur tous les tours, et une ou plusieurs bandes infracarénales, toujours discontinues, flammulées ou obsolètes. — Spire un peu élevée, composée de cinq tours et demi à profil bien convexe, sépar's par une ligne suturale bin marquée. — Crois-
sance spirale lente et bien régulière, le dernier tour à peine un peu plus, dilaté vers son extrémité chez quelques sujets bien adultes. — Dernier tour obtusément subanguleux à sa naissance, sur une longueur égale à environ le tiers de la circonférence externe du dernier tour, arrondi à son estrémité, plns convexe en dessous qu’en dessus. — Insertion du bord supérieur de l'ouverture un pe infra carénale, légèrement tombante sur une faible longueur. se, brillant, d'un fauve plus ou moins grisâlre, sur un peu plus de in tours de la spire. — Ombilic étroit, profond, à peine dilaté au dernier tour, laissant assez difficilement voir l'avant-dernier tour sur une longueur égale à un peu plus de la moitié de la circonférence interne mais sur une faible largeur. — Ouverture très oblique, assez échancrée par l’avant-dernier tour, transversalement oblongue-arrondie, — Péristome discontinu, 071 parfois à bords reliés par un très léger callum, droit, aigu, bordé intérieurement par un épais bourrelet s'étendant peu profondément sur toute sa périphérie, un peu plus fort dans le bas que dans le haut; bords supérieur et externe légèrement arrondis, assez courts ; bord inférieur largement arrondi, un peu méplan dans sa partie médiane ; bord columellaire court, bien arrondi, un peu renversé sur l’ombilic qu’il recouvre légèrement.
DIMENSIONS. — Diamètre maximum : 6 à 7 1/2 millim. Hauteur totale : 4à 41/2 —
OBsERvaTIONS. — L’Helix Mouqueroni dédiée à M. Aug. Mouqueron, de Paris, termine la série du premier sous-groupe. C'est, comme on à pu le voir par notre description, la forme la plus globuleuse du groupe, et avec l’Helix Belloquadrica la moins carénée à la naissance du dernier tour, Cette fausse carène présente du res'e quelques variations suivant les individus et mieux encore suivant les habitats. Tantôt elle est très obtuse, et le dernier tour parait presque complètement arrondi même \ sa naissance ; tantôt, au contraire, mais sur une faible longueur, cl'e rappelle li disposition pariculière, avec ses nodosités, de la carène de l'Helix Paladilhei; en c:point, en effet, quelques côtes, par suite de leur caractère d’irrégularité s'épaississent sur une faible longueur et forment une légèr: saillie.
Nous rapportons à l'Helix Mouqueroni la figuration que M. l’abbé Dupuy a donnée de l’Helix rugosiuscula, nous y trouvons en effel assez exaCtement représentés les caractères de notre espèce, une telle figure a, du
reste, beaucoup plus d’analogie avec l’Helix Mouqueroni qu'avec l’Helix rugosiuscula.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — Comparée à l'Helix Belloquadrica, l'Helix …. Mouqueroni en diffère : par sa taille plus forte ; par son galbe plus globu- - Jeux; par sa spire un peu plus conique encore ; par son test plus crétacé, … orné de stries plus fortes et plus irrégulières ; parson dernier tour généralement moinsanguleux à sa naissance mais sur une plus grande longueur; . par l'insertion du bord supérieur de son ouverture infracarénale avec une direction plus descendante ; par son ombilic moins serré, laissant voir l'avant-dernier tour sur une moins grande largeur ; par son ouverture moins arrondie ; ete. On la séparera toujours facilement de l'Helix rugosiuscula : par son galbe beaucoup plus globuleux ; par la forme de son dernier tour ; par son ombilic plus large ; par la forme de son ouverture ; etc. Enfin, lorsqu'elle aura sa fausse carène noueuse, on la distinguera de l'Helix . Paladilhei : à son galbe beaucoup moins déprimé ; à son ombilic plus large ; à son dernicr tour toujours moins anguleux et avec la carènc toujours moins fort: et s'étendant sur une bien moins grande longueur du dernier tour à partir de sa naissance.
Hagirar. — Le type de cette espèce a été recueilli sur le plan de Nove, au-dessous de Vence dans les Alpes-Maritimes ; nous le connaissons …— également dans les stations suivantes : Rians dans le Var; Entressens dans les Bouches-du-Rhône; les environs d'Avignon, dans Vaucluse; la mon- …— lagne de Sainte-Victoire près d’Aix dans les Bouches-du-Rhône ; Saint- … Ambroix dans le Gard ; Amélie-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales ; . les alluvions de la Garonn:à Toulouse, dans la Haute-Garonne ; Mon- | taignet près Gannat dans l'Allier ; Mazère, dans l'Ariège; etc.
: B, — Coquiiles à ombilic moyen
HELIX GRATIOSA, Studer
Heliæ gratiosa, Sluder, 1820. Kurz. verzeichn., p. 87. — - candidula (var. major), de Charpentier, 1837. Cat. moll. Suisse, p 12, pl. I, fig. 20. — candidula, Rossmässler, 1837, Zconogr., V, p. 26 (pars), pl. XXVE, fig. 3507. — Dupuy, 1849. Hist. moll., p. 282 (pars), pl. XII, fig. 3,a, b, c. à — unifasciata (var, gratiosa), Moquin-Tandon, 1855. ist, moll., 1, p. 234. :
Descriprion. — Coquille de taille moyenne, d’un galbe général subglobuleux-déprimé, un peu conique en dessus, un peu renflé en dessous. — Test solide, épais, crétacé, à peine subopaque, orné de stries longitudinales onduleuses très fines, assez régulières, plus fines en dessus qu’en dessous, s'évanouissant vers l'ombilic; d'un blanc brillant légèrement grisâtre, rarement monochrome, le pus souvent avec une seule bande brune supracarénale continue en dessus, visible sur tous les tours de la spire, et des bandes brunes étroites, continues ou discontinucs, flammulées ou ponctuées, souvent obsolètes, en nombre très variable, irrégulière ment espacées entre la ligne carénale et la naissance de l’ombilic.— Spire subconoïde peu élevée, composée de cinq tours et demi à six tours à profil peu convexe. séparés par une ligne suturale assez accusée.— Croissance spirale d’abord lente et régulière, puis un peu plus rapide à l’extrémité du dernier tour. — Deraicr tour bien arrondi à sa naissance comme à son extrémité, un peu plus convexe en dessous qu’en dessus. — Inseron du bord supérieur de l’ouverture exactement médiane, mais un peu tombante sur une très faible iongueur à son extrémité, — Sommet obtus, lisse, brillant, d’un fauve foncé, parfois presque noirâtre, sur environ un tour et demi de la spire, — Ombilic moyen, profond, un peu évasé ai dernier tour, laissant voir les trois quar:s de la circonférence interne de l’avant-dernier tour sur une longueur à sa naissance égale au diamètre de l’ombilic en ce même point. — Ouverture oblique, faiblement échancrée par l'avant dernier tour, presque exactement arrondie, ou à peine transversalement suboblongue. — Péristome discontinu, droit, aigu, bordé intérieurement par un bourrelet blanchâtre s'étendant sur toute Ja périphérie, un peu plus fort en bas qu’en haut ; bord supérieur court, légè-
rement arrond' ; bords extérieur et inférieur plus largement arrondis . bord columellaire assez court, très légèrement réfléchi sur l’ombilir.
