CLANGULA GLACTALIS. Leach, Phil, of Zool
Isländische Spiessente. Klein, Verb. Hist. d. Vôüg.p. 143 (1760).
CLANGULA GLACIAIIS. Boie, Isis, p. 564 (1822). |
HARELDA GLACIALIS. Leach, Shaw’s Gen. Z. XII. p. 175 (1824).
CLANGULA GLACIALIS, HIEMALIS, FABERT, MEGAUROS (16 Rectr.) et brachyrhynchos. Brehm, Isis, p. 999. (1830). — Handb. p. 933-938 (1831). ;
ANAS GLACIALIS. Gould, Eur. pl. CCCX CII. (1837).
HarELDA GLAGIALIS. Reichb. Handb. pl. LXXVI. fig. 112-115. (1850).
H. GLACIALIS. HIEMALIS, FABERI, MEGAUROS. Brehm, Naumannia. p. 299 (1855). — Vogelf. p. 386 (1855).
FuLiGuLA GLACIALIS. Dubois, Ois. Belg. pl. CCLXXX VIII (1857).
Canard de Miclon. On écrit Miquelon. C'est une île française située .
près de la côte mérid. de Terre-Neuve, au S.-0. de la Baïe Fortune. Lat. N. 40 4’. Long. O. 58° 40”.
MaLe. Print, — Bec noir, traversé par une bande rougeütre. Plumage en grande parhe brun avec de larges bordures rousses en dessus. Espace entre le bec et l'œil gris. Une grande tache blanche derrière l'œil. Cou d'un brun noir avec un large plastron noir brunâtre sur le devant de la poitrine. Dessous du corps blanc. Les £ Rectr. mé. terminées en filets minces et allongés. Pas de mirorwr sur l'aile. Tarses el doigts jaunes. Long. tot. 0",54. Mare. Hiv. Téte et cou blancs. Une grande lache brunâtre de chaque coté du cou. Dessus du Corps, aules et large plastron sur la poitrine d’un noir brunûâtre. Dessous du corps blanc. Scapul. et flancs d’un cendré plombé clair. Joues grises. FeueLre. Print.
Fo D
Une bande étroite d’un brun noir s’élend de la base du bec jusqu'à la nuque. Le reste de la tête et du cou d'un brun jaune noirâtre. Gorge noirâtre. Une bande blanche tachetée de brun jaunätre s'étend de l’œu en arrière ; une autre bande d’un blanc moins net eanste au-dessous des oreilles. Tout le bas du cou d'un brun noir. Dessus du corps d'un brun noir avec des bordures rousses. Dessous du corps blanc. Flancs d'un gris plombé pâle. Pas de filets allongés (d'après Palmén). FEMELLE. Hiv. Une bande étroite d’un brun noir s’élend de la base du bec à la nuque. Une tache de même couleur audessous des oreilles. Le reste de la tête et du cou blanc. Un plastron gris brun foncé sur la poitrine. Dessous du corps blanc. Dessus du corps noir avec de larges bordures d'un gris brun jaunâtre clair. Flancs d'un gris plombé clair (d’après Palmén). Jeune. Plumage se rapprochant de celui de la Femelle. Bande du dessus de la tête mélangée de blanc. Pas de bordures rousses sur sur le dessous du corps. Plastron pectoral faiblement indiqué par une teinte jaunâtre brunâtre clair. T'einles généralement lernes.
Ajoutez aux synonymes, d’après Giebel (Thesaurus Ornithologiæ) : ANas SAwsKA. Lepechin, Reise.
PRINTEMPS. ANAS HYEMALIS. L. Syst. p. 126. (1758). AN LONGICAUDA ISLANDICA. Br. Orn., VI. p. 379. (1760). AN. BRACHYRHYNCHOS. Beseke, Vôg. Kurl. p. 50. pl. VI. (1787).
