‹ Controverses transformistes, avec 23 figuresChapitre 35 sur 42 · L*HÉRÉDITB DES MODIFICATIONS SOMATIQUES · texte numérisé non relu

L*HÉRÉDITB DES MODIFICATIONS SOMATIQUES

{B, sarniensU Kœhler), si abondants sur les plages de sable des tles Glénans, ne montrent à l'observateur que leur extrémité anale. Si Ton veut par un coup de bêche rapide s'emparer de l'animal, celui-ci s'échappe promptement, abandonnant par proctotomie une portion plus ou moins longue de sa région terminale.

Chez les Insectes Diptères, les Tipulaires aux pattes longues et fragiles ne sont pas les seuls à présenter l'autotomie. Je l'observais tout récemment encore, même sur des Muscides, les élégants Gymnochœta^ (Chrysosoma viridis Meigen), communs au premier printemps sur les troncs d'arbres du bois de Meudon.

Chez les Papillons, les espèces à musculature puissante, telles que les Nymphales, les Vanesses, Hesperia^ parmi les diurnes, les Macroglosses^ parmi les Sphinx, les Piusia, les Catocala^ parmi les Noctuelles, bon nombre de Pyralides abandonnent leurs pattes avec une grande facilité.

Les idées générales émises par L. Fredericq à la fin de son article me paraissent absolument insoutenables. Je ne veux en aucune façon assimiler la division des Synaptes à la ôéparation des proglottis mûrs chez un Ver cestode adulte ou à la production des bras hectocotylisés des Céphalopodes, et cependant je considère ces divers phénomènes comme des cas plus ou moins évidents d'autotomie. Mais je ne vois pas ce qu'ils peuvent avoir de commun avec l'expulsion du fœtus à terme chez les femelles de Mammifères. Il me semble que les divers cas d'autotomie peuvent se diviser en deux grands groupes :

I. — Autotomie défensive; II. — Autotomie reproductrice (^o/îo/?/ior«çtte ou schizogonialé).

Dans cette seconde catégorie doivent trouver place, à coté de l'hectocotylisation des bras de Céphalopodes (autotomie gonophorique), une bonne partie des cas observés par Prêter et antérieurement par Lutken et bien d'autres zoologistes . chez les Echinodermes [OphiacUs^ Bri-^ singa^ etc.).

Dans cette catégorie rentre également l'autotomie si nette des Ligules, et la proche parenté de ces animaux avec les Bothriocéphales et les Ténias nous amène h considérer la formation des proglottis chez les Cestodes comme un terme extrême de cette série.

L'autotomie défensive peut à son tour se subdiviser en deux groupes :

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