Dimensions. — Diamètre maximum : 9 à 11 millim. Hauteur totale : 56 —
OBservaTionNs. — La plupart des auteurs français ont cru devoir identifier l'Helix gratiosa à l'Helix unifasciata, el nous-même, suivant l'exemple de nos devanciers, nous avons envisagé jadis l’Helix gratiosa comme une simp'e variété mojor de l'Helix unifasciata ; une étude plus attentive de ces deux espèces nous conduit aujourd'hui à les séparer ; nous remarquons que celle forme major n'est pas exclusivement le fait d'une influence d'habitat ; en effet, nous avons à plusieurs reprises constaté la présence de co'onies populeuses de ces deux espèces vivant non seulement dans des milieux similaires, mais encore dans la même station; et fait plus particulier encore, lorsque les deux colonies étaient mélangées, il y avait peut-être plus de différence entre chaque type qu'entre ceux de deux colonies de pays éloignés.
Les caractères de l’Helix gratiosa, sont très précis et très constant; ; la taille seule est variable, mais sans jamais égaler c-lle de l’Helix unifasciata. C'est la forme la plus grande de tout le groupe ; c'est en même temps celle dont le test est le plus brillant, avec les côtes les plus fines. Sil'Helit gratiosa n'avait pas autant d'affinité comme galbe avec l'Helix unifasciata, 11 conviendrait sans doute de la faire rentrer dans le groupe de l'Helix Heripensis (1).
On peut établir pour cette coquille plusieurs variétés, mais toutes seront basées sur le mode d’ornementation du test, et surtout sur la disposition … des bandes ornementales. Nous connaissons les var. : unicolor, zonata, — interrupta, etc., qui s'appliquent soit à des individualités, soit même à des colonies entières.
Rapports ET DIFFÉRENCES. — Dans toul ce groupe, nous ne pouvons — comparer l'Helix gratiosa qu'avec l’Helix unifasciata. On la distinguera toujours : à sa taille notablement plus grande ; à son galbe proportionnel : lement plus déprimé ; à son test plus lisse, plus brillant, avec des côtes bien plus fines et bien plus serrées ; à ses tours de spire à profil moins convexe ; à son dernier lour toujours bien arrondi à sa naissance ; à son
(1) Heliz Heripensis, J. Mabille. — Locard, 4833, Monogr. des Hélices du groupe de l'Heliæ Heripensis.
ombilic proportionnellement plus ouvert, laissant mieux voir et sur une plus grande longueur l'avant-dernier tour; à son ouverture plus arrondie, moins transversalemnent elliptique; à son péristome ordinairement moins fortement bordé à l’intérieur ; ete.
* Hagrrar. — L'Helix gratiosa ne paraît pas très répandue en France ; cependant elle forme çà et là des colonies très populeuses ; on la trouve surtout aprèsles pluies sur les graminées, dans la région des plaines basses et des vallées. Nous l'avons observé dans les localités suivantes : les environs de Lyon, tantôt sur les terrains calcaires, tantôt sur les terrains granitiques, Saint-Fons, les Rivières, Béchevelin, Craponne, Couzon, etc., dans le Rhône; les environs de Mâcon dans Saône-et-Loire; les environs de Grenoble et de Sassenage dans l'Isère ; les environs de Chambérv, Saint-Jean-de-Maurienne dans la Savoie ; Bourg et la Bresse dans l’Ain ; Hondainville, Thury, Bury, Janville, Camp-Barbet, Balagny-sur- Thérain, dans l'Oise ; les environs de Valenciennes et de Lille dans le Nord ; les environs de Rouen dans la Seine-Inférieure ; Privas dans l’Ardèche ; Saint-Paul-trois-Châteaux dans la Drôme ; etc.
HELIX UNIFASCIATA, Poiret
Helix unifasciata, Poiret, 1801. Coq. fluv. et terr. de l'Aisne, Prodr. p. 41. Moquin- Tandon, 1855. Hist. moll., I, p. 234 (pars), pl. XVI, fig. 36-41. — bidentata, Draparnaud, 1801. Tabl, moll., p. 85 (non Gmelin.). — striala (var.i), Draparnaud, 1805. ist. moll., p. 186, pl. VE, fig. 21. — thymorum, v. Allen, 1812. Syst. abh. Conch., p. 56, pl. V, fig. 7. — candidula, Sluder, 1818. Syst. Verz., p. 85 (pars). -- Rossmässler, 4837. Jconogr., V, p. 26, pl. XXVI, fig. 350, a. — Dupuy, 1849. Hist. moll., p. 282 (pars). — Sltrialula, Hartmann, 1821. Syst. der. Schweiz, p. 51. Theba thymorum, Beck, 1837. Index molluscorum, p. 11. — candidula, Beck, 1837. Index molluscorum, p. 11. Xerophila thymorum, Meld, 1877. In Isis von Oken, p. 913. Helix tœniata, Müller, 1842. In L. Pfeiffer, Symb. Helic., 11, p. 104. — unizsont, Andrzejowski, 1842. In Pfeiffer, Symb. Helic., II, p. 67. Iacosta candidula, Morch., 1864. Syn. moll. Daniæ, p. 20. Theba unifasciata, Jousseaume, 1852. Faune env. Paris, in Bull. soc. zool., p. 217.