Mare. — Une bande d’un brun noir foncé prend naissance à la base du bec, remonte sur le front, s’élargit sur le vertex en descendant obliquement vers l’occiput à une certaine distance derrière les yeux. Gette bande s’unit au brun noir qui occupe tout le cou, tout le dessus du corps,
Mer
les couvertures supér. des ailes, la poitrine, où il forme un plastron, qui s’étend en ligne nette et transversale jusque vers la moitié de la longueur du sternum, remontant cependant un peu en ligne courbe du côté des ailes. Tout le reste du dessous du corps, blanc. Une tache de même couleur, arrondie antérieurement occupe le dessus et Le dessous de l’œil sans dépasser beaucoup celui-ci en avant, mais s’étendant en arrière jusque sur la région auriculaire, derrière laquelle elle est séparée d’une autre tache blanche par un trait brun noir, qui descend obliquement d’avant en arrière pour se réunir au brun noir des côtés du cou. À la base du bec, de chaque côté est une grande tache gris brunâtre, qui forme au devant de l’œil un arc à concavité postérieure et s'étend en haut et: en bas jusque vers le niveau de son angle postér., embrassant ainsi en. avant la grande tache blanche dont il a été question. Sur le haut du dos est un demi-collier roux formé par l’ensemble des bordures roux brunâtre des plumes de cette région, bordures disposées de telle sorte qué le brun noir de ces plumes se montre sous forme des larges taches triangulaires à sommet dirigé en arrière. Scapulaires d’un roux brunâtre, couleur qui occupe presque entièrement ces plumes et borde de chaque côté les plus longues. Rémiges et couvertures du dessous de l’aile brunes, ainsi que les 4 Rectrices médianes. Les deux suivantes de chaque côté à l’extérieure grises (cette teinte est foncée sur les barbes ext.) et bordées de blanc; les autres sont blanches. Flances gris de perle. Bec noir, ainsi que l’onglet, avec une large bande transversale d’un brun jaunâtre teinté de rougeûtre, d’une largeur égale à la distance qui existe entre le bord antérieur des narines et l'onglet, et
L'URpre
occupant aussi le dessous et les côtés de la mandibule infér., laissant le bout de celle-ci, qui est noir. Pieds et Doigts jaunes avec des palmures noires. Iris roux. Long. tot., les filets compris, 0",54. Bec à partir du front 0",028. Aile 0,22. Tarses 0,027. Les plus longs filets de la queue 0,19; les deux suivants 0",118. La Rectrice la plus externe de chaque côté 0",057 environ. |
Femeze. Print. — De la base du bec remonte sur le front une bande étroite d’un brun noir, qui s’élargit un peu en arrière. Tout le reste de la tête d’un brun jaune noirâtre de même que le cou. Espace entre le bec et l’œil
d’une teinte plus claire. Gorge noirâtre. Une bande blanche
tachetée de brun jaunâtre s’étend de l’œil en arrière; une autre bande d’un blanc moins pur descend de la région auriculaire sur les côtés du cou; tout le bas de celui-ci est d’un brun noir. Haut du dos d’un brun noir, ou noir avec des taches d’un gris brun jaunâtre formant bordures. Épaules noires avec des bordures d’un brun jaunâtre et d’un gris brun jaunâtre vers le bas. Couvert. des ailes d’un brun noir avec des bordures plus claires, tirant plus sur le gris. Bas du dos et suscaud. noirs, avec des bordures d’un brun jaunâtre sur les bords du croupion. Suseaud. ext. blanches sur leurs barbes ext. près de la base; ce qui forme une bande blanche qui va en s’amincissant vers l’extrémité de la queue. Côtés du croupion également blancs. Rectr. d’un noir peu foncé avec des bordures blanches de plus en plus larges extérieurement, de
sorte que les plus ext. ont presque toutes leur bord ext.
blauc. La temte foncée qui entoure le bas du cou s’éclaireit peu à peu et passe au gris clair du jabot, qui offre en
LE yo même temps des taches foncées, et se fond-avec le blanc du dessous du corps. Les plumes blanches des flancs qui recouvrent les ailes, d’un bleu cendré en dedans, sontprès du jabot tachetées de la couleur de celui-ci. Rém. prim. et second. noires; ces dernières tirent plus sur le brun extérieurement, et toutes ont un liséré clair. (Palmén).
