‹ Conversations sur le commerce des grains et la pro tection de l'agricultureChapitre 17 sur 59 · LE PH011IB1T10NNISTE · texte numérisé non relu

LE PH011IB1T10NNISTE

Mais n'est-il pas plus simple d'obliger les distillateurs à aller chercher à l'étranger les grains qu'ils veulent réexporter sous forme de spiritueux?

i.'i i 0ROM1S/1 1..

Oui; mail ces grains, ils ne peuvent pas toujours se les procurer immédiatement ;i l'étranger, el les com« mandes pressent. Qu'arrive-i-il alors? G'esl que celvonl ailleurs; c'esl qu'elles vont dans les pays où les distillateurs peuvenl s'approvisionner à leur guise, en Hollande ou en Angleterre, où les populations ouvrii rei profitent de l'aubaine, au détriment des m '

LE PROIliBITIONNISTE.

La question est plus compliquée qu'on ne le supposerait au premier abord, je l'avoue.

l'économiste.

Raison de plus pour l'étudier à fond ; raison de plus pour ne pas se fier aux apparences...

(Il arrive précipitamment, un paquet de brochures sous le bras.) Je suis en retard, mais ce n'est pas ma faute. Mon boulanger m'a retenu, pour causer de l'organisation du travail...

LE PR0H1BITI0NNISTE.

C'est donc un socialiste, votre boulanger?

l'émeutier.

... Du travail de la boulangerie. Ah ! il m'en a débité de belles sur la concurrence. Parlons-en.

LE PROIliBITIONNISTE.

Et la question de la liberté du commerce des grains, allons-nous l'abandonner avant de l'avoir vidée?

l'écono?iiste.

Nous ne nous en écarterons pas trop, en nous occupant un peu de la boulangerie. L'agriculteur produit le grain, le marchand le déplace, le meunier le réduit en farine, le boulanger transforme la farine en pain. Ce sont les différentes opérations de la production alimentaire. Eh bien! sur quoi porte notre discussion? Sur la question de savoir si cette production, considérée dans son ensemble, peut s'opérer mieux et à meilleur marché, subvenir plus abondamment et plus régulièrement aux besoins de la con-

sommation, sous le régime de la réglementation que sous celui de la liberté du commerce. Cette question est à peu près vidée pour l'agriculture elle commerce des grains. Vidons-la encore pour la boulangerie, si vous voulez.

Et les meuniers? Il y aurait bien aussi quelque chose à dire sur leur compte.

l'économiste.

Il y aurait à répéter au sujet des meuniers ce qui i été dit des marchands de grains, savoir qu'il faut leur accorder la plus grande somme possible de liberté et de sécurité, si l'on veut que la concurrence se porte suffisamment dans la meunerie, si l'on veut que le grain soit bien moulu et à bas prix. Voilà tout.

LE PROIIIBITIOXNISTE.

Laissons donc les meuniers en repos. Que demande votre boulanger? Que le pain cesse d'être taxé?

l'émeutier.

Non pas. [1 l'avait demandé d'abord, mais il es1 revenu de -«mi erreur. Il reconnaît maintenant que la lu pain doit être maintenue, dans l'intérêt du producteur ans -i bien que dans celui du consommateur.

i.-m ohomisi i .

11 me semblait cependant que les boulangers se plaignaient de la taxe.

l.'i.Ml.l lil l;.

Oh! il- if s'en plaignent plus. iu conviennenl

qu'ils avaient élé sur le point d'être dupes des économistes, et ils ont fait leur mea culpa. l'économiste.

Que demandent- ils?

l'émeutier.

Ils demandent d'abord que le pain continue à être taxé ; ensuite que le nombre des boulangers soit rigoureusement limité; que les achats de grains et de farines pour le service de la boulangerie ne puissent avoir lieu qu'à la halle aux grains ; qu'il soit interdit aux boulangers du dehors de vendre leur pain dans la ville ou, tout au moins, que ce pain étranger soit grevé d'un droit; que la revente du pain soit défendue, que le minimum du rendement de la panification soit augmenté, enfin que la boulangerie nomme un syndicat, et que les syndics soient autorisés à faire des visites domiciliaires chez les gens soupçonnés de vendre du pain en contrebande. Voilà.

l'économiste.

