SCÈNE V
KRAIG, pui. BILL.
KRAIG.
Oui, je suis un usurier, parce que je ne jette pas l’argent par les fenêtres! — Ces Virginiens sont bien tous de la même famille!...
BILL, dans U coulisse.
Je te dis que je suis connu dans la maison, morbleu!... je m’annoncerai bien moi-même...
(Bill entre en scène. — Il porte un habit de drap épais, la cravate lâche , de gros souliers ferrés et un cbapean de paille â larges bords.)
KRAIG.
Bill!...
BILL
Ah! je vous retrouve enfin, monsieur Kraig! voilà deux heures que je vous demande à tous les échos du faubourg Sainte-Marie. — Je commençais à vous donner de bon cœur au diable, quand on m’a dit que vous étiez chez M. Johnson. — Allons chez M. Johnson, ai-je fait ; et je suis venu ! — Comment vous portez-vous?
KRATG, h pari.
Que la peste l'étouffe!
BILL
Vous êtes enchanté de me revoir, n’est-ce pas? Je lis cela sur votre physionomie! — Vous avez trop d'expansion, monsieur Kraig! — Tenez, en ce moment même vous vous dites: Mais d'où diable sort-il. ce cher Bill? Il ne pouvait donc pas rester tranquillement chez les Mohaves ou les Apacbes, dans la Cordillère ou les prairies de l’Ut ih, où je l'avais envoyé chasser le daim et Tours avec mille bons dollars dans sa poche! —