N. B. — Cet Oiseau ferait exception à la loi découverte par Naumann et Brehm, d'après laquelle la plupart des Anatidæ mâles prennent en Eté un ,plumage analogue à celui de la Femelle (Faber).
HivER. — Anas Lon@icauDa ex Insula Terræ Novæ. Br. Z. c.p. 382.
ANAS GLACIALIS. L. Syst. p. 203. (1766).
Canard à longue queue ou de Miclon. B. Ois. IX. p. 202. (1783). — Id. Ent. 1008.
ANAS MICLONIA. Bodd. Ent. 1008. (1783).
Long-tailed Duck. Penn. Arct. Zool. HT. p. 291. (1792).
Mare. — Dessus de la tête, depuis le haut du front jusqu’à l’occiput, blanc. Gelui- ci, Lorums, joues, un soureil au-dessus de l’œil passant au jaunâtre sale sur l’occiput, d'un gris brun jaunâtre, plus clair sur le front et sur les côtés du bec. Gorge, devant du cou, jusqu’au haut de la poitrine, derrière du cou vers l’occiput, blancs. Derrière le cou, cette couleur s’étend jusque vers le dos en
s'élargissant, et s’y arrête en ligne droite transversale,
embrassant le cou d’un large collier. Parties super., couvertures supér. des ailes, un large plastron commençant au bas du cou et s’étendant jusqu’au milieu du sternum,
d’un brun noir, moins foncé qu’en Eté ct se détachant assez nettement du blanc du dessous du corps en formant
un demi-cercle à convexité postérieure, qui remonte Jusqu'au pli de l’aile. Une grande tache allongée, d’un brun noir clair, arrondie à ses.deux extrémités et passant en arrière au brun roussâtre clair, commence derrière les
ve
LE NE oreilles, suit longitudinalement les côtés du cou en se rapprochant un peu vers son milieu de celle du côté opposé. Scapulaires allongées, acuminées, d'un gris de perle comme les flancs, mais plus clair ; l’une d’entre elles, qui est très étroite, s’avance jusqu’au deux tiers de la longueur de l'aile repliée. Rémiges d’un brun noirâtre, ainsi que les couvertures du dessous de l’aile. Queue, bec et pieds comme au Print.
FemeLe. iv. — Bec et pieds d’un bleu de plomb foncé. [ris brun foncé. De la base du bec s’étend une bande étroite d’un brun noir un peu plus large vers le haut, qui couvre le dessus de la tête jusqu’à la nuque à une certaine distance derrière l’œil et sur les côtés du cou vers le bas est une tache de même couleur. Le reste de la tête et du cou blancs, Au dessous on remarque une teinte d’un gris brun foncé tres bien limitée, qui se trouve sur Le haut du jabot et sur ses côtés, passant peu à peu en avant au blanc du dessous du corps, qui s'étend jusque sur les côtés du: croupion. Haut du dos noir avec des taches d’un gris brun jaunâtre clair sur le bord des plumes. Épaules noires, avec de larges bordures devenant peu à peu brun châtain en dehors, celles surtout qui se trouvent sur la rangée infér. sont d’un gris cendré sur les barbes int., teinte qui borde étroitement plusieurs autres plumes. Bas du dos et suscaud. noirs avec des taches terminales sur Le haut du croupion. Suscaud. ext. blanches extérieureme:t. Sur les | côtés du jabot, les plumes d’un gris jaunâtre offrent leurs extrémités blanches sur un espace de plus en plus large et passent ainsi aux plumes des flancs qui reconvent les ailes, lesquelles sont blanches, et d’un bleu cendré clair
A due
intérieurement. Rém. prim. et second. noires; ces dermères tirant sur le brun en dehors, et toutes bordées étroitement de teinte claire (Palmén).
