‹ Cora ou L'esclavage drame en cinq actes et sept tableauxChapitre 44 sur 96 · GÉRARD, CORA · texte numérisé non relu

GÉRARD, CORA

CORA, se retournant vers son père et se croisant les bras.

Eh bien! pourquoi ne me frappez-vous pas? (Gérard, comme dominé par le regard de Cora, bai«se les yeux devant elle et laisse torcher sa cravache.) Qui

suis-je pour que cette main n’ait pas déjà châtié mon insolence? — Votre fille? Non!.., l’entant d’une Francilia, d’une quarteronne, d’une esclave!... Ah! prouvez-moi que je suis devant mon maître, monsieur !... Frappez-moi ! tuez-moi !... car si j’éluis votre fille je vous demanderais ce que vous avez fait de ma mère I

GÉRARD

C’est toi qui m’accuses, Cora!.. toi!...

CORA

Je suis une ingrate, n’est ce pas? — Oui ; tout autre eût laissé grandir sa fille pour l’esclavage! — Tandis que vous, honteux de votre amour paternel comme d’une bassesse, vous m’arra-

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