‹ Corneille à la butte Saint-RochChapitre 22 sur 105 · Guizot, Corneille et son temps j 1852, in -8, p · texte numérisé non relu

Guizot, Corneille et son temps j 1852, in -8, p

2. La P'meWèïey le Parnasse , ou le Critique des poètes ^ i6jj, inp. 63.

}. Historiettes^ édit. P. Paris, t. VII, p. 172.

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N'ayant pas le patronage du roi , il ne craignit pas de s'adresser à un homme que sa générosité, plus encore que sa fortune, plaçait au dessus de son rang, et qui avait quelque chose de royal par ses libéralités de roi en faveur des lettres. C'est le financier Montauron, esprit beaucoup moins méprisable qu'on ne l'a prétendu , comme pour abaisser d'autant plus Corneille , et qui d'ailleurs avait près de lui , pour se conseiller dans les choses de la littérature , un des hommes qui alors y brillaient le mieux, La Serre, son parent ' . Montauron occupait , menant fort grand train , un hôtel de la rue du Grand-Chantier , qui avait auparavant appartenu au comte d'Elbeuf 2, et tout naturellement il s'était fait le protecteur des comédiens du Marais 3, qui jouaient près de là, dans un ancien jeu de paume de la Vieille rue du Temple. Ce théâtre était, nous l'avons dit, celui que Corneille préféra longtemps ; il n'est donc pas étrange que, cherchant à qui dédier une de ses œuvres, il songeât à l'homme qui patronnait le mieux ses comédiens de prédilection, et que personne d'ailleurs, dans les lettres ou dans les arts, ne dédaignait alors de prendre pour Mécène. La Hire lui avait dédié la Beîhsabée de son père, comme à l'homme le plus noble et le plus illustre , nobilissimo , darissimoque viro, et le président Maynard, à qui jamais, que je sache, on n'en a fait un crime , lui avait adressé , en façon de reconnaissance pour quelques libéralités reçues , un sonnet bien autrement élogieux que la dédicace de Cinna^. Les deux tercets sont surtout intéressants ; les voici : S/, dit le président à Montauron ,

Si la faveur du ciel te donnoit les trésors

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