JEUNE ct FEMELLE. — Querquedula ferroensis. Br. /. c. p. 461. pl. XL. fig. 2.
La Sarcelle de Ferroe. B. Ois. IX. 278. — Id. Ent. 999. ANAS GLAGIALIS. Var. 8. Lath. Znd. II. p. 865. (1790). ANAS LEUCOCEPHALA. Bechst. Taschenb. pl. p. 446. (1803).
JEUNE. Print. — Rappelle la livrée du Mâle en Hiv. et celle de la Femelle. Le brun noir du dessus de la tête est plus roussâtre que chez celle-ci et plus mélangé de blanc postérieurement. La tache brune des côtés du cou est peu étendue, maculée de blanc en arrière et bordée en cet endroit de maculatures roussätres. Un espace entre le bec et l’œil d’un gris brun roussâtre très clair. Menton de cette couleur, mais plus foncé. Joues, sourcils, gorge, un collier au bas du cou, blancs. Le plastron brun du mâle commence à s’indiquer par une teinte gris brun enfumé tres clair, qui se montre sur Le haut de la poitrine, s’élargit sur les côtés de celle-ci et se fond bientôt avec le blanc du dessous du corps. Dos et couvertures supér. des ailes, croupion, sus-caudales et Rectr. médianes d’un brun de suie, ainsi que les Rémiges, qui sont plus foncées. Les dernières Rém. cubit. terminées de gris roussâtre sale. Rectr. latérales à peu près de cette nuance. Scapulaires tres peu développées, peu acuminées, d’un gris de perle sale, ainsi que les flanes. La bande terminale du bec.offre des teintes moins pures et moins vives que chez le Mâle (d’après un exemplaire envoyé par M. Demeezemaker). Pieds brun de plomb. Iris roux (d'après Degl.). Taille un peu plus forte que celle de la Femelle. Queue conique, sans filets.
AN) SRE
Jeune AvANT LA MuE. — Taille petite. Dessus de la tête depuis la base du bec jusqu’à la nuque d’un brun de suie clair mélangé de roussâtre sale. Derrière du cou de cette teinte, mais plus cendrée. Le blanc des côtés de la tête commençant sur les côtés du bec, formant une tache audessus de l’œil et s'étendant sur les joues, passant de là sous forme de bande étroite sur les côtés du milieu du cou. où elle s’élargit. Ce blanc est entremèle de maculatures d’un brunâtre clair. La grande tache latérale des côtés du cou est indiquée par une temte brune, maculée de gris jaunâtre clair et sale; elle commence à l’angle des commissures, s'étend peu en arrière de la région auriculaire et se fond insensiblement vers le bas avec la même teinte, mais beaucoup plus claire, qui couvre le menton, la gorge, le devant du cou et s'étend transversalement sur le haut de la poitrine, pour devenir insensiblement gris blanchâtre vers le bas et se fondre avec le blanc terne du dessous du corps. Parties supér. d’un brun de suie, plus clair sur les bords de quelques plumes. Scapulaires très peu développées et de cette couleur, ainsi que les Rémiges et le dessus de la queue. Flancs gris de perle sale (d’après un exemplaire de M. Demeezemaker). Bec noirâtre. Pieds brun de plomb. Iris roux (Degl.). Long. tot. 0",34.
Poussin. — Derrière du cou et du dos d’un brun noirâtre. Autour des yeux et de chaque côté du bec se trouve une tache blanchâtre. Gorge, devant du cou et ventre blancs. Une bande brunâtre au bas du cou. Dessus de l'aile brunâtre, le dessous noir. Bec noir, plus clair en dessus. Pieds noirs. (Krüper. Naumannia, p. 41, 1857).
