Il y alla le 8 février. V. la Gazette du
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luxes , le monopole de toutes les générosités , il laissait au poëte surpris mieux qu'un remercîment pour témoignage de sa satisfaction : aussi Corneille ne manquait-il pas d'associer dans son Avis au lecteur l'éloge du jeune roi à celui du grand ministre, « surintendant des belles-lettres autant au moins que des finances...» — a Cette tragédie, dit-il, aplu assez au roi pour me faire recevoir de véritables et solides marques de son approbation : je veux dire les libéralités que j'ose nommer des ordres tacites, mais pressants, de consacrer aux divertissements de Sa Majesté ce que l'âge et les vieux travaux m'ont laissé d'esprit et de vigueur. »
Ainsi tout se rassérénait autour du poëte, tout lui revenait à la file : faveur, argent, succès. Que d^autres, ayant moins de courage et de conscience, eussent manqué ce beau regain de fortune! Parmi les poètes du temps, combien, voyant Fouquet si libéral, n'eussent pas trouvé dans cette libéralité une aiguillon de travail et n'eussent pris l'argent que pour avoir mieux encore une raison de ne rien faire ! Combien surtout, tels que Boisrobert, qui, gorgé plus qu'aucun des bienfaits de Fouquet ' , ne les mit à profit pendant sept ans qu'ils durèrent que pour produire sa mauvaise tragédie de Théodore, ou tels que Mairet, dont l'hôtel et le château de Belin furent si longtemps les seuls gîtes ^ ; combien se fussent laissé grassement héberger et n''eussenten échange rien donné à leur Mécène ! Corneille fit le contraire.
Il avait le travail pour loi de sa vie , et la conscience pour règle de son travail. Après que le surintendant l'eut rengagé pour de nouveaux chefs-d'œuvre et enrôlé pour un premier succès en lui donnant le sujet de V Œdipe ^ il ne s'attarda pas dans l'oisiveté de cette bonne maison, il reprit