SCÈNE III LUCY, CORA, GEORGES
LUCY, à Cora.
Viens! ici du moins nous trouverons un peu d’air frais à respirer. Je crois qu’après dix quadrilles et autant de valses ou de schottischs, il est permis de reprendre haleine ! (Aper™*»nt George».) Ah 1 monsieur Georges! (a com.) Chère amie, je te présente M. Georges Bessiêres, ingénieur de beaucoup de talent, et, ce qui est plus sérieux, valseur infatigable. — Monsieur Bessiêres, je vous présente mademoiselle Cora Gérard, mon amie, qui valse comme une Allemande avec la grâce d’une créole.
CORA
Je vous prie de ne rien croire des folies de miss Lucy, monsieur; elle ne m’accorde cet éloge que parce qu’elle valse mieux que moi.
GEORGES
Voulez-vous me permettre d’en faire l’épreuve, mademoiselle?
(Cora fait un signe d’assentiment.)
LUCY
C’est entendu ! on vous promet la prochaine valse, monsieur; mais si vous décernez la palme à mon amie, ne vuus avisez pas de me le dire; car je ne vous le pardonnerais de ma vie.
GEORGES
Je n’aurai garde de commettre une telle imprudence; je liens trop à ce que vous ne me perdiez pas dans l’esprit de mademoiselle.
(Il salue les deux jeunes filles et s’éloigne,)