Comparez : Meves, K. Vet. Ak Fôrh. p. 290. 1868. — A, Marchand, R. Z. p. 259. 1870. Deser. pl. XXVI. 1864.
fre
N. B. — Les exemplaires du Spitzberg formeraient peut-être une Race distincte, à en juger d’après la description suivante de M. Malmgren : Bec plus étroit que chez les exemplaires de la Scandinavie ; bande transversale plus large. (J. f. O. p.214. 1865).
Comparez : Th. v. Heuglin, J. f. O. p. 89. 1871.
ANATOMIE. — Trachée du mâle. Tube d'un égal diamètre, prenant à ua pouce de distance du Larynx infér., une forme très aplatie; le côté gauche de cctte portion comprimée du tube est formée de cinq demi-anneaux osseux très larges et soudés les uns aux autres; Je côté droit, au contraire, est ouvert ct coupé longitudinalement; il s’y forme une espèce ce clavier, composé de quatre fines arctes osseuses, dans les intervalles desquelles sont cinq membranes tympaniformes. Le larynx infér. se dilate des deux côtés et en dessous en plusieurs protubérances osseuses, dont celle de devant est fermée intérieurement par une cloison cartilagineuse et recouverte par une fine membrane. (T.). — Montagu (On. Dict. pl. fig. HI et IV.). — Yarrell, Brit. B. 4e éd. p. 451. fig.
Hagirar. — Ile de J. Mayen, Irrég. (F. Fischer et v. Pelzen). Lac Myvatn. (Krüper). Niche au Spitzherg ; pas C. (Malmgr.) Tromsô, niche. (Liljeb.) Niche en Norvège jusqu'a Dovre, entre les 60°-610 Lat. Ne s'avance pas en Suède plus loin que les 640-650 vers le S. (Wallengr.) Ile de Gottland, GC. (A. Andr.) Qvickjock, niche. (Lôüwenhj.) Laponie, G. Hiverne en grand nombre; l'émigration a lieu en Aut. (J. v. Wright).B.-Petchora. (Seebohm et H. Brown, bis, p. 445. 1876). Russie sept , Sibérie, Kamtschatka. (Pall.) Finlande. (Palmén.) Côtes de la Baltique ct de Ja mer du N.en Aut. (Brehm) Silesie, isolément. (Krüper). Bavière, R. R. R. (Koch). Hollande, en petit nombre. (Schleg.) Lacs du Tyrol, Hiv. Jeunes seuls. (Althammer). De passage irréy. en Hollande, Belgique, France. (Degl.). Suisse, R. R. (Meisner et Schinz). Seine-Inf. (Hardy). La Brenne, Indre, R. R (R. Martin). Gard, Acc. jeunes. (Crespon). Provence, RR. (J. w. v. Müller). Hérauit, Pyrénées Orient, R. R. Hiv. rigoureux. (Lacioix). Landes, R. R. (Dubalen). Manche, R. (Le Mennicier). Ecosse sept. G. CG. (Macgill.)
Groënlanud (Reinhardt). Wisconsin, C. Hiv. et Print. (R. Hoy). Géorgie. (A. Gcrhardt). Chine. (A. David).
Sibérie or. et sept. (v, Midlend.) Bas-Us-+uri. (Taczan ) Ilako ladi. (Swinhoe). | ù
Mœurs. — Cet Oiseau se tient toujours à ure petite distance des côtes, aussi les navigateurs, lorsqu'ils sont surpris par le brouillard, peuventils être certains que la terre est très rapprochée, dès qu'ils ep çoivent ce ce canard près de leurs navires (.....).
Faber, qui l'a observé en Islande, dit qu’il est d’une humeur très querelleuse et qu'il se bat souvent avec ceux de son Espèce. Son cri, qu'il
ON si
répète fréquemment peut se rendre par les syllabes aù-au-lik à à-à-au-
Uk. Nilsson le compare au son d’une clarinette et ajoute que cette sorte de
chant est assez agréable à en entendre.