Descripriox. — Coquille de petite taille d'un galbe général subglobuleux légèrement déprimé, un peu conique en dessus, assez renflé en dessous. — Test solide, épais, à peine subopaque, orné de stries longitudinales ondulées très fines, très régulières, presque aussi fortes en dessous qu’en dessus, s’évanouissant à la naissance de l’ombilic ; d’un blanc légèrement grisâtre ou fauve très clair, un peu brillant, rarement
monochrome, le plus souvent avec une seule bande supracarénale, d’un fauve brunâtre, étroite, continue, visible sur tous les tours, et des bandes infracarénales en nombre très variable presque toujours discontinues, flammulées ou réduites à des points, indépen lantes ou soudées, de même coloration. — Spire subconoïde composée de cinq à cinq tours et derni à profil un peu convex», séparés par une ligne suturale bien marquée. — Croissance spirale lente et régulière à peine un peu plus rapide à l'extrémité du dernier tour. — Dernier tour arrondi à sa naissance lorsque la coquile est bien adulte, obtusément subanguleux chez - Jes jeunes individus, bien arrondi à son extrémité, un peu plus — convexe en dessous qu'en dessus. — Insertion du bord supérieur … de l'ouverture infracarénale et nettement descendante à son extrémité sur une longueur égale à près du tiers de la circonférence interne du dernier tour. — Sommet obtus, lisse, brillant, d'un fauve plus ou moins foncé sur un tour et demi environ de la spire. — Ombilic moyen, très profond, laissant voir l'avant-dernier tour sur une longueur égale — aux deux tiers de la circonférence interne, et sur une largeur à sa nais- …. sance sensiblement égale au diamètre de l'ombilic en ce mème point. — Ouverture oblique, faiblement échancrée par l’avant-dernier tour, arrondie, légèrement elliptique, un peu plus large que haute. — Péristome discontinu, à bords parfois reliés par un très faible callum chez les vieux individus, droit, aigu, bordé intérieurement par un épais bourrelet blanchâtre, s'étendant sur toute la périphérie, no'ablement plus épais dans le bas que dans le haut, parfois subdentiforme sur le bord columellaire ; bord …. supérieur court, arrondi; bord extérieur plus développé, bien arrondi; — bord inférieur encore plus largement arrondi ; bord columellaire court, … brusquement arrondi et légèrement réfléchi sur l'ombilic.
Dimensions. — Diamètre maximum : 5 1/2 à 7 millim. Hauteur totale : 31/#à5 —
…—. OnseRvATIONS. — Quoique inscrite sous des appellations souvent très — différentes, cette espèce n’en a pas moins été bien connue et parfois bien … décrite par bon nombre d'auteurs ; malheureusement ils ont souvent - confondu avec elle plusieurs autres formes cependant bien spécifiquement distinctes.
Comme galbe, comme allure, c'est une forme bien constante qui ne — présente en fait de variation que de légères modifications portant sur la … taille, le plus ou moins d’élévation de la spire, et surtout sur le mode
d'ornementation, Nous aurons donc lieu d'établir pour cette espèce un certain nombre de variétés. C’est à ce même litre que nous lui rattachons l'Helix thymorum d’ailleurs si bien décrite ctsi bien figurée par son auteur; c'est après nous être procuré des échantillons types d'Allemagne que nous eroyons devoir définitivement supprimer des catalogues cette espèce pour la faire rentrer au simple rang de variété. Les variétés que nous connaissons son! les suivantes :
Var. globulosa, Nob.— Coquille de taille assez petite, d'un galbe général un peu globuleux, à spire proportionnellement plus haute que dans le tvpe, avec le dernier tour à tendance à être subanguleux à sa naissance.
Var. depressa, Nob. — Coquille de même taille que le type, mais d’un galbe général plus déprimé, à spire moins élevée, le dessous de la coquille restant tout aussi renflé, 1 s tours séparés par une ligne suturale plus profonde.
Var. thymorum, v. Alten. — Coquille de même taille que le’ type, ou de taille un peu plus forte, à test un peu plus mince, avec des fascies supra et infraçarénales transparentes ou subopaques.
Var. radiata, Moquin-Tandon (1). — Coquille de toutes tailles, avec la bande supérieure plus ou moins discontinue. représentant des taches rayonnantes.
Var. interrupta, Moquin-Tandon. — Coquille de toutes tailles, avec cla bande supérieure interrompue réduite à des points interrompus plus ou moins apparents.
Var. hypogramma, Moquin-Tandon. — Coquille de toutes tailles, blanche en dessous avec plusieurs lignes roussâtres ou brunes, continues ou discontinues situées en dessous.
Var. obscura, Moquin-Tindon. — Coquille de taille assez petite, entièrement brune en dessus et en dessous.
Var. bizonata, Locard (2). — Coquille de taille moyenne, entièrement brune en dessous, avec une large bande brune en dessus.
Var. unicolor, Nob. — Coquille de toutes tailles, ordinairement un peu slobuléuse, monochrome, sans bandes ni fascies.
Var. candidula, Bourguignat (3). — Co quille de taille moyenne, à test plus fortement strié, avec une ouverture plus arrondie, moins allongée
(1) Moquin-Tandon, 1866. Hist. moll., VI, p. 234. (2) Locard, 4880. Et, variat. malac., 1, p. 167. 13) Bourguignat, 1864. Malac. Grande-Chartreuse, p. 82.
| transversalement, et un péristome moins fortement bordé et plus orné k intérieurement.
… RapporTs ET DIFFÉRENCES. — Parmi les espèces que nous avons précédemment étudiées, nous ne pouvons rapprocher l'Helix unifasciata type que des Helix Mouqueroni et H. rugosiuscula. On le distinguera de l'Helix Mouqueroni, à ses strics plus fines, plus rapprochées, plus régu- … lières ; à sun galbe moins g:obuleux, plus déprimé dans son ensemble, “vec une spire un peu moins conique ; à son ombilic plus large, - Jaissant voir sur une plus grande largeur une longueur également plus grande de l'avant-dernier tour; au profil de ses tours de spire moins . convexe, avec le dernier tour plus arrondi à sa näissance ; à son ouver- . ture un peu plus transversalement elliptique ; etc. … Rapproché de l’Helix rugosiuscula, il s'en séparera bien facilement : - parla manière d'être de sesstries toujours beaucoup plus fines ; par son galbe plus glob.leux et biea moins déprimé dans tout son ensemble ; parson ombilic notabl-ment plus large, laissant mieux voir l’avant-der- .… nier tour; par le profil de son dernier tour à sa naissance ; par la forme de son ouverture ; cic.
