‹ Contributions à la faune ornithologique de l'Europe occidentaleChapitre 68 sur 208 · MELANETTA FUSCA. Boic, 1sis, p · texte numérisé non relu

MELANETTA FUSCA. Boic, 1sis, p

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Su dois : Srärta. (Ni:ss.) de Svart, noir.

Danois : Ælolsaud. (Tcilmann).

Hollandais : Det groot: Zerënd (Schleg.). Le grand Canard noir. Allemand : Sammetente. (Bechst.). Canard de velours. Anglais : Great black Duck. (Montagu).

Français : Double Macreuse. (B.),

Gard : Negrasso. Brunasso (Crespon).

Plumes du front s'avançant sur la mandibule infér. en formant un angle arrondi. Un mirror blanc sur lPaule. s d’un nou de velours. ® el jeunes d’un brun

Semblable à M. fusca, mais de taille pius forte, bec plus long et plus grêle, à protubérance plus proëéminente et plus développée. Espace entre les narines ct bords de la .mandibule supér. plus étroits. Plumage entièrement noir. Une tache blanche au-dessous de l'œil! plus grande que che: M. fusca, Un miroir blanc sur les Rémiges secondaires.

Le caractère principal de cette Espèce consiste en ce que les plumes du. front s’avancent sur la mandibule supérieure en formant une pointe, tandis qu'elles forment un angle arrondi chez M. f'usca (Cassin).

HABITAT. — Amérique sept. ; côtes de l'Atlantique. (Cass.). Baie d'Hudson. (Blakiston)., Mackenzie River. (Ross). Labrador, (E. Coues). Tué à Land’s End, (Rodd, Zoologist, p. 4946, 1855).

Tué à Chin-Kiang, sur le Yang-tsze, Chine (Swinhoe).

SU ou

ue

nowrätre, avec une tache blanchätre entre le bec et l’aœul

el une autre de même couleur sur la région auriculaire. T'arses el doigts rouges chez le à, d’un rougesale chez la S etles jeunes. Long. tot., 0",54.

MÂLE. Hiv. et Print, — D'un noir de velours. Tête et cou à reflets violets. Une tache blanche en demicercle au-dessous de l'œil. Sur l'aile, un miroir de même couleur. Bec jaune rougeûtre. Narines, petites oibbosités du bec, deux traits qui prennent naissance au bord antérieur de celles-ci et se dirigent en divergeant vers les côtés de l’onglet, angles et bords de la mandibule supér., noirs; pres de l'onglet, qui est d’un Jaune rougeàtre tres vif, cette dernière bordure noire est plus large que postérieurement. Mandibule infér. jaune-orange au devant de la réunion de ses deux branches, noire sur les bords. Tarses et Doigts rouges. Membranes noires. Iris blanc. Long. tot., 0°,54-0°,55. Bec à partir du front, 0,046. Aile repliée, 0",28. Tarse, 0",045.

MÂLE. Été. — Dessus du corps d'un brun foncé et clair, à bordures claires. D’un brun foncé en dessous, avec des taches cspacées jaunâtres sur la poitrine et sur le ventre, mais ces dernieres sont plus fortes. flancs offrant un mélange de plumes blanches, qui forment des lignes ondulées, étant recouvertes par les plumes de couleur foncée. Extrémité des Rémiges d’un jaune sale pale. — Un sujet en cet état a été tué près de Radolphzell dans le S. du Duché de Bade, le 20 juin 1855. (Schütt, De 0. pt 269. 1861)

N. B. — Palmén, continuateur de Magnus von Wright (Finlands F'o :

glar), dit t. Il, p. 457, que très probablement le mâle de cette Espèce

AR em

revêt en Été un plumage analogue à celui de la femelle, dont il doit se distinguer par la protubérance de son bec, la couleur rouge de ses tarses et son iris blanc. Cet auteur fait remarquer que le mâle n’a jamais été décrit sous la livrée d’Été que par l'auteur cite plus haut, et qu'il n’a jamais pu lui-même s’en procurer un seul à cet époque.

