‹ Coprogène ou procédé de Bommer pour fabriquer toutes sortes d'engrais surtout les engrais végétal et minéral [microforme]Chapitre 33 sur 94 · SEC, 30.—TROISIÈME AVANTAGE · texte numérisé non relu

SEC, 30.—TROISIÈME AVANTAGE

En disant, tout d’abord, que mon engrais végétal a autant de valeur que le fumier de bestigux, j'avais cru m'xempter du reproche d’exagération qu’on aurait pû me faire dans la suite. Mais, de fait, j'obéissais à mes convictions, car j'ai la preuve de la supériorité de mon engrais dans les ef-

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de sa remarquable influence.

Eu égard au mélange des matières végétales entassées, à la fermentation, ete., il y a production d'une grande quanlité de nitrate de chaux, de potasse caustique, d’'ammontaque et de salpêtre, quatre principes, reconnus par les chimistes “omme constituant l'engrais le plus actif qui existe.

Et, de savants chimistes qui ont analysé le ferment plu sieurs fois, ont trouvé que les deux principes prévalant” dans sa composition étaient le nitrate de chaux et la potasse eaux. fique.

Vous me demanderez peut-être, comment il se fait que ces deux principes se trouvent dans mon ferment. Mais je wentreprendrai pas de vous donner une explication, car Je crains de me tromper. Il n’y a rien de plus mystérieux que les secrets dont la nature entoure ses combinaisons. Tout ce que je connais positivement, et c'est ce qu'il importe le plus «le connaître, ce sont les faits.

Quant aux autres principes, il est facile de concevoir

ue lammoniaque et le salpêtre doivent se trouver en plus grande quantité dans mon engrais que dans l’engrais ordinaire-de fait, l'ammoniaque composée d’azote et d'hydrogène peut se former dans un tas d'engrais. On jugera sans difficulté que, vu la forme particulière de la meule de compost, laquelle “élève de six à dix pieds au-dessus du sol, l'azote de l'air qui pénètre dans les débris végétaux verts avant la fermentation, ne manque pas d’être abondant, puisque l’air contient 79 pour vent de ce gaz. L'hydrogène ne fera pas défaut non plus ; ce gaz se trouve en grande quantité dans l’eau, les arrosages amènent l’eau par torrent sur la masse d'engrais. En consé. ‘uence, il est tout naturel de croire que beaucoup d’amimonia- {ue se forme, après une fermentation énergique et rapide des différents corps végétaux et des sels minéraux, mis en contact avec hydrogène et le nitrogène, deux substances gazeuses, ‘jui, disons-le en passant, se rencontrent non-seulement dans l'air et dans l’eau, mais encore dans les minéraux eux-mêmes, et plus spécialement dans les substances végétales encore vertes et contenant de l'azote, s’il faut s’en rapporter aux récentes découvertes des chimistes.

. Voilà pourquoi, lorsqu'on déplace un tas de mon engrais— lors même qu'on y a pas mis de matières animales ou pu riles—il s'en échappe une odeur ammoniacale beaucoup plus lorte que celle qui se dégage du fnmier d'etable.

. Îlest impossible que par une chaleur de 160 à 210 degrés Fahrenheit, qu'avec un amas considérable de corps lermentescibles, un volume proportionné d’air et d’eau, ilne se forme que peu d’ammoniaque.

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