‹ Cor Hygroma OstéiteChapitre 23 sur 30 · LE EE PS · texte numérisé non relu

LE EE PS

derme rose qui les entoure, d’autre part, les couches superfi-

cielles friables étant enlevées, la pince à griffes aura une bien meilleure prise. Puis la pointe du bistouri pénétrant entre la corne et le derme trace un sillon à partir duquel se fera toute l'intervention. La pince saisit la pointe par un des versants de cé sillon et exerce une traction aussi légère que possible, car pénible si la bourse séreuse est très inflammatoire,

tandis que le tranchant sépare l’hyperkératose du derme, en

ayant soin de ne jamais couper que dans la corne translucide, respectant le derme dont les papilles apparaissent rosées mais intactes. Le temps délicat est celui au cours duquel l'opérateur, ayant dégagé tout le pourtour de la lésion, arrive à l’extrémité de la pointe adhérente à l’hÿgroma. La traction est douloureuse, le malade a hâte d’en avoir terminé et c’est le moment de procéder avec douceur et patience, car il faut ménager au maximum la bourse séreuse. Celle-ci n’est en effet pas encore le siège d’une suppuration et son ouverture risquerait fort d’y faire pénétrer des germes indésirables, en entraînant l'infection.

Bien conduite, cette intervention va procurer au malade un soulagement réel jusqu’à la formation d’une nouvelle pointe cornée : il n’v aura plus alors qu’à recommencer; nombreux sont les malades qui s’accommodent indéfiniment de

cette intervention régulièrement répétée. Malheureusement,

il arrive presque fatalement qu’une imprudence du malade, une minime déviation de l’extrémité de l’instrument pendant Pexérèse de la pointe provoquent un de ces incidents infimes en eux-mêmes, mais graves par les complications infectieuses locales qu’ils entraînent à coup sûr.

Il faut surtout redouter :

1° L'ouverture de la bourse séreuse (envisagée précédemment) ; 2° L’effraction du derme avec l’hémorragie consécutive.

Dans les deux cas, la conduite à tenir doit s'inspirer du danger d'infection locale. Il faudra donc, si‘l’hygroma est ouvert, le mécher avec une minuscule mèche imbibée de mercuro-chrome, poudrer aâvec des sulfamides et mettre le malade aux bains et aux pansements humides. Moyennant quoi, le pertuis va se refermer, et tous accidents infectieux étant écartés, le malade se trouve rapidement replacé dans le cas précédent.

L’hémorragie par minime effraction du derme, quoique sans réelle gravité, impresionne toujours fâcheusement le malade qui considère l’effusion sanguine comme une catastrophe irréparable. En réalité, il suffit de veiller -à l’asepsie de la plaie : alcool, mercuro-chrome, compression légère suffisent généralement; si l’hémorragie persiste, toucher très légèrement avec l’extrémité d’un crayon de nitrate ou tout

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