DE LA STRUCTURE DE L?ŒIL
Très- bien. Nous élargirons l’ouverture * €t nous y mettrons la lentille XY fig. a ) pour faire converger les rayons en un foyer sur 1 objet AB. Il ne manque plus qu’une chose pour que le microscope solaire soit fait complètement* je la laisse découvrir â la sagacité de Caroline.
Caroline.
A notre microscope est attaché un petit miroir mobile , et qui peut s’ajuster de manière à recevoir les rayons du soleil et a les réfléchir sur l’objet ; si on avoit placé un miroir semblable pour réfléchir la lumière sur la lentille, n’auroit-ce pas été un moyen d’éclairer l’objet plus par~ fakement ?
Mad. B.
Vous avez bien raison. PQ ( fig. 2 ) est un petit miroir, placé en dehors du volet, qui reçoit les rayons incidens S, S, et les réfléchit soi la lentille XY. A présent que nous avons co tuple tté l’appareil 3 examinons les cirons
de ce morceau de fromage , que je mets près du foyer de la lentille.
Caroline.
Oh! comme l’image à présent est plus distincte , et comme elle est grossie ! les cirons du fromage se voient comme un troupeau de cochons qui grimpent sur des rochers.
Emilie.
Je n’ai jamais rien vu de si curieux. Oh ! il est tombé un immense morceau de fromage , on diroil que c’est un tremblement de terre, quelques - uns des pauvres cirons doivent avoir été écrasés ; comme ils courent ! ils semblent galoper.
Mais ce microscope ne doit servir que pour les objets transparens; car il faut que la lumière les traverse pour former l’image sur le mur.
Mad. B.
Les objets très-petits, tels que ceux qu’on regarde au microscope , sont en général transparens ; mais quand on veut observer des objets opaques , on se sert d’un miroir MN (fig. 5 ), pour réfléchir la lumière sur