‹ Corée, Chine et MandchourieChapitre 2 sur 39 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

tique, le libéralisme qui présida au perfectionnement des prisons russes, etc., etc.

Visiblement, M. Lynch n'éprouve aucune répulsion pour le Tsarisme. Les écrivains tels que Tolstoï le font un peu sourire : tout est pour le mieux, ou presque, dans la meilleure des autocraties !

D'autres réserves s'adressent à une idée contenue dans le livre de M. Lynch et que le livre lui-même réfute admirablement. Idée qui est à elle seule tout un système et tend à prouver que la meilleure des conquêtes est la conquête pacifique, menée par le rail et appuyée par la menace des armements militaires.

Avec des mots nouveaux, c'est identiquement le vieil axiome latin^ le lieu-commun désespérant : Si vis pacempara helium.

Conquête et paix sont deux époux bien mal assortis. De ce ménage, il ne peut sortir que la guerre. Comme l'argent appelle l'argent, la paix, seule, court après la paix et la rencontre. Et ce serait étrangement se méprendre que de croire qu'il suffise de ne pas tirer le canon — tout en amoncelant les obus — pour être « en paix ». Le conflit Russo-Chinois, né de causes que le livre de M. Lynch met en pleine valeur, est un exemple saisissant de l'absurdité de cette théorie. Ainsi,

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