‹ Corneille à la butte Saint-RochChapitre 42 sur 105 · Victor Cousin, Jacqueline Pascal, je édit., p · texte numérisé non relu

Victor Cousin, Jacqueline Pascal, je édit., p

2. Ils ont été publiés pour la première fois, par M. V. Cousin, dans le Bulletin du Bibliophile, juin 1843, P- 273.

3. Sainte-Beuve, Histoire de Port Royal, t. I, p. 127; II, p. 463.

4. Ce portrait, longtemps oublié, gravé une première fois parThomassin en 1730, puis par Dupin en 1740, et enfin en 1776 par Ficquet, dont la vignette est excellente, se trouve aujourd'hui chez M. le comte d'Osmoy, au château du Plessis, près de Pont-Audemer. Il est venu chez M. d'Osmoy par un legs que lui fit, en 1842, M"ie d'Aneville, qui le tenait ellemême de Mme de Bouville, auparavant M™e de Montigny, chez qui Fon-

pourra-t-il reconnaître cette faveur du peintre ; comment le payera-t-il ? En cette monnaie dont je viens de parler. L'année suivante , V Académie de peinture , dont , comme idée et comme organisation, tout l'honneur revient à Lebrun, fut établie par lettres royales • . Il fallait quelques vers pour fêter cette fameuse fondation : Corneille fit un petit poème de cent^ers environ : la Poésie à la Peinture , en faveur de l^ Académie des peintres illustres^; et il fut quitte.

Lorsqu'il s'était, sous l'inspiration de Fouquet, rengagé pour le théâtre, comme nous l'avons vu plus haut, onavaitcrié bien fort dans le monde de la dévotion , qui le perdait après avoir cru le bien tenir. On l'avait attaqué comme pour une apostasie. Que fit Corneille pour se justifier? Il continua de mener de front sa vie tout édifiante et ses œuvres profanes, prouvant ainsi que rien dans tout cela n'était incompatible. Il alla du même pas faire répéter une tragédie nouvelle et entendre un sermon nouveau; assister aux débuts d'une actrice, et à celui d'un prédicateur; surveiller, par exemple, comme il fit à la fin d'avril 1666, les apprêts de son Agésilas; puiSj quelque temps après , applaudir à la première homélie de l'abbé Tallemant: apportant ici et là, même attention et même langage, sans s'inquiéter s'il félicitait l'acteur en style de Bible et le prédicateur en style de tragédie. Vous n^avez , dit Subligny , rapportant dans sa Muse Dauphine ? les paroles de Corneille au premier sermon du jeune abbé Tallemant :

Vous n'avez entendu jamais rien de charmant

tenelle était mort. V. sur tout cela une notice de M. Heilis, de l'Académie de Rouen, Découverte du portrait de Corneille peint par Ch. Lebrun^ 1848, in-i8.

1. Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des membres de l'Académie de peinture, i854,in 8, t. I, p. 16.

Page 1