Femezze. — Bec sans protubérance, d’un noir mat. Iris jaune grisâtre. Tarse d’un gris rougeâtre. Membranes noires. Tête et cou unicolores, d’un gris brunjaunâtre foncé. Souvent il existe une tache blanchâtre entre l’œil et le bec, et une autre tache de même nuance derrirère les yeux sur la région auriculaire. Corps d’un brun noir et d’un brun grisâtre foncé, avec des bordures d’un gris jaunâtre plus claires. Jabot et dessous du corps presque blancs, avec des taches d’un gris brun clair. Miroir de l'aile blanc.

JEUNE. — Le Canard brun, B. ent. 1007.

Teintes plus claires que celles de la Femelle. Dessous du corps tacheté de blanc. Taches de la tête plus petites que chez celle-ci. Tarses et doigts d'un jaune brunâtre. (D’apr. Nilsson.)

VaRiËTÉ. — l'oute la partie emplumée de la tête et le dessus du cou offrant un mélange de blanc et de noir; cette dernière couleur prédominant sur le dessus de la tête et au devant des yeux. Front pointillé de brun noir. Nuque et région oculaire avec de grandes taches noires. Taches auriculaires d’un blanc pur, ainsi que le menton et la gorge. Sur le jabot et les scapulaires se voient des plumes blanches isolées. Toutes les Rémiges primaires, ainsi que le miroir, d’un blanc pur; les suivantes tachetées irréguliérement de brun noir vers l'extrémité. Le

‘Fasc, III.

| elodie reste du plumage comme à l'état normal. — Tué en Mai 1867 à Kôükar, Aland. (Palmén, Finlands Foglar, W, p. 499.) |

PoussiN. — Parties supérieures d’un gris brun foncé. Les quatre taches dorsales un peu plus marquées que chez les autres Espèces. Sur le jabot existe une bande d’un gris brun. Bec d’un gris bleu foncé. Le duvet laisse un

espace triangulaire dont la base se trouve entre les nari-

nes. Pieds d’un brun olive, rougeâtres à l’intérieur. Iris gris brun. (Meves, Oefvers. K. Vel. Ak. F6rhandl. 1860. Jbid. p. 291, 1868. — R. Z. p. 249, 1870. Descript. pl. X. 1866.) ES

ANATOMIE. — La trachée du Mâle a au-dessous de la glotte une boîte

osseuse de forme longitudinale et sil:onnée dans le milieu. A peu près vers le milieu du tube est une autre boîte osseuse, aplatie sur Ja partie qui touche les vertèbres du cou, et de forme demi-sphéroïde en dessus. Le larynx inférieur se dilate aussi un peu à droite et à gauche, et forme deux petites protubérances aplaties chez les vieux mâles. Chez les jeunes mûles de l’année, toute la consistance de la trachée est de nature membraneuse et cartilagineuse ; les boîtes, qui ont alors une forme irrégulière, sont composées d’anneaux en partie cartilagineux et en partie membraneux; ceux-ci s’ossifient à mesure que l’Oiseau avance en âge (T.). Voyez Yarrel, Brit B. 4e éd. p. 480. fig.

Hagirar. — B. Petchora /Seebohm et H, Brown, Jbis. p. 448. 1876). Archangel., CG. G. en Russie et en Sibérie (Pall ). Finlande (J. v. Wri-

ght). Niche communément dans la Scanie orieut. et sept., à Calmar, dans

le Gothland, mais rarement dans la Scanie occid. Du côté de l'E. il remonte jusqu’au 70°. Très R. en Livonie à l’époque du passage (Wallengr.). Upsal, R. (A. Mesch). Ile de Gottland, GC. (A. Andr.). Laponie, G. C. arrive vers le milieu de Mai; niche, émigre fin Oct. (Schrad.). Danemark, Assez C. en Hiv. (Kjärb.). Feroë, pas très CG. (A. Holm). Duché d’Anhalt; pas C. (Naum.). De passage en Hiv. sur les côtes de Hollande, de Belgique, d'Angleterre et du N. de la France (Degl.). Angleterre, fin Automne (Macgill.). Alsace, Acc. (Krœner). Morbihan, pas C.(Taslé). Manche (Le Meunicier). Sarthe, très Acc. (Gentil). Seine-Inférieure (Hardy). Rhône, très Acc. (L. O. — G.). Charente Inférieure, Ass. C. Loire-Infé-