… Quelques naturalistes ont confondu les var. obscura et bizona de l'Helix … wnifasciata avec des variétés de même coloration del'Helix Lugduniaca (1); ilest certain qu'il existe entre l’Helix Lugduniaca et l'Helix unifasciata - certains rapports ; on peut même dire que c’est par l'elix Lugduniaca que le groupe de l'Helix Heripensis tient à celui de l’Helix unifasciatr. On distinguera donc l'Helix unifusciata : à son galbe un peu plus globu- … Jeux avec une spire plus haute et le dessous proportionnellement plus - renflé; à son ombilic un peu moins large; à son test plus strié, avec des Stries plus forte:, plus accusées ; à ses tours de spire à profil moins convexe, séparés par une ligne suturale moins profonde ; au profil de s >n dernier tour, moins régulièrement convexe, le dessous étant beaucoup plus convexe que le dessus ; etc.
… Hamrar. — l'Helix unifasciata vit dans presque toute la France, mais plus particulièrement dans la France septentrionale moyenne et submé ridionale. Nous pourrion: la citer dans presque tous les départements. On la rencontre dans les champs, les prés, les jardins, sur les pelouses et les gazons, sur les hautes herbes, dans les endroits un peu secs et un peu chauds. Quant aux variétés nous les avons observées dans les stations
(n Helix Lugduniaca, 3. Mabille, 1882. Zn LocarJ, Prodr, malac. franç., p 10) et 334 — 1883, Locard. Monogr. Helix Heripensis, p. 35
suivantes : Var. globulosa; Marlioz, Aix-les-Bains en Savoie ; Espalion dans l'Aveyron ; Bionville, près Metz dans la Moselle ; les environs de Belley et de Culoz dans l'Ain ; le camp d’Avor dans l'Allier; les environs de Lyon; etc. — Var. depressa : Francheville, Chaponost, Oullins, Saint-Genis-Laval, dans le département du Rhône ; les environs du Puy dans la Haute- Loire ; Lanslebourg en Savoie, ets, ; en général dans les pays granitiques et schisteux.— Var. thymorum : les environs de Lille, et de Valenciennes dans le Nord ; Plombières,Remi:emont dans les Vosge:. — Var. radiata : un peu partout, de préférence dans la région des plaines basses et des vallées ; les environs de Lyon, de Mâcon et de Valence, etc. — Var. interrupta : un peu partout, mais plutôt dans des slations un peu plus élevées et un peu plus arides que la variété radiata ; le Dauphiné, le Jura, le Bugey, etc. — Var. hypogrammu : partout, surtout dans la région des plaines basses et des vallée:. — Var. obscura : dans les mêmes stations, mais plus rare; les environs de Lyon, d'Avignon, etc. — Var. bisonata : dans les mêmes stations, mais également rare. — Var. unicolor: un peu partout, mais plus généralement dans les régions un peu élevées où bien au bord de la mer.— Var. candidula: les pelouses de la Correrie, du couvent, du col de la Ruchère et de Bovinant aux environs de la Grande- Chartreuse dans l'Isère ; le Revermont, le Colombier dans l'Ain ; les environs d’Alberville dans la Savoie ; Sallanche, Bonneville, Annecy, dans la Haute-Savoie ; etc.
HELIX CENISIA, de Charpentier (1)
Helix Cenisia, de Charpentier, 1837. Cat. moll. Suisse, pe 19, pi. [, fig. 21. — apicina (pars), Moquin-Tandon, 1855. Hist. moll , p. 232.
DESCRIPTION. — Coquille de petite taille, d’un galbe subglobuleuxconique, déprimé en dessus, très renflé en dessous. — Test assez solile, un peu épais, subcrétacé, subopaque, orné de stries longitudinales ondu'ées, assez fortes, irrégulières, peu rapprochécs et peu saillantes, presque aussi fortes en dessous qu’en dessus, s’évanouissant vers lombilic ; d’un blanc sale, un peu brillant, avec une seule bande brune assez élroite, supracarénale, continuée en de:sus, et ure ou plusieurs
(1) Cette espèce, en réalité, n'a pas été trouvée, jusqu'à présent du moins, sur le territoire géographique français; mais elle a été si souvent confondue avec d'autres espèces françaises qu’il nous a paru nécessaire d'en donner ici la description complète.
bandes étroites,de coloration plus pâle, discontinues, flammulées ou ponctuées, en nombre très variable, espacées entre la ligne carénale et l’ombilic. — Spire peu élevée, composée de cinq tours peu étagés les uns au dessus des autres, à profil peu convexe, séparés par une ligne suturale assez profonde. — Croissance spirale lente et régulière jusqu’à l’extrémité du dernier tour. — Dernier tour légèrement subanguleux à sa naissance, bien arrondi à son extrémité; beaucoup plus convexe en dessous qu’en dessus ; angulosité ne s'étendant pas au delà du quart de la circonférence externe du dernier tour. — Insertion du bord supérieur de l'ouverture infracarénale, légèrement descendante sur une faible longueur. — Sommet bien obtus, brillant, d'un fauve corné un jeu foncé, sur environ un tour et demi de la spire. — Ombilic moyen très profond, très légèrement évasé au dernier tour, laissant voir l'avantdernier tour sur une longueur égale aux deux tiers de sa circonférence interne et sur une très faible largeur. — Ouverture oblique, faiblement échancrée par l'avant-dernier tour, presque exactement arrondie, — Péristome discontiau, droit, aigu, bordé in‘érieurement et sur toute sa périphérie, par un bourrelet blanchâtre, un peu plus fort en bas qu’en haut. — Bords supérieur, extérieur et inférieur à peu près également arrondis ; bord columellaire ua peu plus court, très légèrement réfléchi sur l’ombilic.
Dimensions. — Diamètre maximum : 5 1/2 à 6 millim. Hauteur totale : 8 1/4 à 3 1/2 mil.
OBSERVATIONS. — Peu d'auteurs ont connu la véritable Helix Cenisia, sans doute parce qu'elle est assez difficile à se procurer, quoiqu’elle ne soil pas rare lors de la saison voulue, dans l’unique station où elle a été trouvée jusqu'à présent. Néanmoins, en se bornant à la seule description qu'en a donné de Charpentier, et à sa figuration, il est assez singulier de voir qu'une telle espèce ait été confondue par plusieurs auteurs (1) avec l'Helix Apicina (2) ; passe encore si on l'avait rapportée à titre de variété à l’Helix unifasciata !
