ACTE QUATRIÈME
la ville, et Cora, couverte d’un voile, pourra vous accompagner sans crainte au consulat. — Je vous laisse le soin de Faire part à ma fille de cette résolution. — Vous n’aurez pas de peine à la persuader, je crois, car elle vous aime, et elle n’emportera d’ici aucun regret 1...
GEORGES
Vous la jugez mal, monsieur, et si elle vous a offensé?...
GÉRARD
De grflce, laissons cela! (Donnant un portefeuille \ Georgei.) VOICI tOUl l’argent dont je puis disposer! — Ne le refusez pas, car il est pour elle! — Ce que je vous demande, c’est de lui rappeler quelquefois que je l’aimais! Elle sera peut-être plus indulgente pour mon souvenir qu’elle ne l’a été pour moimôme. — Je vais faire porter dans la voiture son chapeau et son manteau de voyage. — Il me tarde de vous savoir partis, et cependant c’est ma vie qui s’en va! — Elle comprendra pourquoi je ne lui fais pas mes adieux! Vous m’écrirez, n’est-ce pas?
(Il serre la main de Georges.)
GEORGES
Je vous le promets! .. Pardon, encore un mot; un certain M. Bill s’est présenté ici à moitié ivre et a demandé instamment à vous parler. — Il doit revenir tout à l’heure.
GÉRARD
Savez-vous ce qu’il me veut ?
GEORGES
Non; je sais seulement qu’il vociférait contre M. Kraig.
GÉRARD
Ah!,.. — C’est bien; je le verrai! — Adieu, Georges! ( Erobr»!s»ni Georgei. ) Mon fils !.. Aimez-la pour nous deux!... Si plus tard.... — La voici! .. Adieu!
(Il entre dans le pavillon.)