Aux Ferüe, il séjourne tout l'Hiv. en grandes troupes ; il regagne les
contrées polaires vers le 15 Mai. (A. Holm).
Dans les contrées de la basse Petchora, ce Canard est le plus commun de tous. Le soir on entend coutinuellement son cri étrange qui peut s’exprimer par cow-cow-w-te. Il est encore à remarquer que cet Oiseau est peu farouche, car il fait peu usage de ses ailes ; en revanche, il est excellent plongeur, et quoiqu'il se laisse approcher de très près, il est difficile de l’atteindre, car il peut éviter le coup par sa dextérité. (Seebobm et H. Brown). |
Finlande. Il émigre dès qu? les cours d’eau gèlent, revient aussitôt que les grandes baies sont débarrassées des glaces. Se montre sur les récifs d’Âland en Mars et Avril; demeure jusqu'e1 Mai pour retourner en Laponie. Quelques sujets se voient encore tout l'Eté en Finlande. Aschan en a observé vers le milieu de juin 1871 (Palmén.).
Cet Oiseau s’avance vers le N. jusque sous le 820 27’ Lat. Sept., où il a été observé le 1“ sept. 1875 près de Flæberg. (Capt. H. W. Feilden, Zbis, p. 411. 1877.).
CHasse. — Lorsque la mer est prise par les glaces le long des côtes de la Scanie, on les tue en granle quantité eu les épiant vers les ouvertures (vakarne) que laisse la glace. On les tue à coups de bâtons dès qu'ils paraissent. Nilssin a décrit ce genre de chasse à propos de l'Anas marila. Lorsque la mer est libre, le chasseur se glisse à portée en profitant du moment où l'Oiseau plonge. Vers les récifs de l'Est, on les chasse en les attirant avec des mannequins.
NOURRITURE. — Se nourrit surtout de coquillages, tels que Modiola, Falia, Margarita helicina, Tellina, Mya arenaria et Ces Amplipodes,
à la recherche desquels il ploage jusqu'à huit brasses profondeur. (Holbüll).
Pendant cet exercice, ces Oiseaux nagent toujours contre le vent, et toute la troupe est alors dans un mouvement perpétuel; ceux qui s2 trouvent les premiers plongent dans la mer, tandis que les derniers volent par dessus les autres pour se placer au premier raug et plonger ensuite. (Nilsson).
PROPAGATION. — Niche généralement au milieu des lacs ou des étangs d’eau douce.
On a admis que cet Oiseau nichait revêtu du soi-disant plumage de noces (Naumann, Vôg. Deutschl. pl. 319. fig. 1); c'est une crreur, car un sujet mâle tué au Spitzberg le 18 Juill. avait encore le cou, la poitrine et les scapulaires bruns, etc. (v. Heugl. J. f. 0. p. 87. 1871).
Niche sur les iles basses, dans des creux pratiqués dans le sol, parmi les pierres, à l'abri d’un saule ou d’une autre plante. Base du nid com-
posée de feuilles et de tiges, de mousse sèche, à laquelle l'Oiseau mêle ensuite son duvet. (Thienemann).
Laponie. Nid placé à découvert ou caché sous des broussailles. Il est aplati et composé de tiges grossières, de mousses et de feuilles entremêlées de duvet. (Schrader).
Œurs. — Laponie. œufs (8) 1” 8” et 1” 2” sur. 27420 D'un grisâtre clair. Quelques exemplaires prennent une teinte jaunâtre sous l'influence de la lumière (Schrader).
Lac Myvatn. Ponte vers la fin de Mai. Œufs de forme allongée. (Krüper).
*0m,054-0m,057 sur 0m,037-0",010 (Degl. et Gerbe). Thienemann, F'ortpflanzungsg. pl. LXXIX. fig. 6. 6. Bädecker, Pässler et Brehm, D. Eïer d europ. Vüg. pl. XXII. fig 3.
