‹ Cornaro, tyran pas doux traduction en quatre actes et en vers d'Angelo, tyran de PadoueChapitre 20 sur 42 · MOLL EH KO · texte numérisé non relu

MOLL EH KO

Eh bien! appelle-moi par mon nom «le baptême. castordik , tendrement.

(Ils se regardent avec tendresse. ) Arbogastc ! Un projet! Mctlons-nons à genoux,

Et, sans dire un seul mot , tous deux regardons-nous.

moi.lf.fko , d’un air trés-posé.

Je voudrais le pouvoir ; je ne puis, mon amante, <Iar de mon pantalon la panne est menaçante ;

Je craindrais que sous moi l'étoffe ne manquât,

Et que peu décemment le genou ne craquât.

CASTORIXE.

Ah ! c’est une raison; redoutons de tels risques;

Et restons tout debout comme deux obélisques : J’aime h te regarder !

MOLLEFFO.

O Tua poule !

CASTOR IXE

O mon coq!

Comme de tes regards mon cœur ressent le rnoc. îioLLKPFo , avec sentiment.

Quelles mains! et qncls pieds! quelle taille élégante! Quels yeux ! quel front f quel nés !

castoreib, avec expansion ■

Quelle boule étonnante !

(Apercevant le billet sur la table. )

Qt t’est- ce que je vois là? J’aperçois un poulet... molle pfo , vivement.

RAti ?

CASTORIXE.

Non, cacheté. C’est un petit hillet.

mollepko, immobile et avec crainte à part.

Une lettre! qui donc dans ccs lieux l’a placée?

Je rue sens investi d’une sueur glacée.

castorj nb, lisant.

« Avez-vous rêvé chat?

(Ils se regardent tous deux avec surprise.)

Celui qu’on a jeté

» Coart encor dans sa forre et dans sa liberté.

» Vous crûtes roc briser... Eh bien ! vous vous trom-

[pftles ;

*> On sait qu’un chat toujours retombe sur scs pattes.» J'entends !

MOLLEPKO.

J’entends aussi ; mais je ne comprends pas.

castoiuxe , continuant de lire.

« Je me sim plu , madame , à tendre sous vos pas » Un hameçon cruel auquel il faudra mordre,

» Et qui vous donnera quelque fil à retordre.

» Votre amant pourra bien emporter son chapeau ,

» Mais laissera chez vous les trois quarts de sa peau.»

mollepko , marchant â grands pas .

Je voudrais m’en aller.

CASTOR! NE

Pourquoi ?

MOLLE PPO.

Cet horoscope

Mc parait peu flatteur, touchant mon enveloppe* castorlxb , d’un air effrayé.

On grimpe l'escalier ! fuyez !

Moi.lf.ppo.

Avec plaisir.

Seule au moins dans ccs lieux on pourra vous saisir.

CASTORIXE.

C’est mon mari (pii vient , éteigne» la chandelle ! mollepko , cherchant sur la table avec inquiétude. Je n’ai pas d’éleignoir.

(Ils se regardent tous deux avec V expression de la plus grande anxiété.)

CASTORIXE.

Position cruelle !

Comment donc faire, hélas! pour éteindre cela ? Soufflez ; mais souffle/, donc !

molleffo , essayant de souffler la chandelle.

Je n’ai pas de souffle !

castorixb , apres un moment de silence.

Ah!

Un projet lumineux m’apparait et m’éclaire.

( Au souffleur.)

Vous , qui soufflez toujours , soufflez cette lumière ! ( hile pose le flambeau devant le souffleur.) ix souffleur , sortant de son trou.

Comment ! mais vous allez , par cette absurdité , Augmenter de la scène encor l'obscurité,

Et je n’y verrai plus.

CASTORIXE.

Ce n'est pas votre a flaire.

Pour un souffleur, la pièce est toujours assez claire.

( Le souffleur souffle la chandelle. )

Merci !

molleffo.

Moi , je voudrais me mettre n'importe où !

(Il parcourt ta scène d’un air Jbrt inquiet. ) Ah! si monsieur voulait me cacher dans son trou ? (Il essaie d’entrer dans le trou du souffleur.) le souffleur, le repoussant violemment.

l)u tout, monsieur, du tout.

molleffo, tristement au souffleur.

En ce ras, je détale;

Je retourne au balcon pour occuper ma stalle.

(Il retourne sur le balcon. Castorine ferme la fenêtre sur lui ; il la rouvre , vient mettre son chapeau par terre , et retourne au balcon.

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