PE

rieure. Les adultes sont RR. (Beltrém.). La Brenne, Indre, R. (R. Martin). Rég. sur les côtes de la Gironde. (Dubalen). Aude, R. Hérault, en petit nombre, Pyrénées orient., pas C. (Lacroix). De passage près de Grenoble (Bouteille). De passage en Savoie (Bailly). Gard, très R. (Crespon). Lac de Garde. Jeunes (Althammer). Grèce, isolément (Linderm.) Province de Gerona, tous les Hiv. (Vayreda). Espagne mérid. RR. (Saunders). Cyclades, Hiv. (Erhard.).

Algérie. Acc. (Loche). Tanger (Carstens.). Lagunes de la Basse Égypte, Hiv. Acc. (v. Heugl.).

Mœævurs. — Ce qui a été dit au sujet de la Mucreuse peut genéralement s'appliquer à la Double Macreuse. D'après Ferd. Droste-Hulshotf, cet Oiseau se mêle aux bandes de cette première Espèce. Suivant la plupart des auteurs, l’'Anas fusca serait très peu farouche et se laisserait prendre facilement aux pièges les plus grossiers. Le D' À, Brehm a cependant observé le contraire dans son voyage en Laponie. Cet ornithologiste distingué ajoute que les Samoyèdes et les Tongouses font à ces Oiseaux des chasses très destructrives. Dans le but de se nourrir de leur chair qu’ils trouvent très délicate, ils profitent du moment de Ja mue pour les poursuivre en bateaux, les acculer dans des bas-fonds et les assommer. Palmen. (Finlands Foglar. II. p. 464) dit que le même genre de chasse ‘e pratique en Finlande. En Laponie, on attire facilement ces Oiseaux avec des individus empaillés. (v. Nordm.)

D’après Ekstrôm, la femelle est tellement attachée à son Male, que si celui-ci vient à être tué, elle ne s'éloigne pas et attend le coup du chasseur, Mais si, au contraire, c’est la Femelle qui est tuée la première, il est rare que le Mâle reste à portée. |

NOURRITURE. — Diffère peu de celle de l’Espèce précédente,

PROPAGATION. — Niche dans plusieurs localités de l'île d’Oeland. M. Meves a trouvé le 27 juillet des œufs qui n’étaient pas encore éclos. La Femelle couvait avec tant d’assiduité qu’elle se laissait prendre sans chercher à s’echapper.

Niche communément en Norvège sur les lacs des montagnes; rarement vers les caux salées. (Collet, Norges Fug'e.)

Les limites les plus méridionales de la reproduction de cette Espèce en Scandinavie est Blekinge, ainsi que la Scanie septentr. et orient. (Nilss.).

Niche, en outre, dans le N. d: la Russie et de la Sibérie, ainsi que sur les côtes de la Finlande.

On doit noter que cette Espèce a niché en Hollande. (v. Heu;l.)

Laponie. Nid construit sans art avec des tiges grossières et des feuilles entremêlées avec le duvet de l’Oiseau (Pässler).

Nid ordinairement placé au miliea de hautes herbes, près d’une éléva-

tion ou d'ün massif d’arbustes. Il est garni à l’intérieur, comme celui de S. mollissima, d'une certaine quantité de duvet; est placé dans un creux ‘etenvironné d’herbes sèches. (Gadamer.)

Œufs 2 3/4” sur 2” (mesure rhénane). Leur couleur, lorsqu'ils ne sont pas couvés, est d’un isabelle pur. Après avoir éte vidés, ils se décolorent et deviennent blancs. (Gadam.) |

Laponie. Œufs (8); 2" 7 1/2" sur 1” 6 1/2”, de forme allongée, diminuant d'épaisseur de la base au sommet. Coquille lisse et luisante, à grain très fin, d’un blanc tirant sur le rougeâtre. Ces œufs sont faciles à confondre avec ceux de l'Oid. nigra. (Pässler). 0m,062-0m,065 sur 0",046- Om,048. (Degl. et Gerbe).

