‹ Cornaro, tyran pas doux traduction en quatre actes et en vers d'Angelo, tyran de PadoueChapitre 40 sur 42 · MAL AC A · texte numérisé non relu

MAL AC A

Ah! tu l'aimais donc bien , dis-moi, ta Castorinc? MOLLEFPO.

Si je IVmftis! autant que je ro ■§ abomine ;

Je l'ai mais comme un p um-e aime un morceau de pain Et vous, je ne peux pas vous sentir.

malaca , avec méprit.

Galopin !..

MOLLEFPO.

Je l'aimais, je l'aimais comme une cuisse d'oie, Comme un poulet sauté, comme un pâté de foie Gras.

MALACA.

Ah ! tn l'aimais donc? et tn ne m'aimais pas... Eh bien! oui, c'est par moi qu'cllea sauté le pas.

molleffo, à part.

Elle le dit... très-bien! elle le dit sans rire!

On ne me dira pas que je le fui tais dire.

MALACA.

Oui, c'est moi qui, sans crainte...

MOLLEFPO.

Eh bien ?

MALACA.

Hier, mardi.

Lui fis prendre un bouillon d'une heure avant midi. Ah!

MOLLEFPO.

Ah!

MALAGA

Ah!

MOLLEFPO.

Ah! très-bien! enchanté de l'appiendre.

Vons jouez ce jeu-là, nous pouvons nous entendre. Vous avez dit tantôt : Moi, j'euai du poison... MALACA.

Après?

MOLLEFFO. #

Moi, pour rimer, je i>ossède un poinçon !

MALACA.

Quoi! par cet instrument faut-il donc qnc je meure ?

MOLLEFPO.

£t pour t’y préparer , je vous donne un quart d*lieure.

MALACA.

MOLLEFPO.

Tu veux me poinçonner? eh bien! moi, je t’arréte, Scélérat moyen-âge; à la fin, ca m’ . .ennuie.

Fb ! qui m'a donc bâti tes draines artuels ,

Où les gens innoccn> sont toujours criminels ,

Où l'absurde renaît, où le bon «ms expire?..

Vous retournez Schiller, vous retapev. Shakspeare; S'ils pouvaient tevenir, hélas! des s tubres bords. Ils crieraient : au voleur ! Vous détroussez les morts ! Malheureux ! Et pour mieux déguiser leur dépouille. Vous mette/, hardiment du vernis sur la r ouille !

Du moins, monsieur Fétis.aux concerts ennuyeux , Ne nous prend pnsen traître, il nousdit : c'est du vieux. Mais vous! Champolliniis des nuises endormies , Est-ce d ne innover qu'exhumer des momies ?

Un seul titre est à vous, gardet-le tout entier ! Inventeurs de la barbe h la François premier.

MALACA.

f je meurtre et l'afTreux saie’ de ,

Nous poursuivent partout de leur face liv de. Chatterton s'empoisonne an lieu de tiavailler,

Et qu’elle est la morale, enfin? un escalier !

Esealier cm ’ipux ! espèce «le symbole,

Qui semble nous montrer comment l'art dégringole..»

MOLLEFPO.

MOLLEFPO.

Ah! tu poursuis toujours! eh bien! tiens, enragée , Vlan ! vlan ! voilà pour toi.

(// la frappe de son poinçon.)

MALACA.

MALAGA

Pourquoi ? j'ai fait deux pas !

Tout doucement, vois-tu, sous moi je me dérobe. Car je ne voudrais pus trop chiffonner ma robe.

(Elle tombe doucement sur le divan.) molleffo, d part.

O femme arclii-soigneusc ! et quel plaisir on a De poignarder quelqu'un qui tombe comme ça !

MALACA.

Je suis morte, à présent ! ta main/ qne je la baise !

MOLLEFPO.

Si ça te fait plaisir, ma foi , j'en suis bien aise. Ne mords pas !

malaca, d part.

Un seul mot de moi l'eût retenu !

Te tairas-tu?

Encor..*

MALAGA

Ce n'est pas tout l.es m 'demes faiseurs Evoqncnt maintenant l’art de* magnétiseurs;

Et l'on ose endormir, au milieu du prétoire,

Un procureur du roi. sur son réquisitoire.

Ah c.« ! c'est du nouveau, car nous avons , hélas ! Des procureurs du roi «pii ne s’endormeut pas !

Merci, bien obligée !

C’est an cœur, j’ai senti !

MOLLEFPO.

Quoi! tu ne tombes pas?

Allons donc! tombe donc!

Cas’orine eut une heure, au moins, de son mari; Le tenu depuis tantôt est donc bien renchéri ?

Mais j'ai voulu jouir d'un trépas saugrenu...

Chacun , comme il l'entend, se conduit et se venge !

Page 1