‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 130 sur 208 · ENT , F · texte numérisé non relu

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» l'aile. Un homme, après s'être dépouillé de ses vêtements, » nage en se cachant derrière une touffe de gazon qu'il pousse » devant lui ; il saisit rapidement cet oiseau avant qu’il puisse » donner l'alarme aux autres, lui tord le cou sous l’eau et le tue. » Les autres pêcheurs peuvent alors en prendre d’autres de la » méme facon, J'aurais douté de la véracité de ce récit, dit le » D' A. Brehm, si j'avais pu m'expliquer autrement les chasses » de ces gens-là. Sur les marchés des villes de la Basse-Egypte, » on trouve souvent des Flammants par douzaines, car on en » fait beaucoup de cas comme gibier. » (A. Brehm, Thierleben.)

NOURRITURE. « Ils n'aiment pas les eaux profondes, mais se » tiennent toujours dans les endroits où l’eau ne leur monte pas » au-dessus des tarses. Ils vont toujours en ligne droite en plon- » geant la tête sous l’eau pour pêcher les Mollusques, qui appar- » tiennent le plus souvent aux genres Mitylus et Cyclostoma (T. » Salvadori). J'ai trouvé dans son estomac, en même temps » qu'une assez grande quantité de grains de quarz, des restes » de Crabes, de Vers, d’'Escargots, de Mollusques et de matières » végétales. » (v. Heuglin.)

l’infér. Plumes de la gorge couvrant le menton et atteignant ou dépassant un peu l'angle du menton, Bec d'un beau rouge, noir à son extrémité sur un assez grand espace ; il est jaune à sa base (d’après de Philippi). Pas de pouce.

PHÆNICOPARRUS ANDINUS. G. R. Gr. Handl. B. IN, p. 73 (1871).

PHÆNICOPARRUS ANDINUS. De Philippi, Reise Atacama, p. 164, pl. 4, 5 (18. ).

PHÆNic. ANDINUS. Id. Wiegm. Arch. XXI, Bd. 1, p. 10 (1855). — Naumannia, p. 89 (1856).— Ann. Univ. Chili, p. 337 (1864).

PHæNiCoPT. ANDINUS. G. R. Gr. Ibis, pl. 15, f. 9 et 10 (1869).

Tête et poitrine nuances de rouge carmin ou de rouge de lie de vin. Couvertures alaires d'un rouge plus foncé que chez le Ph.

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PROPAGATION. « Le nombre des Flammants qui peuplent les » lacs de Cagliari est immense... Ils arrivent vers le milieu » d'Avr. Où vont-ils pour nicher? S'ils suivent les lois qui diri- » gent les oiseaux émigrants, ils devraient se rendre dans des » contrées plus septentrionales ; cependant il ne parait pas en » être ainsi; car, si quelques Flammants nichent vers l’embou- » chure du Rhône, leur nombre doit être fort restreint ; tandis » que ceux qui quittent la Sardaigne sont excessivement nom- » breux, Au reste, lorsqu'ils reviennent en Août, ce n’est jamais » du N., mais après avoir suivi une direction qui les ferait sup- » poser venir de l'Afrique... On doit cependant remarquer que » M. Tristram (lbis, p. 68, 1860) dit qu'il a vu beaucoup de » Flammants près de Waregli, et qu'ils n’y nichent pas. M. Salvin » dit la même chose pour Tunis et la province de Constantine, où » 11 y a beaucoup de ces oiseaux pendant le mois de Mars. » (T. Salvadori, J. f. O. p. 318, 1865). L’auteur cité ajoute que les lacs de la Sardaigne sont sillonnés d’un très grand nombre de barques et que les mouvements qui s'y font expliquent pourquoi les Flammants ne peuvent pas y nicher en sécurité.

« Le Flammant construit toujours son Nid dans les endroits

» où l'eau n'a pas plus de trois ou quatre pouces de profondeur.

» Le Nid qui s'élève au-dessus de l’eau à environ un demi-yard » de hauteur est fait en limon, comme celui des Hirondelles ;

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ignipalliatus. Le bout de l’aile est entièrement noir. Queue termi-

née en pointe et dépassant l'extrémité des ailes. Les dimensions varient.

Long. tot. du bout du bec à l'extrémité de la Queue, 347. Tibia, 8 3/4”. Tarse, 8 1/2”. Aile, 16 3/4”. Mandib. supér. 4 1/2”, Doigt méd., 2 1/2” (de Philippi).

