‹ Contributions à la statistique de la lithotritieChapitre 12 sur 21 · o. La fièvre · texte numérisé non relu

o. La fièvre

J ’ai vu assez, souvent la fièvre se déclarer tant à la suite de simples explorations à l’aide de la sonde, qu’après l’introduction des instruments litliontriptiques et l’opération proprement dite. Ordinairement elle s’est montrée dès l’une des l:ères séances, mais parfois aussi après la dernière (N:o 4). Dans la plupart des cas, loin de prendre un caractère sérieux, elle a disparu fort souvent au bout de 24 heures, par la transpiration; dans quelques cas elle s’est présentée sous un type rémittent, a dm’é des jours et des semaines (N:o 6, 13, 14, 16, 56), puis a disparu peu à peu, sans crises notables, et n’a par conséquent eu d’autres suites fâcheuses que l’interruption et la plus grande durée de l’opération. Dans un seul cas (N:o 21) elle s’est changée en une véritable fièvre intermittente, a eu des accès réguliers, et a été combattue avec succès par la quinine.

Ces fièvres ont accompagné jusqu’ici si fidèlement la lithotritie, qu’elles ont presque été considérées coimne un des inconvénients à elle propres. Mais une autre question est de savoir de quel droit on a pu se permettre une telle assertion ; car quelle opération chirurgique de quelque importance ne peut-on pas accuser de produire les mêmes effets ou des effets analogues? Chercher à ne présenter ces effets que comme une simpU coïncidence, est tout aussi

peu juste que de les considérer comme se trouvant toujom's en rapport direct avec une cystite véritable provoquée par les manoeuvres de l’opération.

J’ai eu plus d’une fois la preuve qu’une telle fièvre se déclare chez un sujet irritable même après le plus léger acte de la part du chirurgien, acte par lequel la vessie a cependant peu ou point soufiert; d’autre part elle augmente d’intensité et de longueur lorsque l’irritation produite par le maniement trop brusque des instruments ou par l’écoulement abondant des fragments, a été grande. Le cas N:o 21 en est, entr’autres, une preuve des plus évidentes. De tout cela découle comme corollaire, qu’il est souvent en la puissance de l’opérateur, sinon de prévenir, du moins d’adoucir par la plus grande précaution possible dans la manoeuvre, et surtout par de courtes séances, l’apparition de cette compagne de la lithotritie, si désagréable toujours, si dangereuse parfois pour le patient.

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