‹ CONTUSION DE LA VERGE: Suivie de PhlegmonChapitre 5 sur 11 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Les contusions du pénis sont assez rares, en raison de la situation de cet organe et de sa mobilité.

JL est protégé naturellement, dans la position debout, par la saillie des cuisses en avant. Il occupe ainsi une sorte de niche qui le met, ainsi que les testicules, relativement à l'abri des traumatismes venant par devant ou par le haut.

Par le bas, il est plus vulnérable, surtout dans sa portion périnéale, dans la position jambes écartées ou accroupie.

Les traumatismes du pénis se produisent surtout quand il est en état d’érection. Un coup direct peut alors déterminer une contusion plus ou moins intense.

Cette contusion peut également se produire à l’élat de flaccidité, par exemple par le mécanisme du pincement.

Les plaies de la verge par instruments piquanis, tranchants, par morsure ou par arrachement sont relativement moins rares que les contusions dont nous nous occupons ici, et sortent de l’objet de notre étude.

Les contusions de la verge sont produites le plus souvent par des causes banales : coup de bâton, coup de pied, ruade de cheval, chute d’un instrument sur la

verge pendant le travail chez un ouvrier, passage d'une roue de voiture, etc.

Il est d’autres cas où les circonstances sont plus bizarres et plus difliciles à réaliser.

La littérature chirurgicale en possède de fort curieux, mais leur citation sortirait du cadre modeste de ce travail.

On peut aussi assimiler à un traumatisme de la verge, l’étranglement de cet organe à la suite de son intromission dans un anneau ou un orifice quelconque.

« Il n’est ni folie ni rèverie que ne produisent les « esprits mal embesognés dans le vaste champ des « imaginations », disait Montaigne.

Bien que le fait doive surprendre, c’est en assez grand nombre que l’on rencontre des observations ayant trait à des accidents de ce genre, dans les différents auteurs anciens et modernes.

Sans parler de la fréquence relative du fait chez les aliénés, chez les vieux des asiles, il s’agit, dans la très grande majorité des cas, d'adolescents ou d'adultes qui, par libertinage ou poussés par une curiosité maladive, introduisent leur verge dans des anneaux plus ou moins résistants.

D'autres fois, ce sont des enfants qui, par crainte de pisser au lit pendant leur sommeil, se ligaturent la verge avec une ficelle ou un ruban.

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