Nous devons à l'extrême complaisince de M. Bourguignat la connais sance de cette jolie petite coquille, rocueillie par lui dans la station type, et c'est d’après ces échantillons que nous avons établi la description qui précède. |
U) Moquin-Tandon, Loc, cit. - Kobelt, 1881. Catalog binnenconch., p. 224. — S. Clessin,
1881. Nomenci. Helic. viv., p.133; etc.
(2) Heliæ apicin1, de Lamarck, 1822. Anim, sans vert,, VI, 2° parl., P 93.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES. — L'Helix Cenisia ne peut être comparée, parmi les espèces dont nous nous sommes occupé jusqu'à présent, qu’à l'Helix unifasciata ; elle se distingue en effet de toutes les formes précédentes par la dimension notablement plus grande de son ombilic ; on la séparera donc de l'Helix unifasciata : à son gaibe plus globuleux, avec la spire plus déprimée, les tours moins étagés, tandis que le dessous cest, au contraire, encore plus renflé ; à son test plus mince, moins crétacé, orné de stries plus fortes, plus larges, plus irrégulières ; au profil de ses tours moins convexe, avec ue suture un peu plus profonde ; à son der.ier tour plus anguleux à sa naissance ; à son ombilic très large, et pourtant laissant voir l’avant-derni r tour sur une moins
grande largeur à sa naissance ; à son ouverture plus exactement circulaire ; etc.
HaBirar. — Le Mont-Cenis, entre la Savoie et l'Italie, sur la sommité, près de la grande cascade, où elle a été recueillie, en 1827 par de Charpentier, et en 1860, par M. Bourguignat.
HELIX AGCOSMIA, Bourguignat
IHclix acosmia, Bourguignat, 1878. Mss. — 1882. In Locard, Prodr. malac. franç., p. 112 et 336.
— sugosiuscula. Pars auclorur.
Descripriox. — Coquille de petite taille, d'un galbe général subglobul:ux-déprimé, aussi convexe en dessus qu'en dessous. — Test solide, un peu mince, subcrétac*, subopaque, orné de stries longitudinales ondulées, assez fortes, assez régulières, un peu e-pacées, à peine plus fortes en dessus qu’en dessous, s’évanouissant vers Pombilic ; d’un blanc fauve-clair, passant parfois à la couleur terre de Sienne brûlée, rarement monochrome, le plus souvent avec une bande supracarénale étroite, continue, visible sur tous les tours, et en dessous des bandes également brunes, en nombre très variable, indépendantes ou soudées, crdinairement réduites à des laches ou à des points, souvent flammulées et obsolètes. — Spire médiocren.ent élevée, composée de cinq tours à profil bien convexe, séparés par une ligne suturale bien marquée. — Croissance spirale lente ct régulière, à peine un peu plus rapide à l'extrémité du dernier tour. — Dernier tour subanguleux à sa naissance, ct sur une
fi
l longueur variable, mais ne s'étendant pas au delà du tiers de la circon- férence externe de ce tour ; arrondi à son extrémité; aussi convexe en - dessus qu'en dessous. — Insertion du bord supérieur de l'ouverture — exactement carénale, à peine tombante, et sur une faible longueur à son extrémité. — Sommet obtus, très brillant, d’un fauve plus ou moins … foncé sur près de deux tours de spire. — Ombilic moyen, profond, un - peu évasé au dernier tour, laissant voir à l'intérieur l’avant-dernier … Loursur les trois quarts de la longueur de sa circonférence interne et sur une largeur, à sa naissance, presque égale au diamètre de l’ombilic. — = Ouverture un peu oblique, faiblement échancrée par l’avant- dernier tour, 4 presque exactement arrondie. — Péristome discon‘inu, droit, aigu, … bordé intérieurement par un mince bourrelet blanchâtre, s'étendant sur “ toute la périphérie, mais moins épais en haut qu'en bas ; bords supérieur, extérieur et inférieur bien arrondis ; bord columellaire un peu plus court, légèrement réfléchi sur l'ombilic.
Dimensions. — Diamètre maximum : 5 1/2 à 7 millim. Hauteur totale : 3 1/2à 4 1/2 —
.… On:envarions.— Celie espèce nous parait avoir été très souvent confondue avec la vé.itable He'ir rugosiuscula, dont elle en diffère cependant par bon nombre de caractères. Aussi faut-il lui attribuer la plupart des indications locales rapportées par erreur à l'Hclix rugosiuscula. Si “celle-ci vit plus particulièrement dans le sud-est de la France, l'autre a une extension géographique plus grande et va du sud-est au sud- “ouest.
…— C'est très probablement cette même coquille que L. Pfeiffer (1) et après lui M. S. Clessin (2) ont indiquée : in Gallia (Taragon, in Pyrenæis cé tralibus) qu'il faut évidemment traduire par Tarascon et rapporter à a wille de Tarascon sur Ariège, et non pas à la ville de Taragone, comme ons:rait tenté de le faire. Par suite de cette extension géographique, on observe chez l'Helix acosmia quelques variations qu’il importe de noter. Elles portent sur la taille, sur le plus ou moins d'élévation de la spire ct ur le galbe plus ou moins caréné du dernier tour. Dans certaines colohies, en eflet, ce dernicr tour cst nettement caréné, tandis que dans d'autres, la carènce s’évanouit, et le dernier tour à sa naissance paraît
1) L. Pfeiffer, 1833. Nom. het. vir., t. II, p. 194. (21 S. Clessin, 1881. Nom. hel, viv., p. 133.
presque exactement arrondi el aussi convexe en dessus qu’en dessous. Quant à la coloration et à l’ornementation, elles peuvent donner lieu aux variétés les plus diverses. Nous basant sur les seules modifications du galbe, nous établirons donc les variétés suivantes :
Var. minor, Nob. — Coquille n'atteignant pas six millimètres de diamètre, d’un galbe un peu plus globulcux, à spire un peu plus élevée, avec l'ouverture très exactement circulaire, et le dernier tour bien arrondi à Sa naissance.
Var. carinulata, Nob. — Coquille de toutes tailles, avec le dernier tour très nettement caréné à sa naissance, sur une longueur égale au tiers de la largeur de la circonférence externe de ce tour; ordinairement avec une ouverture un peu déprimée dans le ba:, le bord inférieur plus largement arrondi.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES, — On a, comune nous l'avons dit, souvent confondu l’Helix acosmia avéc l’Helix rugosiuscula ; elle s’en distingue pourtant très facilement : à son ombilic notablement plus large, laissant toujours voir l’avant-dernier tour sur une plus grande longueur et une plus grande largeur; à son galbe notablement plus subglobuleux, moins déprimé, au:si convexe en dessus qu’en de:sous ; au profil de ses tours plus convexes, avec une ligne suturale peu accentuée ; à son dernier tour plus convexe en dessus ; à l'inserlion du bord supérieur de l'onverture plus exactement carénale ; à son ouverture plus exactement circulaire ; etc.
