‹ CONTUSION DE LA VERGE: Suivie de PhlegmonChapitre 7 sur 11 · TRE · texte numérisé non relu

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L'artère honteuse-interne longe la branche ischiopubienne, fournit l’artère bulbeuse et se termine au niveau de l’angle de réunion des deux corps caverneux en donnant l'artère caverneuse et la dorsale de la verge.

L'artère bulbeuse se distribue principalement à la base et aux parties latérales et inférieures des corps spongieux, ses ramifications se terminent en bouquets qui aboutissent dans les aréoles.

L'artère dorsale chemine le long du dos de la verge, après avoir été en rapport avec la racine des corps caverneux et le ligament suspenseur. Elle fournit un certain nombre de branches semi-circulaires qui s’anastomosent avec celles du côté opposé, alimentant en partie les corps caverneux, et se divisànt en rameaux très fins deslinés aux corps spongieux. Quelques-uns de ces rameaux se rendent également aux enveloppes de la verge. L’artère dorsale se termine dans le gland.

L’artère caverneuse pénètre dans chaque corps caverneux par sa racine, donne des branches qui se contournent en spirales, d'où leur nom d’artères hélicines, et qui se terminent dans les aréoles du tissu caverneux. * Ces divisions artérielles sont très riches en fibres musculaires qui jouent un grand rôle dans le mécanisme de l'érection.

Ainsi donc, les enveloppes de la verge sont irriguées par des rameaux qui proviennent de la honteuse externe, branche de la fémorale, de la périnéale superficielle, branche collatérale de la honteuse interne, enfin et surtout de la dorsale de la verge, branche terminale de la honteuse interne.

Le système veineux du pénis offre, comme aux membres, deux plans distincts : l’un superficiel, l’autre profond.

Les veines dorsales superficielles tirent leur origine de la peau et des couches sous-cutanées.

Au niveau du prépuce, leurs premières radicules donnent naissance ordinairement à deux troncs prineipaux qui descendent vers l'extrémité libre de cette enveloppe ; au niveau de son orifice ils se réfléchissent, puis remontent vers la base du gland, où on les voit tantôt se réunir pour former la veine dorsale superficielle, tantôt communiquer par une anastomose transversale et poursuivre leur trajet en restant indépendants.

Chemin faisant, ils reçoivent toutes les veines qui naissent des parties supérieures et latérales des enveloppes de la verge.

Indépendamment de ces dernières, il en est d'autres qui correspondent à la face inférieure de l'organe et qui vont se réunir aux veines des enveloppes du testicule dont elles partagent ensuite le mode de terminaison.

Toutes ces veinules se réunissent pour former la ou les deux veines dorsales superficielles qui cheminent sur le dos dela verge dans le tissu cellulaire sous-cutané.

Parvenus à la racine de la verge, les troncs dorsaux décrivent une courbe à concavité inférieure et viennent s'ouvrir dans la partie terminale de la veine saphène interne.

Si le tronc est unique, il se rend à l’un ou l’autre côté.

Le plan veineux profond provient de la trame érectile

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de l'organe. On peut le diviser en veines coronaires où circonflexes, veines émissaires et veines caverneuses.

Toutes ces veines profondes aboutissent toujours à un tronc collecteur unique, la veine dorsale profonde qui est toujours accompagnée de deux artères. Elle occupe le sillon médian supérieur des corps caverneux. Elle est séparée de la veine dorsale superficielle par la tunique fibreuse ou élastique du pénis.

Parvenue au niveau du ligament suspenseur, elle le traverse et se termine dans le plexus de Santorini, d'où partent les veines honteuses internes.

Les deux systèmes veineux du pénis sont donc distincts, par leur origine. par leur trajet, etenfin par leur terminaison ; leur indépendance parait complète.

Cependant, d’après Sappey, ils communiqueraient l’un avec l’autre, dans un point situé immédiatement en arrière de la couronne du gland.

On trouve là en effet quelques rameaux qui vont de la veine dorsale profonde aux veines préputiales. Ces anastomoses seraient constantes d’après le même auteur.

Elles auraient pour avantage de permettre aux deux systèmes veineux de la verge, le superficiel et le profond, de se supplécr réciproquement.

Le système lymphatique de la verge est très riche et très développé, surtout au niveau du gland et l'étude du réseau lymphatique des enveloppes ne peut être séparé de celui du gland.

Les vaisseaux lymphatiques du gland sont disposés sous forme de réseaux ; ces réseaux sont au nombre de

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deux, exactement superposés : le réseau superficiel et le réseau profond.

Le réseau superficiel est extrêmement remarquable. Les vaisseaux qui le forment sont d’une finesse extrême et les mailles qu'ils constituent sont tellement serrées que la presque totalité de l’organe disparait, quand on l'injecte, sous une couche argentée, le réseau présente encore ceci de particulier, qu'il s’injecte avec la plus grande facilité.

Au-dessous de ce réseau superficiel, et souvent masqué par lui, existe un second réseau qui se présente avec des caractères tout à fait différents. Le réseau profond est formé de véritables troncules remarquables par leur flexuosité.

