‹ Cor Hygroma OstéiteChapitre 24 sur 30 · RON APE · texte numérisé non relu

RON APE

2 had ct mais n’user que le moins possible de ces 7 nues dont l’action sclérosante n’est évidemment pas à conseiller dans le cas qui nous intéresse.

4° Traitement de l'affection à la troisième période.

Une étape de plus et le malade est vu en pleine période | d'infection, le pus sous tension lui cause des douleurs vives et lancinantes : il faut l’évacuer. Soulever le minuscule bouchon de croûte avec la pointe d’un bistouri va donner issue à une goutte de pus et soulager le malade. Ce pus, généralement peu abondant, contraste avec l’importance des phénomènes inflammatoires; l’opérateur peut être surpris de n’en voir sourdre qu’une tête d’épingle et chercher à agrandir l’orifice de sortie; ce serait une erreur, l’abès ne guérirait pas plus vite, la suppuration pourrait même gagner les tissus voisins, et en fin de compte, une cicatrice vicieuse et douloureuse risquerait de remplacer le cor. Une fois le pertuis pratiqué, explorer la cavité au stylet pour reconnaître si l’on est en présence d’un seul abcès ou d’un abcès en bouton de chemise. Puis mécher et enfin remplir la cavité de poudre de sulfamides. C’est alors qu’il importe d’obtenir du malade un traitement régulier consistant essentiellement en bains de pied et pansements humides. Thérapeutique qui serait dailleurs illusoire si la compression, responsable de l’affection, était maintenue; donc faire porter un soulier troué au niveau de la lésion est aussi indispensable que le traitement de Ia lésion elle-même.

Dans de telles conditions, la sédation des phénomènes douloureux est très rapide, le malade, grandement soulagé, va pouvoir reprendre ses occupations en reposant son pied le plus possible. En quelques jours, toute suppuration sera tarie et la cavité comblée sans cicatrice : nous sommes ainsi ramenés au premier cas.

5° Traitement de l'affection à la quatrième période.

En cas de cicatrice vicieuse, irrégulière et douloureuse, les moyens mis en œuvre devront viser, d’une part à supprimer aussi habilement que possible tout le tissu cicatriciel, en prenant soin évidemment de n’enlever que lui, d'autre part, à empêcher la formation d’une nouvelle cicatrice hypertrophique (à noter que la chéloïde vraie n’est pratiquement

Jamais observée au niveau des orteils, la cicatrice est irrégulière mais ne présente pas les prolongements caractéristiques de la chéloïde). Divers traitements pourront obtenir ce résultat, parfois au prix de plusieurs récidives. Un des meilleurs consiste en l’application de cryothérapie une quinzaine de jours après l’exérèse du tissu cicatriciel. La pression appliquée étant de deux kiïlogrammes, on pourra la maintenir

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