Et que pensez-vous de ce beau projet?

l'émeutier.

Assurément, il peut donner prise à des critiques de détail. Mais, à tout prendre, le régime que proposent les boulangers est préférable à la concurrence sans règle et sans frein. Mieux vaut la boulangerie organisée que la boulangerie anarchique. Ah ! que l'industrie entière n'est-elle organisée?

l'économiste.

Elle l'a été, et justement sur ce modèle -là.

l'émeutier.

Quand donc?

l'économiste.

Au moyen âge. Car vos boulangers ne brillent pas précisément par l'imagination. Leur projet est calqué, daguerréotype sur l'organisation des anciennes corporations d'arts et métiers.

LE PROÏÏIBITIONNISTE.

11 n'en est peut-être pas plus mauvais. l'économiste.

Gomment donc se fait-il que cette antique organisation de l'industrie ait été renversée aux applaudissements universels?

LE PROÏÏIBITIONNISTE.

L'homme est si inconstant !

l'économiste.

Gomment se fait-il encore que l'industrie n'ait recommencé à progresser qu'après avoir cessé d'ùlre organisée?

LE PR0BIBITIONNISTE.

S'il fallait tout expliquer!

l'économiste.

Eh bien ! je vais vous aider. C'est que cette organisation surannée, que les boulangers voudraient bien ressusciter à leur profit, étouffait toute ardeur au travail : c'est qu'elle empêchait toute initiative dans 1" iens du progrès : c'est qu'elle ne protégeai! que l'incurie et la pare* En voulez vous la preuve? Je gage que les boulaneux-mômes Be cbargeronl de vous la fournir. Voua avez lu leurs petites brochui

l.'l.Ml.l Tll.lt.

: - de les lin*.

l'économiste.

Alors, répondez-moi. Pourquoi les boulangers demandent-ils que leur nombre soit limité? l'émeutier.

Parce qu'ils craignent d'être ruinés par la concurrence illimitée, anarchique... On est en train d'organiser des boulangeries par actions, qui opéreront sur une grande échelle. Les boulangers sont bien convaincus qu'elles feront fiasco avec leurs pétrins mécaniques...

l'économiste.

Sur quoi fondent-ils leur conviction?

D'abord sur ce que les pétrins mécaniques ne pourront jamais remplacer convenablement les bras... l'économiste.

... Ou les pieds.

LE PROHIBITIONNISTE.

Pouah !

l'économiste.

Tel est pourtant l'antique et « respectable » procédé qu'il s'agit de protéger contre l'invasion des pétrins mécaniques.

l'émeutier.

Ensuite, les boulangers pensent que les sociétés par actions sont affectées d'un vice interne, qui doit amener inévitablement leur dissolution.

l'économiste.

Alors, que craignent-ils donc? Pourquoi demandent-ils à être protégés contre une concurrence qui porte en elle-même le germe de sa ruine? De deux

choses l'une : ou les boulangers fabriquent le pain à meilleur marché et mieux que les boulangeries par actions ne pourraient le faire, ou ils le fabriquent plus chèrement et plus mal.

Dans le premier cas, ils n'ont pas besoin d'être protégés contre la concurrence des sociétés par actions. Ils le sont suffisamment par le bas prix et la bonne qualité de leur marchandise.

Dans le second cas, c'est-à-dire si les nouvelles boulangeries travaillent à meilleur marché et mieux que les anciennes, pourquoi ferait-on obstacle à leur établissement? Pourquoi condamnerait-on les consommateurs à se nourrir à perpétuité de pain fabriqué imparfaitement à haut prix? Ne serait-ce pas absolument comme si, pour complaire aux boulangers, on les grevait d'une taxe égale à l'économie que leur procurerait la fabrication du pain d'après les nouvelles méthodes?

l'émeutier.

