‹ CONTUSION DE LA VERGE: Suivie de PhlegmonChapitre 6 sur 11 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

Anatomie de la verge

et de ses enveloppes

La contusion du pénis peut, suivant son intensité, intéresser la peau, le tissu cellulaire, le tissu spongieux ou caverneux, les vaisseaux et les nerfs, l’urèthre enfin.

Les enveloppes de la verge comprennent quatre couches d'éléments anatomiques différents :

1° L'enveloppe cutanée vu du pubis à la base du gland. Sa longueur est, en réalité, plus considérable, car, chez la plupart des sujets, elle se réfléchit pour recouvrir le gland en tout ou en partie.

Cette peau est assez mince, pigmentée, plus ou moins velue, assez riche en tissu graisseux dans sa portion pubienne.

Elle devient très mince, glabre, dépourvue de tissu graisseux quand elle atteint le gland.

Sa mobilité, remarquable sur toute sa surface, est un peu diminuée à la partie inférieure du pénis, au niveau du raphé-médian qui continue celui des bourses. Le derme de cette enveloppe cutanée est très riche en fibres élastiques.

50 Sous cette enveloppe, on trouve une couche musculaire, constituée par une multitude de fibres lisses, à direction circulaire.

30 Plus profondément, on arrive sur l'enveloppe celluleuse, formée par du tissu cellulaire sous-cutané dépourvu de graisse, très lâche, très extensible, permettant au fourreau des mouvements de grande amplitude.

C’est dans cette enveloppe que se trouvent les vaisseaux de la peau de la verge.

La grande laxité de ce tissu rend compte de la facilité et de l'abondance avec lesquelles se constituent l’œdème ou les épanchements sanguins dans les différentes affections de la verge.

4° Enfin, la verge est entourée en arrière par des bandelettes fibreuses qui, parties de la symphyse et des branches du pubis, forment, en se réunissant au-dessus du pénis, une sorte de collier qui a pour effet de donner une certaine fixité à cet organe pendant l'érection.

Les fibres du ligament suspenseur viennent se confondre avec celles de l'enveloppe élastique. Celle-ci forme autour des corps caverneux et de l'urèthre une gaine assez résistante quoique très flexible qui maintient ces organes solidement unis en même temps qu’elle se prête aisément à la dilatation considérable du pénis pendant l'érection.

VAISSEAUX. — Le pénis est irrigué par les branches de la honteuse interne, branche terminale de l’hypogastrique, sauf quelques branches peu importantes qui se

distribuent aux enveloppes de la verge et qui viennent de la honteuse externe, branche de la fémorale.

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