‹ Corneille à la butte Saint-RochChapitre 14 sur 105 · Œuvres diverses, 1738, in-8, p · texte numérisé non relu

Œuvres diverses, 1738, in-8, p

2. Biblioth. impér., fonds La Vallière, no 177, portefeuille 4.

j. On en trouve un dans les Œuvres diverses, p. 147, qu'il écrivit pour le duc, encore jeune. Un autre dont parle Mézeray dans une lettre-gazette du 10 juillet 1664, publiée pour la première fois dans la Revue française . 20 juillet 1859, p. 568, n'a pas été retrouvé.

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il lui fallait subir la domination des règles et du goût. Il l'accepta volontiers , mais non pas toutefois sans une certaine surprise. A chaque voyage qu'il faisait à Paris, il prenait , tout étonné , une leçon de cet art pour lequel il avait cru d'abord que le simple sens commun devait suffire', et, où l'on peut dire qu'il fût maître avant d'être élève.

Comme Pascal, qui, n'ayant pas les Calculs d'Euclide , sut y suppléer en les inventant, Corneille, par la seule force du sens commun, base première et vigoureuse de son génie, s'était initié de lui-même à deux règles fondamentales : celle de l'unité d'action et celle de l'unité du lieu 2. La troisième manquait. Il lui fallut, pour l'apprendre, une visite aux doctes de Paris , qui ne trouvaient guère à redire que cela dans la comédie de Méliie, mais pour qui c'était , il est vrai, un gros crime. Lui-même, avec une ingénuité parfaite, nous dit, dans l'examen de son Clitandre, comment il se renseigna sur ce point et se remboursa de ses frais de route par cette heureuse acquisition, u Un voyage, dit-il , que je fis à Paris pour voir le succès de Mélite m'apprit qu'elle n'étoit pas dans les vingt-quatre heures. » Il se le tint pour dit, et depuis lors , docile écolier, il ne fit plus la moindre faute contre cette règle acceptée. Après le Cid, il fut de moins bonne composition. On lui fit, à l'Académie, et chez l'abbé d'Aubignac, etc. , tant de chicanes à propos de ce chef-d'œuvre, et toutes au nom d'Aristote, qu'il en vint à douter d'une autorité transformée en un joug si ridicule. On avait fait du maître un tel tyran , que ne croyant plus en lui, il aimait mieux déserter le théâtre qu'accepter toutes les chaînes dont on voulait l'y charger, comme en une galère.

De là son long silence , après son premier grand triomphe, pendant les quatre années qui s'écoulèrent entre le Cid,

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