PORC
pendant trente secondes à une minute suivant l’épaisseur des. tissus de nouvelle formation. Aucune douleur ne sera ressentie au moment de l'intervention, seule une sensation de brûlure pourrait inquiéter le malade au cours de la nuit suivante : il doit donc en être averti. Une application trop prolongée provoquerait une phlyctène sous-jacente à la lésion, et ce n’est évidemment pas le résultat recherché. Par contre, la cryothérapie bien maniée pourra, dans les cas favorables, aboutir à un épiderme absolument normal, sans aucune trace de la lésion ancienne; d’autres fois, malgré le port de chaussures tout à fait bien conçues, la portion épidermique correspondant à la cicatrice restera transparente et lisse, nettement délimitée, sans toutefois provoquer là moindre gêne, simple témoin d’une souffrance ancienne de la région.
Malheureusement, dans bien des cas, la cicatrice se reformera après chaque intervention et, seul, le chirurgien pourra apporter la guérison définitive.
B. — Thérapeutique étiologique
Telle est dans son ensemble la conduite à tenir aux différentes périodes de l’affection, mais il ne s’agit, dans chaque cas, que de traitements visant à ramener la lésion à la première. période : c’est-à-dire au stade d’hyperkératose légère, la bourse séreuse peut avoir totalement disparu, seul persiste un état inflammatoire du derme traduit par une infiltration lymphoiïde; quant à l’articulation, il est bien évident que les
lésions osseuses persistent ainsi que les douleurs formant leur
cortège habituel. Il va donc falloir s'attacher à lutter non seulement contre le cor, contre les lésions des tissus cellulaires et osseux, mais surtout contre la cause qui les a engendrés : contre la compression. je
On est, en effet, généralement en présence d’un malade excédé par un cor de plus en plus douloureux, condamné au port de sandales ou de chaussons, qui voudrait pouvoir se rechausser et vivre normalement; il faut donc éviter la récidive, tout en permettant au malade de reporter les chaussures qui avaient été précisément la cause de l’affection.
Or, il est évident que, lorsque des tissus mous sont comprimés entre deux corps durs, il faut, pour obtenir la gué-
.rison, enlever au moins l’un des deux. Dans le cas qui nous intéresse, il n’est guère possible, chez des malades astreints
aux exigences de la vie sociale, pour lesquels un minimum de correction est nécessaire, de supprimer les chaussures
. d’une façon permanente. Seuls, quelques hommes, soucieux
de leur confort, cônsentiront à porter des chaussures à bout rond et très élevé; par contre, la plupart des malades, surtout
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