Comparée à l’Helix unifasciata, on la reconnaîtra toujours : à son galbe général un peu moins déprimé, aussi convexe en dessus qu’en dessous, et par conséquent moins renflé en dexsous; à ses stries plus fortes, moins régulières, plus espacées ; au profil de ses tours notablement plus convexe ; au protil de sun dernier tour à a naissante, ordinairement plus anguleux, et plus régulièrement convexe ; à l'insertion du bord supérieur de l’ouverture, toujours plus haute et moins tombante à son extrémité ; à son ouverture plus circulaire ; etc.
Enfin, si on la rapproche de l'Helix Cenisia, dont elle rappelleun peu le : albe général subglobuleux, on voit qu'elle s’\n distingue : par la régulrité de la convexité du dessus par rapport à celle du dessous ; par une plus grande régularité dans le mode de distribution de ses stries; par le profil de ses tours plus convexes; par son dernicr tour ordinairement plus. anguleux à sa naissance ; par l’insertion notablement plus supérieure et plus rectiligne de son ouverture ; par le moindre évasement de l’om :
bille au dernier tour, laissant voir l’avant-dernier tour sur une moins grande largeur ; etc.
Hagirar. — Il est très probable qu'il fille rapporter à l’Helix acosmia une très grande partie des habitats attribués par erreur à l'Helix rugosiuscula. Nous ne citerons ici que les stations dont nous nous sommes assuré l'exactitude : les environs d’'Hyères, où a été trouvé le type, de Toulon, de Rians, de Saint-Raphaël, de la Sainte-Beaume, etc., dans le Var ; les environs de Nice, de Grasse et de Menton, dans les Alpes- Maritimes; les environs d'Avignon, dans Vaucluse ; Beaucaire, dans le Gard; Montpellier, dans l'Hérault; les environs de Toulouse, de Villefranche-Lauraguais, dans la Haute-Garonne ; Auch, Marsolan, dans le Gers ; Port-Sainte-Marie, Agen, dans le Lot-et-Garonne ; Foix, dans l'Ariège ; la Gironde; etc. — Var. minor : les environs de Foix, de Toulouse, de Villefranche-Lauraguais ; ete. — Var. carinulata : Rians, Agen, Marsolan, la Sainte-Beaume ; etc.
HELIX MICROPHANA, Bourguignat
Ielix microphana, Bourguignat. Mss.
— unifasciala (pars). 1857. Dumont et de Mortillet., Cat. crit. maluc. Léman, p. 62.
Descriprion. — Coquille de petite taille, d’un galbe général subdé primé, légèrement conique en dessus, assez convexe en dessous. — Test solide, assez épais, subcrétacé. subopaque, orné de stries longitudiuales onduleuses, assez fortes, assez irrégulières, un peu espacées, aussi fortes en dessous qu’en dessus, s’évanouissant vers l’ombilic; d’un blanc sale passant au roux très pâle, tantôt monochrome, avec quelques rares flammulauions cornées, plus ou moins obsolètes, tantôt avec une seule bande brune, étroite, supracarénale, visible sur tous les tours, et une ou plusieurs bandes de même couleur, infracarénales, en nombre très variable, le plus souvent réduites à des taches ou à des points. — Spire peu élevée, composée de cinq à cinq tours et demi, à profil bien convexe, séparés par une ligne suturale bien accusée.— Croissance spirale d'abord lente et régulière, puis un peu plus rapide à l'extrémité du dernier tour sur une longueur égale à environ un huitième de la circonférence externe de ce tour. — Dernier tour obtusément subanguleux à sa naissance sur une largeur égale à près de la moitié de ce tour, à protil plus convexe en
dessous qu'en dessus, arrondi à son extrémité. — Insertion du bord supérieur de l'ouverture exactement carénale, à peine tombante sur une très faible longueur tout à fait à son extrémité. — Sommet lisse, obtus, brillant, d’un fauve un peu clair, sur une longueur égale à environ un tour et demi. — Ombilic moyen, profond, légèrement évasé au dernier tour, laissant voir l’avant-dernier tour sur une longueur égale à un peu plus de la moitié de sa circonférence interne et sur une largeur plus petite que le diamètre de l'ombilie en ce point.— Ouverture peu oblique, assez échancrée par l'avant-dernier tour, exactement circulaire. — Péristome discontinu, droit, aigu, non bordé intérieurement ; bords exactement arrondis ; bord columellaire à peine réfléchi sur l’ombihc.
DiMENsioNs. — Diamètre maximum : 5 1/2 à 6 millim. Hauteur totale : 3à31/4 —
OgservarTioxs. — Il est probable qu’il faut voir dans cette espèce les formes indiquées par MM. Dumont et de Mortillet, sous les noms d’Helix unifasciata, var. minor et alpina (1). Malheureusement, dans leur travail, les auteurs se sont plus préoccupés du mode d’ornementation de la coquille que de son galbe et de ses caractères essentiels. Nous savons cependant que l'Helix microphana vit dans les Alpes, notamment dans le Dauphiné etla Savoie.
Cette forme varie peu ; ses caractères sont constants. Dans le jeune âge, le dernier tour est forcement caréné à sa naissance ; cette carène subsiste toujours lors que l'animal est adulte et même sénile ; seulement, tout en s’atténuant, e:le n’en reste pas moins bien visible. Une particularité de cette espèce, c’est l'absence absolue de tout -bourrelet interne, quel que soit l’âge du sujet. Déjà chez l'Helix acosmia nous avons vu que ce bourrelet était très atténué, à tel point qu'il avait échappé à son premier observateur; mais si, chez les coquilles bien adultes, ou même déjà vieilles, ce bourrelet apparait un peu, il fait ici complètement défaut.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES, — Vu les données si précises des caracères ombilicaux, il nous paraît inutile de revenir ici sur les rapprochements ct différences entre cette espèce et celles du premier sousgroupe qui affectent un galbe aussi déprimé. Dans le second sousgroupe, parmi les Hélices à ombilic moyen, il n’en est aucune qui soit
(4) Dumont et de Xortillet, 1857. Catal, crit. malac., p. 63 et 64.
aussi déprimée, avec une spire aussi peu élevée, tout en ayant pour les tours de la spire un profil aussi convexe. Une telle espèce nous semble done impossible à confondre avec ses congénères.
