‹ Corneille à la butte Saint-RochChapitre 32 sur 105 · Loret, Muse historique. 2 janv. 185 j · texte numérisé non relu

Loret, Muse historique. 2 janv. 185 j

2. V. à ce propos un curieux article de M. A. Deville dans le Précis des travaux de l'Académie royale de Rouen pour l'année 1840, p. 276-283.

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elle ne l'était pas. Nous le voyons donc qui recommence à faire des voyages à Paris '. Il ne boude plus la grande ville, comme il faisait en 1654, alors que dans la préface d'une nouvelle édition de ses Œuvres 2, il se targuait très-haut d'être demeuré provincial, et remerciait Dieu de l'avoir fait mauvais courtisan. Maintenant, qu'un palais ou qu'un hôtel un peu hospitalier s'ouvre devant lui, nous pouvons répondre qu'il ne se laissera pas faire violence pour entrer, et qu'il suffira de quelques bonnes paroles soutenues de quelques Jibéralités pour qu'il s'engage vite en de nouvelles entreprises. Or la maison hospitalière s'ouvrit, les bonnes paroles furent dites, les libéralités vinrent, et Corneille fut rengagé. C'est chez le surintendant Fouquet qu'il trouva tout ce que nous venons de dire. En 1653, nous ne l'aurions certes pas espéré. Il était alors, en effet, au plus mal avec l'homme qui avait le plus d'empire sur le surintendant, et dirigeait sans partage son esprit et son goût, nous voulons parler de Pellisson. Corneille avait lu son Histoire de V Académie, qui venait de paraître, et ne s'y trouvant pas traité à son gré, il avait crié bien haut qu'il s'en vengerait ; il avait même promis d'écrire une réfutation 5 . Tout cela ne fut que paroles en l'air, bravades et fumées, qui ne pouvaient tenir longtemps, surtout dans une âme sans fiel comme l'était celle de Corneille. Trois ans après, le pamphlet contre Pellisson n'était pas écrit, et, qui mieux est, Pellisson, devenu son meilleur ami, se faisait son introducteur chez le surintendant.

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