SCÈNE VI
PSALMODI.
Le grfcd ?
MOLLEEPO.
Non! le Comique;
On n’y redoute point l’affluence publique.
On est bien plus tranquille.
PSALMODI.
A rainait!
MOLLEFFO.
A minuit !
psalmodi , à part.
En attendant le soir, je vais Cuir mu nuit.
( Il se remet à dormir. )
MOLLEFFO , PSALMODI.
psalmodi, sc levant , allant vers Molleffo, et lui frappant sur l’épaule.
Vous ne vous nommes pas MolleiTo !
mollefpo, se retournant effrayé.
Comment ça ?
PSALMODI.
Je le tiens d’un lioulan qui jadis vous berça.
Vous n’étes point poélier ; un jour vous serez riche ; Vous êtes uq bâtard de l'empereur d’Autriche.
mollefpo , qui parait d’abord fort surpris , lui répond tranquillement :
Je le sais.
PLALMODI.
Bien ! de plus , von s fûtes amoureux D’une jeuuc fillette, une brune aux yeux bleus; Vous ignorez son nom , chose assez peu croyable.
mollefpo , d’un ton solennel.
Le vrai peut quelquefois n'étre pas véritable :
Ça s'est vu !
PSALMODI.
Bien! item, je dois vous dire ici Qu’elle est, depuis un mois, en pouvoir de mari; Elle m’en a fait part , & moi , par une lettre Qu'entre vos mains, monsieur, je ne veux pas remettre. molleffo . d part.
Mais je sais tout cela ! quelle est donc sa fureur De venir me conter ce que je sais par cœur ?
PSALMODI.
Son mari, dont le nom pour vous est un mystère, Sous clef, par jalousie , a mis sa ménagère.
molleffo , se levant.
Se peut-il? ah ! grand Dieu ! mes mollets ont frémi. psalmodi , vivement.
Contenez vos mollets , mon respectable ami ;
Je sais où l'on a mis celle qui vous est chère.
Si vous voulez la voir ce soir, j'ai votre affaire.
mollefpo , avec passion.
Quoi ! je pourrais la voir, lui parler et l’ouïr,
Ab ! vous venez du ciel !
psalmodi , tranquillement.
Non, je viens de dormir.
mollefpo , d’un air mlstérieua,
Ce soir, a l'Opéra!