BIBLIOGRAPHIE. — Oedmann (S.). Anmärkningar om Alfogeln. (K. Vet. Ak. Handl. IV. p. 313. 1783).
** Alfogeln. Tidshr. f. Jägar. och Naturforsk. p. 205. 285. 1832.
Fries (B. K.) Al-Fogelns Ruggning om vâren. (T'idskr. f. ot och Naturforsk. p. 1045. 1834.)
Thompson. (W.) Anas glacialis. (Ann. Mag. Nat. Hist. 2dser. IX, p. 156. 1852).
Krüper (Th.) (Naumannia. p. 46-47. 1857).
STIRPS D. — GLAUCIONETTE Æ Schellenten. nice Krit. Uebers. (1844).
Caractères du genre.
GENUS. GLAUCIONETTA. Stejneg. Pr. Un. St. Nat. Mus. p. 409 (1885).
CLAuGuLA. Flem. Phil. of Z. II. p. 260. (1822). Nee Leach (1819). Type Anas clangula.
GLaucron Kaup, Nat. Syst. p. 53. (1829). Même type. BucepHALA. Baird, B. N. Aimer. p. 705. (1858). Type Anas albeola.
Clanguia. Ce terme est très bien choisi, puisqu'il exprime le son tout
particulier produit par le battement des ailes de l’Oiseau lorsqu'il vole. Le mot allemand Schellente, Canard sonneur, en est la traduction. Gesner et Aldrovande ont donné les mêmes explications de ces dénomi-
sa
nations. Ce dernier ajoute le nom de Xlinger, sonneur, usité dans certaines contrées de l'Allemagne. | - Glaucion, l'un des noms spécifiques de l'Oiseau type, a été employé par Kaup comme nom générique. Ce mot vient du grec yhæxtov, bleu verdâtre ; il a été appliqué primitivement à la livrée du jeune, qui a longtemps été regardé comme une Espèce distincte, et cela, parce que l'on supposait que l’Oiseau en question avait les yeux bleus. Linné n’a pas commis cette erreur dans sa description, mais il a conservé l’épithète Glaucion des anciens.
Bucephala, de Bods, et xepxdn. Lète de bœuf, met en évidence la grosseur de la tête des Oiseaux de ce genre, caractère exagéré encore par la disposition des plumes.
Bec court, élevé à sa base, offrant à partir de l’angle antérieur des nariues une arête déprimée, se divisant vers le front en deux branches séparées d’abord par un sillon, puis s’écartant entre les plumes du front, qui s’avancent en formant un angle obtus en avant, et redescendent en ligne perpendiculaire jusque vers les commissures; en cet endroit, elles décrivent une courbe à convexité antérieure un peu avant de les atteimdre. Plumes du cou s’avangant en pointe peu étendue sur la membrane intermaxillaire. Sur les faces latérales et médianes du bec est une excavation elliptique dans laquelle sont placées les narines ; puis un petit renflement au-dessous de celles-ci. Faces latérales offrant une surface plane presque verticale. Onglet peu saillant, arrondi. Bords mandibulaires à peu près droits, se relevant légèrement près de l’onglet. Lamelles courtes, espacées, pointues. Narines elliptiques, à bord antérieur assez rapproché de l’onglet. Queue relativement assez longue. 16 Rectrices étagées, étroites, arrondies à l'extrémité. Scapulaires peu développées, peu aigües. Tarses courts; doigts longs. Tète grosse. Cou relativement court. Plumes du dessus de la tête et du cou en
arrière, allongées et formant touffe. Formes ramassées.
Fasc. III. 4
(joe
6. GLAUCIONETTA CLANGULA. Stejneg. Pr. U. St, Nat, M. p. 409 (1885).
ANAS CLANGULA. L. Syst. p. 125 (1758).
Golden Aeuglein. Klein, Verb. Hist. d. Vüg. p. 140. (1760).
Anatra canone dominicano. ** Stor. degli Ucc. V. pl. 598. (1767) ©.
