MAL AC A
Ah! tu l'aimais donc bien , dis-moi, ta Castorinc? MOLLEFPO.
Si je IVmftis! autant que je ro ■§ abomine ;
Je l'ai mais comme un p um-e aime un morceau de pain Et vous, je ne peux pas vous sentir.
malaca , avec méprit.
Galopin !..
MOLLEFPO.
Je l'aimais, je l'aimais comme une cuisse d'oie, Comme un poulet sauté, comme un pâté de foie Gras.
MALACA.
Ah ! tn l'aimais donc? et tn ne m'aimais pas... Eh bien! oui, c'est par moi qu'cllea sauté le pas.
molleffo, à part.
Elle le dit... très-bien! elle le dit sans rire!
On ne me dira pas que je le fui tais dire.
MALACA.
Oui, c'est moi qui, sans crainte...
MOLLEFPO.
Eh bien ?
MALACA.
Hier, mardi.
Lui fis prendre un bouillon d'une heure avant midi. Ah!
MOLLEFPO.
Ah!
MALAGA
Ah!
MOLLEFPO.
Ah! très-bien! enchanté de l'appiendre.
Vons jouez ce jeu-là, nous pouvons nous entendre. Vous avez dit tantôt : Moi, j'euai du poison... MALACA.
Après?
MOLLEFFO. #
Moi, pour rimer, je i>ossède un poinçon !
MALACA.
Quoi! par cet instrument faut-il donc qnc je meure ?
MOLLEFPO.
£t pour t’y préparer , je vous donne un quart d*lieure.
MALACA.
MOLLEFPO.
Tu veux me poinçonner? eh bien! moi, je t’arréte, Scélérat moyen-âge; à la fin, ca m’ . .ennuie.
Fb ! qui m'a donc bâti tes draines artuels ,
Où les gens innoccn> sont toujours criminels ,
Où l'absurde renaît, où le bon «ms expire?..
Vous retournez Schiller, vous retapev. Shakspeare; S'ils pouvaient tevenir, hélas! des s tubres bords. Ils crieraient : au voleur ! Vous détroussez les morts ! Malheureux ! Et pour mieux déguiser leur dépouille. Vous mette/, hardiment du vernis sur la r ouille !
Du moins, monsieur Fétis.aux concerts ennuyeux , Ne nous prend pnsen traître, il nousdit : c'est du vieux. Mais vous! Champolliniis des nuises endormies , Est-ce d ne innover qu'exhumer des momies ?
Un seul titre est à vous, gardet-le tout entier ! Inventeurs de la barbe h la François premier.
MALACA.
f je meurtre et l'afTreux saie’ de ,
Nous poursuivent partout de leur face liv de. Chatterton s'empoisonne an lieu de tiavailler,
Et qu’elle est la morale, enfin? un escalier !
Esealier cm ’ipux ! espèce «le symbole,
Qui semble nous montrer comment l'art dégringole..»
MOLLEFPO.
MOLLEFPO.
Ah! tu poursuis toujours! eh bien! tiens, enragée , Vlan ! vlan ! voilà pour toi.
(// la frappe de son poinçon.)
MALACA.
MALAGA
Pourquoi ? j'ai fait deux pas !
Tout doucement, vois-tu, sous moi je me dérobe. Car je ne voudrais pus trop chiffonner ma robe.
(Elle tombe doucement sur le divan.) molleffo, d part.
O femme arclii-soigneusc ! et quel plaisir on a De poignarder quelqu'un qui tombe comme ça !
MALACA.
Je suis morte, à présent ! ta main/ qne je la baise !
MOLLEFPO.
Si ça te fait plaisir, ma foi , j'en suis bien aise. Ne mords pas !
malaca, d part.
Un seul mot de moi l'eût retenu !
Te tairas-tu?
Encor..*
MALAGA
Ce n'est pas tout l.es m 'demes faiseurs Evoqncnt maintenant l’art de* magnétiseurs;
Et l'on ose endormir, au milieu du prétoire,
Un procureur du roi. sur son réquisitoire.
Ah c.« ! c'est du nouveau, car nous avons , hélas ! Des procureurs du roi «pii ne s’endormeut pas !
Merci, bien obligée !
C’est an cœur, j’ai senti !
MOLLEFPO.
Quoi! tu ne tombes pas?
Allons donc! tombe donc!
Cas’orine eut une heure, au moins, de son mari; Le tenu depuis tantôt est donc bien renchéri ?
Mais j'ai voulu jouir d'un trépas saugrenu...
Chacun , comme il l'entend, se conduit et se venge !