ARTICLE CINQUIÈME.—FABRICATION DE L'ENGRAIS
1. MopE DE FABRICATION, POUR PRÉPARER, D'APRÈS MON SYS TÈNE, UN ENGRAIS AUSSI COURT ET AUSSI HOMOGÈNE QU'IL PLAïRA.
Queshon.—Dans une partie de votre ouvrage, vous conseillez d'étendre uniformement sur le sol les débris végétaux de consistance ligneuse, de les broyer et froisser en Îles fai sant piétiner par le gros Eétail ou en passant un rouleau dessus, ce qui les dispose à s’imprégner de ferment. C’est
trés-bient ; mais. ces matériaux,comme les grosses herbes, les branches, pour être brisés,n’ensontpas moinslongs. Incorporés au tas de compost, 1 s ne sont probablement pas assez rapprovhés les nus des antres pour former une miasse corapacte. d'une densité uniforau:, qui favorise le mouvement fermer tatif, En nn mot, es matérianx peuvent s’armollir sous Fiufluence d'uve fermentation énergique, comme sion les avait fait bouillir, mais, ils ne sont pas assez décomposés pour être enfouis, en bonne condition, dans le sol, surtout si la fermentation m'a duré que peu de jours. N'y a-tl pas moyen d'obvier à eet inconvénient par quelque procédé facite à suivre ?
Réponse.-—Votre remarque est juste et pleine d’à-propos. fl y a éertsinement possibilité de faire disparaitre les obstacles que vous signalez.
Les tiges longues, ies racities, etc. sont plarées dans le milieu du tas, et aistribuées uniformément, à mesure que sa construction progresse. Le compost est disposé de manière à ce que les corps de consistance ligneuse soient entremèêlés et entourés des autres matériaux, de paille, de débris végétaux verts, etc. De la sorte, les matériaux rustiques peuvent être mis en contact les nns avec les autres, comprimés et rendus aptes à suhir les atteintes de la fermentation. Dans les conditions que je viens &e vous faire connaitre, la division con'plète des corps ligneux ne se fait pas cependant, dans l’espace de quelques jours seulement ; les tiges longues el les branchettes conservent leur longueur primitive.
Toutefois, ainsi que veus le dites, elles s’amollissent. deviennent tendres, cor une sielles avaient cuit. Lorsqu'elles sont dans cet état, il est très-facile de les diviser, et par ce moyen obtenir un engrais à mêmes particules. À cet effet, on peut opérer de la manière suivante :
Avant de transporter l’engrais dans les champs, un ouvrier, muni d'un instrument tranc*ant, monte sur le tas, et incise la masse en long et en large de sa surface. Les incisions peuvent avoir de dix à douze pouces de profondeur, et être pratiquées à distance de trois à douze pouces les unes des autres—selon la plus ou moins grande cohérence désirée. Ce travail étant fini, les voitures sont chargées.
L'opération qui vient d’être décrite se répète pour chacuue des autres couches de la masse d'engrais. Une hachette commune, où d’assezlarge dimension, est l'instrument généralement employé, ainsi qu'une sorte de grand couteau en usage dans les distilleries. |
H suffit de faire un essai, pour se convaincre de la facilité et de la cérélité de cette pratique. Le compost étant devenu mou, onctueux, tout en restant compact, le travail de la division des particules se fait promptement et ne rencontre
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9. NÉCESSITÉ PU MÉLANGE bus FRLILLES D'ARBRES AVEC D'AUTRES MATIÈRES VÉGÉTALES
Question—-A l'article 8 de votre méthode, vous enjoiunez le mélauge des feuilles avec d'autres débris végétaux. Pourquoi faites-vous une recommandation aussi expresse ?
R'ponse.—d'ai recommandé le mélange en question pour les raisons suivantes :—
D'abord, les feuiiles d'arbres, les feuilles desséchees notamment, ne contiennent que très-peu de fécule et de sucre. En conséquence, comparées aux autres matières véuétales, leur faculté fermentescible est très-peu apparente. Pour aides à la fermentation des feuilles et à leur altération, il est done nécessaire de les mélanger avec d’autres matériaux qui ont la propriété de fermenter plus prmptement qu’elles
Ensuite, dans le procédé de l'arrosage de lengrais terreux, le mélange est encore plus indispensable, en tant que les feuilles s'imprègnent difficilement du liquide fermentatif,. Sans immixion, les feui'les se pelotonnent et se collent ensemble ; de sorte que le ferment, versé sur elles, n'humecte que la surface des amas ou Ballotins, et s'écoule sans les pénétrer : l’intérieur reste presque toujours dans le même état. Ainsi, le but de l’arrosage n’est pas atteint; la fermentation des feuilles, et partant leur décomposition s'effectue très-lentem :ntet très-imparfaitement. D'uneautre façon c'est-à-dire lorsque les feuillles sont mèlées avec d’autres matériaux,et éparpillées dans la masse du compost,le ferment les imbibent et les décomposent.
Lorsqu'on fait usage de feuilles d’arbres ou d’autres menus matérianx, qu'il est difficile d'entasser uniformement, on peut construire sur les côtés de la grille, avee des matérlaux plus rustiques, une sorte de levée, d'environ un pied de hauteur et de douze à dix-huit pouces d'épaisseur. Par cette disposition, on a une fosse d’un pied de profondeur, dans laquelle on jette, après immixion, les feuilles et autres matériaux déliés. Une fois cet espace libre rempli, et la masse intérieure, au niveau de la levée, la couche est complète, de la manière déjà prescrite.
La deuxième, la troisième et tous les autres couches du las sont ordonnées de la même façon que la première. La couverture de paille, de foin ou d'herbes est un accessoire qu'il importe de ne pas négliger ; c’est par sa confection que doit toujours se terminer la construction d’un tas.
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‘M 3. COUVERTURE DE LA MEULE DE Composr il Question. —Vous répétez souvent qu'eï doit couvrir Îles ll tas d'engrais, avec de la paille ou du foin. A mon avis, il sutfit que les tas soient couverts ; le reste importe peu ; le but est atteint. Je pense même que des planches ou de la el terre seraient préférables, car elles empècheraient les gaz, mis où | en liberté par la fermentation, de s'échapper du sommet di | du tas. De plus, ies planches pourraient servir d’aji- : fl pui à des pierres qui comprimeraient les matériaux. dans le 4 | cas où ils ne seraient pas suffisamment mélangés avec les | substances terrenses. Ainsi, on formerait un tout compact. solide, homogène, et susceptible de fermenter promptement. Réponse—A vrai die, c'est à dessein que j'ai repeté le conseil de couvrir les tas avec de la paille ou du foin. Dans l'opération générale, tous les moyens possibles doivent être mis Cu usage pour produire le degré de chaleur nécessaire. Or, si vous couvrez un tas, d'une couche de terre ou dr
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