HagrraT. Niche vers les lacs les plus élevés à une altitude de 10-13000’. Marais salés des Andes d'Acatama. Au mois de Déc: on apporte beaucoup d'œufs de ces oiseaux au marché d’Acatama. Pérou. Chili. Bolivie (de Philippi}.

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» sa forme est presque cylindrique; mais ilest un peu plus » large à sa base. Il offre une petite concavité ovale pour les » œufs. Lorsque l'oiseau couve, il étend ses longues jambes en » arrière, comme les bras d'un homme qui les croise derrière le » dos et avance les épaules... Le nombre des œufs est de » cinq... Lorsque le Flammant a été une fois dérangé, il ne » retourne plus à son Nid... » (Saunders, Ibis, p. 394, 1871.)

« L'on écrit et l’on dit encore que les Flammants se construi- » sent un Nid en terre glaise au milieu des marais et que les » femelles s’y mettent comme à cheval pour couver leurs œufs ; » je puis affirmer que dans notre Département ils ne construi- » sent point de Nids. C’est sur une petite élévation, le plus sou- » vent sur un petit chemin entre deux fossés que les femelles » pondent, et si elles choisissent une éminence, c'est pour pré- » server leur progéniture des eaux ; la femelle ne se met point » à cheval sur ses œufs, mais elle les couve en reployant ses » jambes sous le ventre... Les Flammants nichent sur la même » ligne et toujours en grand nombre. » (Crespon, Fn. mer.)

« .…. Arrivé à l'étang de Valcarès, je louai un batelier, qui

PHÆNICOPTERUS JAMESI, P. L. Sclater, P. Z. S.p. 395, pl. 36, p. 340, f, 3 (1886).

Ph. albus capite colloque luperiore et alis extus roseo indutis. Cervices undique, dorsi superioris et pectoris, plumarum apicibus cum Scapularibus et Secundariis externis elongatis et subalaribus sanguineo-rosaceis ; Remig. nigerrimis subalarib. longis sanguineis ; pedib. rubris. Rostri basi fluor. Loris nudis, in pelle carneis. Digito postico nullo. Long. tot. cire. 36.9. AT, 16. 0. Caud. 6. 8. Tarse 30 (Sclat.).

HaBrraT. Andes. Province de Tarapac, 1200 d'altitude (Sclat.).

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m'apprit que les Flammants avaient l'habitude de pondre leurs œufs sur les bancs de sable qui se trouvent entre cet étang et celui de Fournelet, où on peut les ramasser comme des coquillages sur le bord de la mer; cet homme ajouta qu'ils ne faisaient pas de Nid, et que les petits étaient couvés par le soleil... Je me rendis à une autre ferme située entre l'étang de Valcarès et celui de Fournelet, et je causai avec un berger, qui était depuis 45 ans dans cette propriété... Valcarès est rempli de Petoncles de l'Espèce commune, Cardium edule, dont ces oiseaux se nourrissent; après quoi ils vont boire dans

» Les ruisseaux qui coulent dans le lac. Les chasseurs se cachent

près d’un des endroits où ces oiseaux vont boire et les attendent. Ils en tuent jusqu'à sept d'un seul coup. Mais cet homme n'avait jamais entendu parler de leurs œufs. Les Flammants arrivent au commencement de Févr. et demeurent jusqu'en Oct. ou Nov. Le Valcarès en devient quelquefois tout blanc... (de retour à Arles) je trouvai un excellent collègue, passionné pour l'Histoire naturelle et bien disposé à m'aider. Il m'apprit que les Flammants venaient encore en grand nombre comme auparavant, qu'ils ne se trouvent qu'à Valcarès, Fournelet et Faraman..….. et jamais vers les autres étangs. Ils arrivent tous les Print. et tous les Etés; du mois d’Août au mois de Sept. il ven a un ou deux mille. Maintenant ils sont beaucoup plus pourchassés qu'autrefois. Il y a vingt ans que l'on ne comptait pas plus de quinze chasseurs à Arles ; actuellement il y en a environ deux mille, et les oiseaux sont très sauvages et très défiants. Ils sont encore si abondants que l’on peut entendre leurs cris à un mille de distance. Il y a vingt ans, mon hôte vit quelques anciens Nids sur les bancs de sable entre Valcarès et la mer ; ces Nids étaient des Nids de Flammants, et consistaient en un amas de sable de 2 pieds de diamètre environ, et de dix pouces de hauteur, formant une pyramide au sommet de laquelle la dépression destinée à recevoir les œufs n'avait pas plus de dix pouces de diamètre. Il y avait quinze Nids sur une étendue d'un mille. On disait qu'autrefois on chassait à cheval les jeunes Flammants. Mais main-

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» tenant la Camargue n'est plus ce qu'elle était autrefois... Il » est probable que les Flammants ne nichent plus à la Camar- » gue, mais on peut encore en trouver des œufs; les femelles » les pondent en arrivant et les déposent au premier endroit » venu, où elles les abandonnent... » (J. W. Clark, Ibis, p. 349 et suiv. 1870).