C'est, ma foi, vrai.

l'économiste.

Et cette taxe à quoi servirait-elle? A empêcher la fabrication du pain de 's'améliorer. Que protégerait-elle ? L'incurie et la paresse des boulangers.

Voila un premier point, a un autre maintenant.

Pourquoi les boulangers demandent-ils qu'on interdise la vente du pain fabriqué hors de la ville, ou du moins qu'on frappe ce pain d'une taxe parti» uliôre ' l'émeutier.

Voici leurs motifs, tels qu'ils les exposent euxinêmi

Aujourd'hui, disent-ils, les boulangers des faubourgs ont sur nous le manifeste et incontestable avantage de l'infériorité des loyers, des droits d'octroi et des patentes. Donc, de deux choses l'une : ou ils vendent, soit au consommateur, soit au revendeur, au-dessous du tarif et à meilleur marché que nous ; ou, en vendant au même prix, ils réalisent des bénéfices plus considérables. Dans l'un et l'autre cas, cela ne peut pas s'appeler une concurrence loyale et avoir droit à la consécration de l'autorité communale.

La seule manière d'établir un juste équilibre entre les boulangers de la ville et ceux du dehors, serait d'imposer à ces derniers un droit d'entrée dont il ne nous appartient pas de déterminer le chiffre, et qui compenserait les avantages que nous venons d'énumérer '.

Gela me paraît assez raisonnable, je l'avoue. l'économiste.

Ah ! cela vous paraît raisonnable. Alors, permettez-moi de vous adresser une simple question. N'y a-t-il pas aussi dans les faubourgs, des tailleurs, des cordonniers, des modistes, des couturières, des lingères et des blanchisseuses qui travaillent pour la ville?

l'émeutier.

Assurément, il y en a.

l'économiste.

Eh ! bien, touscesartisans, mâlesetfemelles, payent aussi dans les faubourgs un loyer moins élevé que leurs concurrents logés dans l'intérieur delà ville. Il serait donc équitable de les empêcher devenir faire à ceux-ci une concurrence inégale. 11 serait équitable de taxer leurs produits de manière à compenser l'inégalité ^dont se plaignent les boulangers. J'irai

i Mémoire adressé à M. le bourgmestre et à MM. les membres du conseil communal de la ville de Bruxelles, p. 11.

plus loin. Gomme il y a des quartiers et des rues où les loyers sont infiniment plus chers que dans le reste de la ville, il ne Ferait pas moins équitable d'établir des barrières douanières pour protéger leurs marchands et leurs artisans contre ceux des autres quartiers et des autros rues.

LE PUOWBITIONNISTE.

Vous plaisantez.

l'économiste.

Pas lo moins du monde. Je me borne à généraliser l'application du principe invoqué par les boulangers. Car ce qu'Userait juste et raisonnable de faire pour eux, ne devrait-il pas être fait, en même temps, pour les autres artisans? Pourquoi seraient-ils seuls protégés? Voilà bien des douanes et des douaniers. Gomme cela va faire fleurir le métier dcgabelou!

LE PROHIB1TIONNISTE.

Cependant n'est-il pas juste de compenser les avantages...?

l'économiste.

Si ces avantages existaient réellement, tout lo monde émigrerail dans les faubourgs pour aller les y chercher, les boulangers tout le< premiers, il n'en resterait bientôt plus un seul dans la ville. Mais il > i une petite circonstance dont les auteurs du Mémoire de la Boulangerie négligent de s'occui qui balance et au delà l'économie d'un logement dans les faubourgs, Je vm\ parler de l'avantage d'être placé à la portée d'une clientèle nombreuse et riche dans un grand foyer de consommation. Cet avantage est plus que suffisant pourem-

pêcher boulangers, bottiers, tailleurs et couturières d'émigrer dans les faubourgs ou plus loin, — dans la Campine, par exemple, où les logements sont cependant encore à bien meilleur marché que dans les faubourgs.