Iagrrar. — L'Helix microphana vit à des altitudes très différentes ; nous la connaissons dans les stations suivantes : Bonneville en Savoie à 2500 et 600 mètres d'altitude ; la Salette, près de Corps, dans l'Isère ; les environs de Gap, dans les Hautes-Alpes ; le col de la Magdeleine, dans les Basses- Alpes, à 2000 mètres d'altitude ; Limoux, dans l'Aude ; Agen, dans le Lot-et-Garonne ; etc.
HELIX ILICETORUM, J. Mabille
Helix ilicetorum, J. Mabille, 1881. In Bull. soc. Phil. Paris, p. 123.
Descriprion. — Coquille de petite taille, d’un galbe général subglobuleux un peu déprimé, un peu plus convexe en dessus qu’en dessous. — Test solide, épais, crétacé, subopaque, orné de siries longitudinales onduleuses, assez fines, très irrégulières, peu saillantes, moins fortes en dessous qu’en dessus, s’évanouissant à la naissance de l'ombilic; d’un blanc brillant, passant au blanc sale, le plus souvent monochrome, parfois avec une baïde brune, étroite, continue ou discontinue, supracarénale, et plusieurs bandes de même couleur, réduites à des taches ou à des points inégalement espacés entre la carène et l’ombilic. — Spire un peu convexe, légèrement conoïde, composée de cinq à cinq tours et demi, à profil bien convexe, séparés par une ligne suturale bien marquée. — Croissance spirale d’abord lente et régulière dans les premiers tours, un peu plus rapide aux autres tours, le dernier plus développésurle quart de sa longueur à l'extrémité. — Dernier tour bien arrondi à sa naissance comme à son extrémité, à peu près aussi convexe en dessus qu’en dessous. — Insertion du bord supérieur de l'ouverture sensiblement médiane, légèrement tombante à son extrémité. — Sommet lisse, obtus, brillant, d'un fauve corné plus ou moins foncé sur près des deux tiers de la spire. — Ombilic moyen, très profond, légèrement évasé au dernier tour, laissant voir l'avant-dernier tour à sa naissance sur une longueur 6 zale à un peu plus du tiers de sa circonférence interne, et sur une larseur égale à environ le tiers du diamètre de l'ombilic en ce même point. — Ouverture un peu oblique, médiocrement échancrée par l’avant-der uier tour, arrondie. — Péristome discontiau, droit, aigu, bordé intérieu -
rement d’un léger bourrelet blanchâtre sur toute la périphérie, un peu plus fort en bas qu'en haut; bord supérieur court, un peu rectiligne; bords extérieur et inférieur bien arrondis; bord columellaire court, un peu réfléchi sur l'ombilic.
DiIMENSIONS.-— Diamètre maximum : 7 à 8 millim. Hauteur totale : 3 1/2 à 4 —
Osservarions. — L'Helix ilicetorum occupe, comme taille, dans notre classification, une place intermédiaire entre l'Helix gratiosa et les autres petites espèces; mais comme galbe, elle en diffère notablement. C’est, du reste. une coquille parfaitement caractérisée, qui procède par ses caractères généraux un peu de chacune des différentes espèces que nous venons de passer en revue.
RAPPORTS FT DIFFÉRENCES. — Comparée à l’Helix gratiosa, l'Helix ilicetorum s'en distingue : par sa taille plus petite; par son galbe plus déprimé, aussi convexe en dessus qu'en dessous ; par sa spire moins conique ; par son dernier tour plus gros, plus arrondi, plus développé ; par son accroissement spiral moins régulier ; par son ouveriure encore plus arrondie; par ses stries plus accentuées. Rapprochée de l’Helix unifasciata on la reconnaîtra : à sa spire moins élevée; à son galbe aussi convexe en dessus qu’en dessous ; à son dernier tour plus arrondi ; à ses stries plus fortes, plus irrégulières ; à son ombilic laissant voir à l'intérieur une plus grande longueur de l'avant-dernier tour sur une plus grande largeur ; etc. Enfin, voisine de l’Helix microphana, on la différenclera : à son galbe moins déprimé dans son ensemble ; à sa spire à tours moins étagés ; à ses stries moins fortes, moins régulières ; à son dernier tour bien arrondi à sa naissance, à peu près aussi convexe en dessous qu'en dessus; etc.
Hapirar.— Nous connaissons cette coquille dans les stations suivantes : aux environs de Grasse, dans les Alpes-Maritimes ; à Abriès, dans le Queyras, dans les Hautes-Alpes. M. P. Fagot nous a communiqué trois échantillons peu typiques, de taille plus forte, récoltés dans les prairies de Salatery près Montgaillard, dans l'Ariège.
HELIX GAROCGELIANA, Locard
Heliæ unifasciata (pars), Dumont et de Mortillet, 1887. Cat. crit. malac. Léman, p. 62.
De:criprion.—Coquille de petite taille, d'un galbe général subconiqueglobuleux, conique en dessus, assez convexe en dessous. — Test solide épais, crétacé, subopaque, orné de stries longitudinales assez fortes, assez régulières, un peu saillantes, régulièrement espacées, presque aussi fortes en dessous qu’en dessus, s'évanouissant vers la naissance de l'ombilic ; d'un blanc grisâtre ou jaunâtre, rarement monochrome, le plus souvent avec une bande brune, un peu cornée, continue ou discon tinue, plus ou moins large, supracarénale et visible sur toute la spire, et d’autres bandes de même couleur en nombre très variable, ordinairement réduites à des taches ou à des points, inégalement répartis entre la ligne carénale et l'ombilic. — Spire un peu conique composée de cinq à cinq tours et demi, à profil convexe, séparés par une ligne suturale bien marquée. — Croissance spirale lente et régulière depuis le sommet jusqu’à l'extrémité, le dernier tour à peine un peu plus fort que les tours précédents. — Dernier tour très obtusément subcaréné à sa naissance sur une très faible longueur, à peine un peu plus convexe en dessous qu’en dessus. — Insertion du bord supérieur de l'ouverture inframédiane, lentement tombante à son extrémité sur une longueur égale environ au huitième de la circonférence intern: du dernier tour. — Sommet lisse, obtus, corné, brillant d’un fauve peu foncé sur un tour el demi environ. — Ombilic moyen, profond, légèrement évasé au dernier tour, laissant voir à l'intérieur l’avant-dernier tour à sa naissance sur une longueur égale aux trois quarts de sa circonférence interne, et sur une faible largeur. — Ouverture exactement circulaire, un peu oblique, médiocrement échancrée par l'avant-dernier tour. — Péristome discontinu, droit, aigu, non bordé intérieurement ; bords supérieur, extérieur et inférieur "exactement arrondis ; bord columellaire également arrondi très légèrement réfléchi sur l’ombilic.
