GÉRARD, CORA
CORA, se retournant vers son père et se croisant les bras.
Eh bien! pourquoi ne me frappez-vous pas? (Gérard, comme dominé par le regard de Cora, bai«se les yeux devant elle et laisse torcher sa cravache.) Qui
suis-je pour que cette main n’ait pas déjà châtié mon insolence? — Votre fille? Non!.., l’entant d’une Francilia, d’une quarteronne, d’une esclave!... Ah! prouvez-moi que je suis devant mon maître, monsieur !... Frappez-moi ! tuez-moi !... car si j’éluis votre fille je vous demanderais ce que vous avez fait de ma mère I
GÉRARD
C’est toi qui m’accuses, Cora!.. toi!...
CORA
Je suis une ingrate, n’est ce pas? — Oui ; tout autre eût laissé grandir sa fille pour l’esclavage! — Tandis que vous, honteux de votre amour paternel comme d’une bassesse, vous m’arra-