Thienemann, Fortpflanszungsgesch. pl. LXXI, fig. 1. 1.

Bädecker, Brehm et Passler, Die Eïer d. europ. Vôg. pl. VU, fig. 3.

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Thiele. Melanetta fusca (Naumannia, VIT, p. 43 bis. 1859).

STIRPS GC. — CLANGULE Æ

Caracteres du Genre.

GENUS. GLANGULA. Leach, Phil. of Zool. (1819). Type An. glacialis. L.

HareLDva. Leach, Shaw's Gen. Z.p. 175. (1824). PAGONETTA. Kaup, Nat. Syst. p. 66. (1829).

CrymonessAa. Macgill. Man. IT. p. 185. (1840). Eïisenenten. Schleg. Rev. crit. (1840).

CLANGULA. Voyez pour ce nom l’article du CT. glaucion.

Harelda, faute typographique pour Haveldau, comme Macgillivray l’a fait observer le premier (Mun. I. p. 186).

PAGONETTA. de méyos, froid glacial, et de Nñtrx, Canard,

CRYMONESSE. de xpuudc, froid, et de Nicox, Canard. :

Eïisenente. De Eis, glace, et de Ente, Canard.

GLAUCIONETTA, de yhavxtov, glaucium et de Nütra, Anus.

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Le nom islandais de l’unique Espèce de ce Genre, Hävellu (que l’on doit prononcer Hauvédla, et plus ordinairement Hauédla, signifie à ce que nous apprend Krüper celui qui chante sur un ton élevé. Harelda est probablement une erreur typographique que Lieach a laissé subsister, et qui a été reproduite dans la plupart des traités d'ornithologie. Hävella, est le nom usité vers le lac Myvatn. Dans le reste de l'Islande, on dit Hawelli, et Fovella suivant Faber. Ce mot a subi en danois la transformation de Hawlit et eelle de Egvedla aux îles Feroë, à ce que nous apprend A. Holm, ou celle de Hu-ella et Ha-old d’après Brünnich.

Suédois : Alfogel, Sommeral Winteral; et dans le Bohuslän Galdust. (Nilsson).

Norrland : Havelle, qui dérive de l'islandais, et Jisand; ce dernier rappelle la dénomination allemande Æïisente, Canard glacial, que l’on trouve reproduite dans le hollandais iÿseend. C’est d’après ces dernières expressions que l’on a formé les mots grecs Pagonetta, de xäyos, froid glacial, et de Närra, Canard. Le mot Crymonessa offre exactement le même sens,

Bec ressemblant à celui des Espèces du Genre Clangula; assez court, élevé, de médiocre longueur. Arête assez étroite. Faces latérales du bec peu bombées et descendant peu obliquement. Un petit plan triangulaire à sommet supér. vers les angles de la Mandibule supér. ; celle-ci, à bords droits et horizontaux jusqu’au niveau du bord anté - rieur des narines, puis se relevant en décrivant une courbe jusqu’à la base de l’onglet, qui est médiocre et arrondi. Lamelles tres saillantes, dépassant le bord mandibulaire jusqu'au niveau du bord antérieur des narines, distantes, pointues. Narines percées de part en part; leur extrémité antérieure située presque au milieu du bec. Plumes du front s’arrêtant en ligne droite à la base du bec; celles des Lorums descendant en ligne droite oblique d'avant en arrière sur les faces latérales du bec jusqu'aux commissures. Ailes médiocres. Scapulaires allongées et amincies chez les Mâles, se terminant vers le tiers postér. de la longueur de l’aile repliée. Queue conique. Rectr.

acuminées, étagées. Les 4 médianes longues. Les 2 du milieu très longues eten filets chez les mâles. Tarse plus court que le Doigt méd.

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