Dimensions. — Diamètre maximum : 6-7 millim.
Hauteur totale : 45: —
Osservarions, — De toutes les espèces que nous avons examinées jus-
qu’à présent, c'est l'Helix Garoceliant qui présenté sous un ombilic aussi large la forme la plus conique-globuleuse, avec la spire la plus haute. Il «st probable que cette forme a dà être confondue avec l’Helix Cenisia par quelques auteurs. C'est sous ce nom que nous l'avons récemment reçue dès mains de M. Carlo Pollonera, de Turin. C’est également une forme confondue par MM. Dumont et de Mortillet avec l’Helix unifasciata, quoiqu’en réalité ces deux espèces aient bien peu de rapports entre elles, si ce n'est peut-être dans la disposition de leurs bandes ornementales. Comme galbe, celte espèce varie peu; mais comme ornementation, elle présente les mêmes variations que l’Helix unifasciata. On peut donc établir les variétés unicolor, radiata, interrupta, hypogramma, etc. Ces variétés vivent souvent ensemble dans la même colonie.
RAPPORTS ET DIFFÉRENCES.— L’Helix Garoceii ina ne peut être rapprochée que des Heiix Cenisia et II. ilicetorum. Comparée à l'Helix Cenisia, elle s'en distingue: par son galbe général bien plus conique; par saspire notablemnt plis acuminée, avec sis tours mieux Ctagés; par sontest plus solide, plus crétlacé ; par ses stries plus régulières; par le profil de ses tours notablement plus convexes ; par son mode d’enrou'ement encore
plus régulier ; par le profil de son dernier tour moins subanguleux à sa
naissance, à peu près aussi convexe en dessus qu’en dessous ; etc. Il se séparera de l’Helix ilicetorum: par son galbe général moins déprimé ; par sa spire toujours plus élevée, le dessus de la coquille étant plus haut que le dessous ; par une plus grande régularité de ses stries ; par l'accroissement régulier de sa spire ; par le profil de son dernier tour un peu moins bien arrondi à sa naissance ; par son ouverture plus tombante ; etc.
Hagrrar. — L'Helix Garoceliana se retrouve sur différents points de la Maurienne, ainsi que l'a constaté M. Bourguignat; elle vit abondamment autour du lac du Mont-Cenis ; dans les prairies de Buanevial, à Bourg- Saint-Maurice, dans l'Isère, et sur plusieurs points de la Savoie et de la Maurienne. Enfin, nous l'avons également reçue de Port-Sainte-Marie, dans le Lot-et-Garonne.
HELIX TARASCONENSIS, Bourguignat
Helix Tarasconensis, Bourguignat, 1884, Mss.
DesCriprioN. — Coquille de petite taille, d’un galbe général conique-
globuleux, bien conique en dessus, assez convexe en dessous. — Test solide, assez épais, subcrétacé, subopaque, orné de stries longitudinales onduleuses, assez régulières, un peu rapprochées, un peu plus fortes en dessus qu’en dessous, s'évanouissant à la naissance de l’ombilic; d'un blanc roussâtre passant au fauve clair,avec une bande brune assez étroite, continue, visible en dessus sur tous les tours de la spire, et plusieurs bandes étroites généralement discontinues, réduites à des taches ou à des points, rarement flammulées, inégalement réparties en dessous et en nombre très variable entre la ligne carénale et la naissance de l’ombilic. — Spire conique, composée de cinq tours et demi à profil assez convexe, bien étagés les uns au-dessus des autres, séparés par une ligne suturale médiocre. — Croissance spirale d’abord lente et régulière, puis plus rapide au dernier tour, celui-ci s'épanouissant un peu en largeur vers son extrémité. — Dernier tour obtusément caréné à sa naissance sur une longueur sensiblement égale au huitième de la circonférence externe de ce tour, bien arrondi à son extrémité, à profil un peu plus convex* en dessous qu’en dessus. — Insertion du bord supérieur de l’ouverture un peu infracarénale, lézèrement et lentement tombante à son extrémité sur une longueur sensiblement égale au sixième de la circonférence interne de ce même tour. — Sommet lisse, obtus, brillant, d’un fauve corné foncé, sur près de deux tours de la spire — Ombilic moyen, profond, légèrement évasé au dernier tour, laissant voir à l'intérieur l'avant-dernier tour sur une longueur égale aux deux tiers de sa circonférence interne et sur une très faible largeur. — Ouverture un peu oblique, médiocrement échancrée par l'avant-dernier tour, exactement circulaire. — Péristome droit, aigu, non bordé intérieurement ; bords supérieur, externe et Inférieur également arrondis; bord columellaire à peine un peu plus court, légèrement réfléchi sur l’ombilic.
Dimensions. — Diamètre maximum : 5 1/2-6 1/4. Hauteur totale : 4 1/4-5
Ogservarions. — Cette forme très curieuse dont nous devons la connaissance à M. Bourguignat, est proportionnellement la plus haute et la plus conique du groupe. C’est une véritab'e forme de passage avec les pelites Hélices trochiformes de la faune maritime. Mais si par son galbe, elle semble s'éloigner du groupe de l’Helix unifasciata, elle s’en rapproche par la forme de ses tours, et par son ornementation.
RAPPORTS €1 DIFFÉRENCES. — Nous ne pouvons rapprocher l'Helix
Tarasconensis que de l'Helix Garoceliana. On le distinguera de suite : à son galbe notablement plus conique ; à sa spire plus haute, plus conique, avec des tours plus étagés; à son test moins épais, moins crétacé; au profil de ses tours moins convexe, avec une ligne suturale moins bien accusée; à l'accroissement spiral notablement moins régulier, avec le dernier tour proportionnellement plus développé dans son ensemble et à son extrémité, avec un profil moins régulier; à son ombilic laissant encore moins bien voir l'avant-dernier tour; etc.
[Haprrar. — Cette Hélice paraît appartenir à la faune méridionale. Le type que nous a communiqué M. Bourguignat provenait de Tarascon, dans l’Ariège. Nous l'avons également reçu des environs de Toulouse dans la Haute-Garonne. C’est, du reste, une forme qui semble assez rare.