Ce réseau profond parait présenter une grande richesse au niveau du méat ; c'est probablement par lui surtout que les lymphatiques du gland communiquent avec ceux de la partie antérieure de l’urèthre.

De ce même point du réseau profond partent de chaque côté un certain nombre de rameaux qui s’anastomosent entre eux et forment le plexus latéral du frein décrit par Panizza. Le plexus latéral du côté droit communique largement avec celui du côté gauche par un lronc volumineux, remarquable par ses bosselures, disposé en forme de sinus autour de la base du gland qu'il enserre comme un anneau.

Ceci est la disposition la plus généralement décrite ; mais il est quelques types d'irrigation lymphatique du gland et des enveloppes de la verge qui se rencontrent encore assez fréquemment, expliquant la variété de

forme de la lymphangite de cet organe et les variations de situation de l'adénite concommittante.

Quelquefois, au lieu de rencontrer un anneau lymphatique collecteur autour de la base du gland, on trouve deux troncules collecteurs qui se dirigent obliquement en arrière, en croisant le corps caverneux dans sa partie antérieure.

Après un trajet parfois assez long, les deux troncules lymphatiques, le droit et le gauche, se réunissent et se jettent dans un tronc dorsal unique.

D’autres fois, du collecteur circulaire, partent deux troncs qui deviennent dorsaux après avoir contourné le corps caverneux et restent parallèles jusqu’à leur terminaison.

Tout en naissant du tronc collecteur circulaire, après être restés quelque temps séparés, ces deux troncs dorsaux peuvent aussi se réunir en un tronc dorsal unique.

Enfin, une disposition plus rare est réalisée par la naissance, au niveau du collecteur circulaire du gland, de plusieurs trones qui cheminent d'abord séparément, et ne s’anastomosent qu’assez loin sur la verge. Avant de s’anastomoser, ils s’enroulent parfois sur eux-mêmes, formant ainsi de petits pelotons, qui peuvent jouer le rôle de relais lymphatiques dans les inflammations du gland.

La richesse des anastomoses du réseau Iymphatique du gland avec le réseau de la région du méat urinaire nous explique la fréquence au cours des inflammations de l’urèthre, des lymphangites de la verge, des abcès angiolencitiques et des adénites inguinales.

L'extrême développement du réseau lymphatique du gland nous fait concevoir aussi la facilité avec laquelle la moindre érosion de la muqueuse se complique si souvent d’adénite, et le croisement fréquent des lymphatiques dorsaux nous éclaire sur la fréquence de l’adénite croisée de l’aine dans ces affections.

Le réseau lymphatique des téguments de la verge diffère suivant qu'il s’agit du prépuce ou du reste du fourreau.

Il diffère aussi suivant qu'il s’agit d’un enfant ou d'un adulte.

En effet, chez l'adulte et chez l'enfant, le réseau du prépuce est extrêmement abondant, aussi serré que celui du gland. Il s’injecte facilement et montre autour du prépuce un réseau de canalicules extrêmement fins, réseau très serré et très ténu, dont les troncs collecteurs vont se jeter dans le ou les troncs efférents du gland.

Chez l'enfant, le réseau du reste du fourreau est encore assez abondant et s’injecte assez facilement; cependant sa richesse va en s’amoindrissant quand on s'éloigne du prépuce pour aller vers le pubis.

Sa richesse est surtout très marquée à la partie inférieure de la verge, au niveau du raphé-médian,

Les lymphatiques qui le forment se jettent, comme ceux du prépuce, dans le ou les troncs dorsaux.

Chez l'adulte au contraire, le réseau lymphatique du fourreau, entre le prépuce et le pubis, est fort peu développé.

Les canaux lymphatiques dorsaux collecteurs se ren-

dent aux ganglions situés à la partie tout à fait supérieure et interne de la région inguinale.

D'après Cunéo et Marcile, quelques lymphatiques profonds se rendraient aux glanglions iliaques externes, chaine interne, situés le long des vaisseaux iliaques.

Ces mêmes auteurs décrivent également, au niveau du pubis, des lacis lymphatiques formés par les collecteurs dorsaux avant de se jeter dans les ganglions inguinaux.

Il y aurait là de véritables relais, des carrefours susceptibles de s’enflammer, comme dans le cas de l’Observation I.

INNERVATION. — La verge est innervée par le nerf honteux interne qui fournit deux branches : une supérieure qui suit la direction de l’artère dorsale et donne de nombreux rameaux, chemin faisant, aux parties latérales, aux corps caverneux, aux corps spongieux, à la muqueuse de l’urèthre et se termine dans le gland et le prépuce — et une inférieure ou périnéale, qui innerve la face inférieure, les muscles de l’urèthre, le bulbe et la muqueuse.

Les enveloppes de la verge sont innervées par la branche génito-crurale du plexus lombaire et par les branches dorsale et périnéale superficielles du nerf honteux interne.

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