Les boulangers n'ont donc pas besoin d'être protégés contre leurs concurrents extra-muros. Mais savez-vous pourquoi ils demandent à l'être? Parce que la concurrence les talonne, parce qu'elle les oblige à progresser.

l'émeutier.

En effet, ils le constatent eux-mêmes, en réclamant la diminution du rendement officiel qui sert de base à la taxe.

Cotte base, disent-ils, jadis on rapport avec notre cuisson ne l'est plus aujourd'hui, par suite do la transformation que, malgré nous, notre état a subie. Les innovateurs, aidés par la concurrence qui existe dans tout état libre, nous ont, quand les grains étaient à un prix normal, forcés insensiblement à faire le pain de plus en plus blanc, c'est-à-dire à employer une fleur de plus en plus fine, qui absorbe moins d'eau, rend moins en panification et donne un tel déchet que de 16 kilog., moyenne de jadis, nous sommes forcés maintenant d'en extraire 18 L

C'est-à-dire parce que les « innovateurs » les ont forcés, malgré eux, ils ont soin de le constater, à vendre moins d'eau et de son, sous forme de pain. Affreux innovateurs ! Qu'on les débarrasse d'une concurrence si importune, et ils ne manqueront pas, certes, de renoncer à une innovation qu'ils ontréa-

1 Mémoire cité plus haut, p. 4.

lisée « malgré eux » . Ils restitueront religieusement au consommateur son ancienne pitance d'eau et de son.

A quoi donc servirait un tarif protecteur de la boulangerie urbaine? A empêcher la fabrication du pain de s'améliorer. Que protégerait-elle? L'incurie et la paresse des boulangers.

Voilà le second point. Arrivons au troisième. 11 s'agit, je crois, d'interdire la revente du pain. l'émeutier.

Précisément.

l'économiste.

Quelles raisons invoquent les boulangers pour réclamer cette confiscation à leur profit du commerce des revendeurs?

l'émeutier.

Nous demandons, disent-ils, que le commerce illégal de la revente suit aboli. Il suflit, pour comprendre tout ce que ce commerce ■ d'anormal et de honteux pour uni; capitale comme la nôtre, de voir, h travers les vitrines des boutiques, la plupart malpropres Bt en désordre où il s'exerce, le pain exposé aux regards des consommateurs, pele-môle avec des objets de natures l'-s plus hétérogènes et quelquefois du contact le plus repoussant et 1" plus insalubre. Évidemment, la liberté du commerce dégénère, en ce cas, en véritable licence l,

j'i CONOHISTE.

Bon. Ce n'est point parce que le revente nui! à leurs intérêts, c'est parce qu'elle blesse leur orgueil artistique, qu'ils en demandent la suppression. Ils

1 Hémotre cité plus haut, p. a,

sont humiliés de voir ce pain, qu'ils ont pétri con amore, relégué dans la vitrine du revendeur, entre une vulgaire boîte d'allumettes et un ignoble paquet de chandelles. C'est comme arlistes et non comme industriels qu'ils s'élèvent contre la revente du pain. l'émeutier.

Ils avaient, à ce qu'il me semble, une meilleure raison à donner, c'est que les intermédiaires renchérissent la marchandise.

l'économiste.

Ah! comment donc vous expliquez-vous qu'ils existent, s'ils renchérissent la marchandise? l'émeutier.

C'est qu'ils sont plus à la portée du consommateur, et surtout qu'ils lui font crédit. l'économiste.

Et si on les supprimait, si l'on interdisait la revente du pain, qu'arriverait-il?

l'émeutier.

Il arriverait que les consommateurs seraient obligés de s'approvisionner chez les boulangers. l'économiste.

Qu'y gagneraient-ils?

Ce n'est pas bien facile à dire à l'avance.

l'économiste.