ANAS PLATYRHYNCHOS MAS AILDROVANDI. Salerme, Orn. p. 420 (1767).
Le Garrot. B. -Ois. IX. p. 222. (1783). — Id. Ent. 802, ©.
Goldeneye Duck. Penn. Arct, Zool. p. 281 (1792).
ANAS HYEMALIS. l’all. Zoogr. I. p. 270 (1811). Nec L.
CLANGULA GLAUCION. Boie, Isis. p. 564. (1822). :
PLATYPUS GLAUCION. Brehm, Lehrb. Il. p. 837. (1824).
CLANGULA CHRYSOPHTHALMOS. Stepa, Gen. Zool. XIII. p. 182. (1824).
CLANG. VULGARIS. Flem. Brit. Anim p. 120 (1828).
CLANG. GLAUCION, PEREGRINA €t LEUCOMELAS. Brehm, Zsis, p. 999. (1830). — Handb. p. 927-929. (1831). — Naumannia.p 299. (1855). — Vogelf. p. 384 (1855).
ANAS CLANGULA. Gould, Æur. pl. CCCLXXIX (1837).
GLAUCION CLANGULA. K. et Bl. Wärbelth. p. LXXX VI et 229 (1840).
CLANG. GLAUGION. Reichb. Handb. pl. LXXIV. fig. 99-100 (1850).
FULIGULA CLANGULA. Dubois, Ois. Belg. pl. CCLXXXV (1857).
BucEPHALA GLANGULA. G. R. Gray, Handl. B. NT. p. 87 (1871).
CLANGULA GLAUGION. Gould, B. Great Brit. V. pl. XXXI (1870 ?).
GLAUCIONETTA CLANGULA. Stejneger, Proc. Un. St. Nat. Mus. p. 409 (1885). |
L’étymologie du nom français Garrot estdes plus difficiles à decouvrir. Après avoir exposé les diverses significations de ce nom et avoir démontré qu’il est synonyme de bâton, durd, javelot, flèche, l'abbé Vincelot en applique le sens à l'Anas clangula, dont le vol æ la rapidité d'un javelot,
ANAS GLANGULA. Wils. Amer. Orn. VII. p. 62, pl. LXVII. fig. 6 ©.
AN. CLANGULA. AuDuB. B. of Am. VI. p. 362. pl. 406. (18..).
CLANGULA AMERICANA. Bp. B. of Eur. VI. p. 58. (1838).
CLANG. AMERICANA, CABAN. J. f. O. p. 239: (1857).
BUCEPHALA AMERICANA. Baird, B. N. Amer. p.796. (1860). ,
GLAUCIONETTA CLANGULA AMERICANA. Stejneg. Pr. U. St. Nat. Mus. p. 409. (1835).
d'un garrct. (Les Noms des Oiseaux expliqués pr leurs mœurs,
Dans les autres langues de l'Europe, les noms donnés à cet Oiseau sont pour la plupart bien appliqués. Voici les principaux :
Suédois : Ænipa. Dopping. ©. Brunnacke. ®.(L.)
Danois Hvinand. (Teilmann).
Anglais : Golden eye (Willughby).
Allemand : Quackente, Kobelente, Hohlente, Dichhopf. Vieraeuglein. (Bechst.).
Hollandais : Lrileend. Brilduiker. Knob. Rotterdam, Belder. (Schleg.)
Italien : Quatro occhi. (Savi). Sicile, Scavazzani. (L. Benoit), Sardaigne, Anadi furistera. (Cara).
Savoie : Canard à lunettes. Jaffre blanc. (Bailly).
Environs de Nimes : Bout blanc. Quatre jeuls. (Crespon). Lorraine : Canard de Hongrie. (B.).
Alsace : Canard pie. (B.).
Morbihan : Buailes. (Taslé).
Le miroir blanc de l'aile n'est pas traversé Pass bande notre. (Blakiston.)
Mesures comparatives de Clang. glaucion ct de Cl. umericana.