‹ Corneille à la butte Saint-RochChapitre 19 sur 105 · Histoire de l'Académie, édit. Ch. Livet, t. II, p · texte numérisé non relu

Histoire de l'Académie, édit. Ch. Livet, t. II, p

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commandation ' . Tout cela : le bon caractère de Molière et sa facilité de mœurs, la grâce enjouée de sa femme, et la bonne humeur de M"^ Marotte, avait, je le répète, fixé la préférence de Corneille pour la troupe du Palais- Royal , au détriment de celle qu'il avait si longtemps patronnée .

Il avait permis à Molière de jouer son Sertonus, concurremment avec les comédiens du Marais ; il lui avait donné son Attila, pensant lui faire un présent magnifique, et il ne lui en avait pas trop voulu quand ce présent , qu'il croyait si beau, était venu à rien par Pinsuccès. Quoiqu'il se dît lui-même que la disgrâce de la pièce avait eu peutêtre un peu pour cause cette maladresse tragique des comédiens de Molière, qui longtemps l'avait éloigné d'eux, il ne leur avait pas moins donné, deux ans après, sa tragédie de Tite et Bérénice ; et enfin, au moment dont nous parlons, il venait de faire pour leur troupe une bonne part de la Psyché, où le principal rôle fut pour la Molière , et un autre assez important, celui d'Aglaure, pour sa chère M^'^ Marotte.

Il l'avait connue à Rouen lorsqu'elle était venue y jouer, entre autres tragédies, VAmalasonte de Quinault, puis dans le genre comique, qu'elle cumulait heureusement avec le tragique, quelques-uns de ces rôles d'égrillarde humeur qui, plus que le reste, lui avaient valu un engagement chez Molière. Corneille, à qui la gaieté ne déplaisait pas, s'était laissé prendre à la sienne , et nous croirions volontiers que « la piquante soubrette, )> dont on nous parlait dernièrement ^, et qui fut honorée par la galanterie de Corneille d'un ou deux sonnets, conservés inédits dans la collection d'un amateur de Rouen, n'était autre que M"^ Marotte. Elle n'était pas d'humeur aussi galante que la plupart des comédiennes de son temps. Robinet, dans sa Gazette rimée, nous

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