Voyez : Breeding of the Flamingo in Southern Spain. (P.Z.S. p. 446, 1880).

Espagne. « ...… Les Nids étaient peu élevés; quelques-uns » mesuraient 2 ou 3 inches de hauteur, et un petit nombre 5 ou » 6 inches, Ces Nids étaient pour la plupart de petites élévations » de boue, avec la trace des pieds de l'oiseau bien marquée. Le » plateau avait l'aspect général d'une grande table couverte de » plats. Au milieu on voyait un creux profond et rempli d’eau » bourbeuse, qui d'après ses bords entaillés paraissait servir de » réservoir pour les matériaux employés à la construction des DINIds:.….. À l’aide d’une longue vue, nous observämes aussi » distinctement que possible les oiseaux posés sur leurs Nids. » Leurs longues jambes rouges repliées sous leur corps, les » genoux dépassant la queue et leurs cous gracieusement » recourbés sur leur dos, de manière qu’ils tenaient leur tête sur » leur poitrine... Aucun de ces Nids ne contenait encore des » œufs (11 mai)... » (Chapman, On Spanish Ornithology, Ibis, p. 88, 89, pl. IV, 1884).

Œufs (2) d’un blanc pur très mat, sans taches, à surface rude, légèrement crayeuse. 0"080-0%090 sur 0050- 0*055 (Degl. et Gerbe).

Thienemann, Fortpfianzungsg. pl. LXX, f. 7.

Bâdecker, D. Eier d. europ. Vôg. pl. 77, f. 1.

PaænicoPrEnus MINOR. Brehm, Vogelf. p. 298 (1855). Nec Vieill. ? PHÆNICOPT. ERYTHRÆUS. T. Salvadori, J, f. O. p. 320 (1865). Nec Verr.

MÉMRR EN RNS Aa r g

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Le Ph. erylhræus. Salvad. ne peut être identifié à celui de Verreaux, mais peut-être au Ph. minor de Brehm, qui est remarquable par sa petite taille. Il est fâcheux que ce dernier auteur n'ait pas accompagné sa | courte description de mesures comparatives qui auraient éclairei les doutes. Je rapporterai à l'oiseau décrit par M. Salvadori, un exemplaire de ma collection, qui s'en rapproche beaucoup par les dimensions, ainsi, qu'on peut en juger par le tableau comparatif suivant :

Ph. erythræus. Salvad. Ph. de ma collection.

Long. tot... 12:26 1% environ.

Bec jusqu’à la commissure | 0% 10 à02 112 0 10 MAPS nie mere 12 95 à 0° 213 0 24 Aile repliée..….. 07 40 à 0738 02375

En outre, le bec de l’exemplaire de ma collection se rapproche assez pour la forme et pour l'étendue du noir de celui qui est figuré dans l’Zbis, pl. XII, f. 2, 1869.

D'un autre côté, M. C. A. Wright (Zbis) donne la description suivante d’un Flammant de Salvadori, tué à Marsa, île de Malte.

Log! tot Ah era Len 3 6” IPATS RTE est TR 65% FÉMUR I rence 0°9 1/4 AMC 3.2.0 De ren de à F2?

Bec depuis le front... 0°4 3/4

Le rouge des ailes est très étendu. Les Rectrices sont blanches, avec une légère teinte d’œillet. Bec de la même forme que celui du Ph. europæus.

CT

Si l’on observe que le Flammant d'Europe varie beaucoup dans ses dimensions (le D' A. Brehm a vu des mâles qui mesuraient 4’ de longueur, tandis que des femelles adultes ne dépassaient pas 3 1/27), on peut supposer que le PA. erythræus de Salvadori n’est fondé que sur des exemplaires de petite taille du PA. europæus.

HaBrraT. Europe mérid. Malte. Espagne ?

11,445. — Bordeaux, V° Cadoret, impr., rue Montméjan, 17°

vd | CONTRIBUTIONS

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DE

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