MOLL EH KO
Eh bien! appelle-moi par mon nom «le baptême. castordik , tendrement.
(Ils se regardent avec tendresse. ) Arbogastc ! Un projet! Mctlons-nons à genoux,
Et, sans dire un seul mot , tous deux regardons-nous.
moi.lf.fko , d’un air trés-posé.
Je voudrais le pouvoir ; je ne puis, mon amante, <Iar de mon pantalon la panne est menaçante ;
Je craindrais que sous moi l'étoffe ne manquât,
Et que peu décemment le genou ne craquât.
CASTORIXE.
Ah ! c’est une raison; redoutons de tels risques;
Et restons tout debout comme deux obélisques : J’aime h te regarder !
MOLLEFFO.
O Tua poule !
CASTOR IXE
O mon coq!
Comme de tes regards mon cœur ressent le rnoc. îioLLKPFo , avec sentiment.
Quelles mains! et qncls pieds! quelle taille élégante! Quels yeux ! quel front f quel nés !
castoreib, avec expansion ■
Quelle boule étonnante !
(Apercevant le billet sur la table. )
Qt t’est- ce que je vois là? J’aperçois un poulet... molle pfo , vivement.
RAti ?
CASTORIXE.
Non, cacheté. C’est un petit hillet.
mollepko, immobile et avec crainte à part.
Une lettre! qui donc dans ccs lieux l’a placée?
Je rue sens investi d’une sueur glacée.
castorj nb, lisant.
« Avez-vous rêvé chat?
(Ils se regardent tous deux avec surprise.)
Celui qu’on a jeté
» Coart encor dans sa forre et dans sa liberté.
» Vous crûtes roc briser... Eh bien ! vous vous trom-
[pftles ;
*> On sait qu’un chat toujours retombe sur scs pattes.» J'entends !
MOLLEPKO.
J’entends aussi ; mais je ne comprends pas.
castoiuxe , continuant de lire.
« Je me sim plu , madame , à tendre sous vos pas » Un hameçon cruel auquel il faudra mordre,
» Et qui vous donnera quelque fil à retordre.
» Votre amant pourra bien emporter son chapeau ,
» Mais laissera chez vous les trois quarts de sa peau.»
mollepko , marchant â grands pas .
Je voudrais m’en aller.
CASTOR! NE
Pourquoi ?
MOLLE PPO.
Cet horoscope
Mc parait peu flatteur, touchant mon enveloppe* castorlxb , d’un air effrayé.
On grimpe l'escalier ! fuyez !
Moi.lf.ppo.
Avec plaisir.
Seule au moins dans ccs lieux on pourra vous saisir.
CASTORIXE.
C’est mon mari (pii vient , éteigne» la chandelle ! mollepko , cherchant sur la table avec inquiétude. Je n’ai pas d’éleignoir.
(Ils se regardent tous deux avec V expression de la plus grande anxiété.)
CASTORIXE.
Position cruelle !
Comment donc faire, hélas! pour éteindre cela ? Soufflez ; mais souffle/, donc !
molleffo , essayant de souffler la chandelle.
Je n’ai pas de souffle !
castorixb , apres un moment de silence.
Ah!
Un projet lumineux m’apparait et m’éclaire.
( Au souffleur.)
Vous , qui soufflez toujours , soufflez cette lumière ! ( hile pose le flambeau devant le souffleur.) ix souffleur , sortant de son trou.
Comment ! mais vous allez , par cette absurdité , Augmenter de la scène encor l'obscurité,
Et je n’y verrai plus.
CASTORIXE.
Ce n'est pas votre a flaire.
Pour un souffleur, la pièce est toujours assez claire.
( Le souffleur souffle la chandelle. )
Merci !
molleffo.
Moi , je voudrais me mettre n'importe où !
(Il parcourt ta scène d’un air Jbrt inquiet. ) Ah! si monsieur voulait me cacher dans son trou ? (Il essaie d’entrer dans le trou du souffleur.) le souffleur, le repoussant violemment.
l)u tout, monsieur, du tout.
molleffo, tristement au souffleur.
En ce ras, je détale;
Je retourne au balcon pour occuper ma stalle.
(Il retourne sur le balcon. Castorine ferme la fenêtre sur lui ; il la rouvre , vient mettre son chapeau par terre , et retourne au balcon.