C'est très facile, au contraire. D'abord, les consommateurs qui prennent leur pain chez les revendeurs, parce que ceux-ci sont plusà leur portée, seront obligés d'aller l'hacheter plus loin, c'est-à-dire de dépenser un peu plus de temps et d'user un peu

plus de souliers pour faire leurs provisions. Voilà ce qu'ils y gagneront. Ensuite, ceux qui s'adressent aux revendeurs, à cause du crédit qu'ils trouvent chez eux, seront obligés de se passer de ce crédit... l'émeutier.

Impossible ! Ils ne sauraient s'en passer, je les connais bien.

l'économiste.

Ils seront donc obligés de le demander aux boulangers et de subir leurs conditions. Aujourd'hui, quand le boulanger se montre trop dur et trop revécue, on va chez le revendeur. On ne le pourra plus désormais, puisque les boulangers auront le monopole de la vente du pain.

LE PROHIBITIONNISTE.

Mais comment voulez-vous qu'ils en abusent si le pain est taxé?

l'économiste.

Que voua êtes naïf! On ne peut pas vendre le pain au-dessus de la taxe, cela est vrai : mais on peut taire le pain plus mauvais; on peul y mettre plus d'eau ••i y laisser plus de son. Si le consommateur n'est pas forcé de recourir au crédil du boulanger, s'il achète comptant ou s'il peut avoirdu crédil ailleurs, il abandonne ce mauvais fournisseur pour donner s i pi eitique a un autre. Mais ai le nombre des boulangera i al limité, ai la revente du pain est interdite, il aura bien plus de peine à obtenir aill< ura le crédit dont il ne peut Be passer, il aéra aoua la coupe du boulanger, qui pourra lui faire boiri de l'eau et • i du aon tout à Bon aise.

l'émeutier.

Ah! diantre, je n'avais pas examiné la question sous cette face-là. Je comprends maintenant. Le monopole de la vente du pain se complique du monopole du crédit sur le pain.

l'économiste.

Précisément.

l'émeutier.

C'est donc pour cela que les boulangers y tiennent tant. C'est pour cela qu'ils demandent que leurs syndics soient investis du droit de faire des visites domiciliaires chez les revendeurs. Lisez plutôt :

Aht. 27. Les syndics sont autorisés à faire des visites h toutes personnes qui seraient soupçonnées de vendre du pain au regrat (revendre) ou de tenir des dépôts ;

Ils en dresseront procès-verbal et le transmettront à l'autorité.

Ah! les monopoleurs! Ah I les usuriers!

l'économiste.

Là, là! ne vous emportez pas. Vous avez tort de leur en vouloir. Car ils ne font autre chose que d'appliquer vos doctrines. Ils « organisent » leur travail. Voilà tout!

l'émeutier.

Jolie organisation du travail, sur ma foi ! Organisation de l'usure, plutôt!

Eh! mon Dieu, c'est la pente naturelle des intérêts privés de faire bon marché de l'intérêt général. Il ne faut donc pas en vouloir aux « organisateurs delà boulangerie». Vous-même, vous seriez tout le

premier à les imiter, s'il s'agissait, par exemple^ d'organiser le travail des ébénistes.

Ah ! ce serait bien nécessaire. Nous sommes abîmés par la concurrence.

l'économiste.

Absolument comme les boulangers! Et si vous pouviez supprimer la concurrence des salles de vente et des ventes à domicile, c'est-à-dire de « la vente au regrat » des meubles, vous ne vous en feriez pas faute, avouez-le!

l'émeutier.

Je ne dis pas non. Comme cela ferait aller l'état d'ébéniste !

l'économiste.

Mais le consommateur, comme cela le meublerait! Ne jetez donc pas la pierre aux boulangers, et convenez que chacun, s'il était le maître «d'organiser» son travail à sa guise, ne manquerait pas d'arranger les choses de manière à se procurer un gros bénélice en échange d'une petite peine. Voilà pourquoi je n'aime pas l<-s organisations; et je me méfie des organisateurs, qu'ils soient boulangers ou ébénistes; \oilà pourquoi j<' suis d'avis qu'il est préférable «le laisser les choses s'arranger d'elles-mêmes, selon les desseins «lu e;rand l Irganisateur.

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