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DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE ET MŒURS

Quoy et Gaimard, Distribution géographique des oiseaux marins. (Ann. Sc. nat. IT, p. 123 et suiv., 1824.)

Lesson (Ann. Sc. nat. p. 88 et suiv., 1825. — Man. II, p. 346).

J. Tschudi, Beiträge zur Verbreitung der Meeresvôgel (J. f. O. p. 177 et suiv., 1858).

C. W. Hutton (Ibis, p. 276 et suiv., 1865, p. 185 et suiv., 1867).

« Tous les voyageurs ont remarqué que les oiseaux marins se

précipitent autour des navires plus volontiers au moment des

» tempêtes, que lorsque la mer est calme... Lesson dit (Man. TI,

p. 347) : les oiseaux marins sont beaucoup plus rares dans les beaux temps, ou plus difficiles à approcher. Il semble que l'agitation des vagues soit nécessaire pour leur fournir plus aisément les poissons et les mollusques qui servent à leur nourriture, et que dans les grandes perturbations de l’atmosphère, ils aient un plaisir instinctif à lutter contre les tempétes et à se jouer des flots en courroux. »

« De telles assertions ont été maintes fois répétées dans des ouvrages sérieux; des observations attentives nous ont mis à même de voir ces faits sous un autre jour. »

« Si Lesson avait dit simplement que les oiseaux marins s’arrêtent plus rarement près des navires lorsque le temps est serein, sa première observation aurait été exacte. En mer leur nombre est égal, que le temps soit beau ou mauvais. Dans le premier cas, les navires profitent autant qu'ils peuvent des vents favorables pour hâter leur marche et parcourir en peu de temps de grandes distances. Il y a très peu d'oiseaux grands voiliers, qui soient capables de les suivre longtemps dans de semblables circonstances. Ils sont bientôt laissés en arrière et remplacés par de nouveaux individus. Il faut encore ajouter que les navires mettent peu de temps à franchir les latitudes sous lesquelles certaines Espèces sont confinées; il est facile de comprendre qu’alors on ne peut guère s'emparer de ces oiseaux ; car l’hamecon muni de l’appât destiné à les attirer se trouve entraîné trop rapidement sur les flots, à cause de la vitesse de la marche. Quant à la remarque de Lesson, d'après laquelle le mouvement des vagues serait nécessaire à ces oiseaux pour leur faire découvrir leur nourriture, elle est tout à fait dépourvue de fondement ; toutau contraire, ils ontbeaucoup plus de peine à la trouver lorsque la mer est fortement agitée ; c’est pourquoi ils s’'approchent davantage des navires, pour calmer leur faim en dévorant les débris qu’on leur jette. Lorsque la mer estgrosse et que les vagues sont très élevées, les navires sont entourés d’un grand nombre de Pétrels et d'Albatros, sur-

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