‹ Conversations sur le commerce des grains et la pro tection de l'agricultureChapitre 18 sur 59 · LE PR0B1BITI0NN181 B · texte numérisé non relu

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i prétentions des boulangers Boni insoutenables, j'en conviens, el j'aimerais mieux, pour ma part, l'entière liberté de la boulangerie. Cependant, la laxe du pain • I par une longue exp<

rience, et je ne pense pas qu'il soit prudent de l'abandonner; car enfin, si l'on permet au boulanger de vendre son pain au taux qu'il lui plaira de fixer lui-même, ne cédera-t-il pas à la tentation de réaliser des bénéfices exagérés sur cet article de première nécessité? N'exploitera-t-il pas le consommateur?

l'kconomiste.

Les souliers, les paletots et les gilets de flanelle sont-ils taxés?

LE PHOIIIRITIONNISTE.

Quelle différence! Ce ne sont point là des objets de première nécessité, ou, du moins, on ne saurait, sous ce rapport, les comparer au pain.

l'économiste.

Les pommes de terre sont-elles un objet de première nécessité? Oui, à coup sûr. Dans nos contrées, elles le sont peut-être plus encore que le pain. Sontelles taxées? Non. Remarque-t-on cependant que les marchands qui vendent cet objet de première nécessité, sans être contenus, refrénés par la taxe, s'enrichissent plus vite que les autres? Nullement. Qu'est-ce donc qui les contient et les refrène? C'est la concurrence. Qu'aujourd'hui ils vendent leur denrée trop cher, qu'ils réalisent des profits hors de proportion avec ceux des autres marchands, et demain des concurrents ne manqueront pas de se présenter pour réduire leurs bénéfices. Ainsi en serait-il pour le pctin, si la taxe était supprimée. Ce serait la concurrence qui réglerait le prix du pain, et elle s'en acquitterait mieux que la taxe.

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