‹ Conversations sur le commerce des grains et la pro tection de l'agricultureChapitre 14 sur 59 · I.'i i ONOMISTB · texte numérisé non relu

I.'i i ONOMISTB

il est plui facile de casser des carreaux que de réfléchir.

l'émeutier.

Hum... Cependant, je ne me tiens pas encore pour battu. Je veux bien croire qu'en houspillant les marchands de grains, nous n'avançons pas beaucoup nos affaires; mais si on les supprimait tout à fait?... Si c'était le gouvernement qui se fit marchand de grains comme l'ont proposé tous nos grands penseurs, Robespierre,Babeuf, Louis Blanc, Cabet, la subsistance du peuple ne serait-elle pas mieux garantie? Les dangers et les abus du monopole ne seraient-ils pas plus sûrement évités ? Que le gouvernement nourrisse le peuple, j'en reviens toujours là! l'économiste.

Soit! Nous examinerons si le gouvernement est capable de nourrir le peuple. Seulement, c'est une nouvelle discussion à entamer, et il est un peu tard. Ce sera pour une autre fois.

L'ÉMEUTIER (en s'en allant).

Est-ce que vraiment j'aurais eu tort de casser les carreaux des marchands de grains? Quelle science singulière que l'économie politique! Ce n'est pas, au moins, les vitriers qui l'ont inventée ! l'économiste.

Ni les émeutiers.

l'émeutier.

Ne vous pressez pas tant de prendre des airs de triomphe. Je vais me retremper dans la lecture de nos grands penseurs.

l'économiste.

Allez, mais ne cassez plus!

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